L'affaire Bétharram est entrain de faire boule de neige...
"Les voix s'élèvent après l'ouverture d'une information judiciaire dans l'affaire Notre-Dame de Bétharram. D'anciens élèves d'autres d'institutions privées se regroupent en collectifs pour dénoncer les violences qu'ils disent avoir subi pendant leur scolarité.
Elle est depuis plusieurs semaines sur le devant de la scène médiatique et politique. L’affaire Bétharram, qui tire son nom d’un établissement catholique des Pyrénées-Atlantiques où d’anciens élèves affirment avoir été violés, agressés sexuellement et violentés pendant leur scolarité, libère la parole.
"Il y a d’autres Bétharram", prévenait la semaine dernière Alain Esquerre, porte-parole du collectif des victimes de l’institution Notre-Dame de Bétharram. Depuis cette prise de parole, et l'ouverture d'une information judiciaire, d’anciens élèves d’établissements privés se regroupent en collectifs de victimes pour dénoncer des violences, voire des viols au sein d'institutions privées.
• Des viols et des violences dénoncés à Dax
D’anciens élèves du collège privé "Cendrillon" de Dax, dans les Landes, ont dénoncé des violences, des viols, des agressions sexuelles sur les réseaux sociaux. Selon nos confrères d’Ici Gascogne, deux plaintes ont été déposées en 2020 contre l’établissement scolaire, aujourd’hui baptisé "Cité scolaire Saint-Jacques de Compostelle". Elles ont été classées sans suite par la justice en raison de la prescription des faits.
Un ancien étudiant, scolarisé entre 1960 et 1965 au sein de l’institution privée et aujourd'hui âgé de 75 ans, dénonce des agressions sexuelles.
"Pour moi, Cendrillon, c’est une horreur. Un enfermement, un lieu aux sévices corporels, de belles baffes et des tympans crevés", affirme-t-il. Des violences semblables à celles dénoncées par les anciens élèves de Bétharram.
Le frère du septuagénaire, aussi scolarisé à "Cendrillon", affirme de son côté avoir subi des viols. "Ils vous faisaient monter dans leur chambre pour soi-disant se confesser. Et là , ils vous faisaient mettre à genoux, la soutane était ouverte. Ils vous pressaient le sexe."
• Des violences répétées et un tympan percé à Notre-Dame de Garaison
Philippe, un ancien élève de l'école catholique Notre-Dame de Garaison, dans les Hautes-Pyrénées, a récemment créé un "Collectif victimes Notre-Dame de Garaison" sur Facebook pour recueillir les témoignages d'anciens camarades.
Auprès de France info, Philippe indique avoir son tympan gauche crevé depuis la baffe qu'il dit avoir reçue d'un ancien surveillant en chef de l'institution, il y a une quarantaine d'années, en octobre 1987. Il était alors interne au sein de l'établissement scolaire."
https://www.bfmtv.com/police-justice/ap ... 70345.html
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Sœur Emmanuelle
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