Alors qu'il est SI SIMPLE de changer de chaine ..
Perso les courts passages que je fais sur cette chaine me paraissent normal //Comme sur BFM ou LCI ..
J'y vois les mêmes invités ..
Pas vous ?



Non il ne faut pas privatiser le public.Corvo a écrit : ↑29 novembre 2025 12:51 Ça alors quelle surprise !...![]()
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"Complément d'Enquête" sur CNews : et Pascal Praud exulta
Ce matin, un homme était heureux. Il s'appelle Pascal Praud. Il fallait le voir exulter dans sa quotidienne sur CNews, puis sur Europe 1, s'enorgueillir avec les mêmes mots, dupliqués d'une antenne à l'autre - toutes deux possédées par le même homme - du Complément d'enquête sur CNews diffusé la veille sur le service public.
Son angle d'attaque lui a été servi la veille au soir par… l'Arcom. Quelques heures avant la diffusion de cette enquête, annoncée depuis des mois, le gendarme de l'audiovisuel a répondu au Point, affirmant que Reporters Sans Frontières (RSF) s'était planté dans une enquête publiée la veille, où l'ONG - qui maintient ses résultats - affirmait que les règles de pluralisme à l'antenne n'avaient pas été respectées en mars 2025 par CNews. Difficile, au moment où nous écrivons ces lignes, de trier le bon grain de l'ivraie dans cette affaire, mais pour Pascal Praud, la messe est déjà dite.
L'animateur a le tri facile, et sa conclusion est sans appel : l'Arcom a raison, RSF s'est planté et preuve est faite que le travail de Complément d'enquête, qui a pourtant supprimé au dernier moment deux petites minutes de son doc à propos de l'enquête de RSF, est forcément "biaisée", "mal ficelée", "étayée par des données approximatives voire des fake-news". De l'enquête (très) rapide, sans coup de fil ni vérification réelle, comme on aime en produire à la chaîne sur CNews.
Il faut écouter Praud ce matin, au lendemain de la diffusion du doc, pour mesurer combien la machine assemblée par Bolloré est redoutable, et ses animateurs d'une mauvaise foi sans limite. "Sérieusement, hier, c'est un naufrage. Ce qui s'est passé, c'est sidérant. J'ai regardé hier soir. J'avais presque le fou rire. Tu as travaillé pendant 10 mois, il n'y a rien. Vous entendez : RIEN !", dit Praud sur CNews, avant de le répéter quelques minutes plus tard sur Europe 1.
Comme souvent, chez Praud, il y a deux faces. Le bon père de famille, rempli de charité chrétienne et de mansuétude. Encore ce matin sur CNews, à propos des journalistes de Complément d'enquête : "On les salue, ça reste quand même des confrères. On rentre dans la période de Noël, soyons charitables : ce sont de jeunes confrères, ils vont pouvoir peut-être progresser et tirer des leçons de ce qu'ils ont fait."
Mais la charité de Pascal Praud a ses limites. À la fin de son édito, l'animateur pose ainsi cette question : "Il existe là une source d'économie possible. Voilà une question que la prochaine campagne présidentielle posera : faut-il privatiser tout ou une partie du service public ?".
Privatiser le service public, le fantasme de l'extrême droite et du Rassemblement national. Pas plus tard que ce matin, Sarah Knafo, députée Reconquête, compagne d'Éric Zemmour, s'interrogeait elle aussi sur ses réseaux : "Combien a coûté le Complément d'enquête à charge contre CNews ? De quel droit France Télévisions mène-t-il, avec notre argent, une guerre contre une chaîne plébiscitée par les Français ? Est-ce cela, le service public ? Privatisation !".
La même extrême droite qui vient, cette semaine, de diligenter à l'Assemblée une commission chargée d'interroger la "neutralité, le fonctionnement et le financement" des médias du service public, validée en octobre après l'affaire Legrand-Cohen.
https://www.arretsurimages.net/chroniqu ... aud-exulta

Non.scorpion3917 a écrit : ↑29 novembre 2025 13:19
Non il ne faut pas privatiser le public.
Mais les chaînes dîtes publiques remplissent t-elles réellement leur mission de service public ?


Faut surtout commencer par virer la bollosphère de la TNT. Après C8 au tour de CNews pour absence de pluralisme.Victor a écrit : ↑29 novembre 2025 19:01 Il faut réduire très fortement la voilure des média publics.
En réduisant très fortement leur budget.
Et en privatisant un certain nombre de médias publics.
F2 et France Inter devraient être privatisés.
Mais l'on pourrait conserver par exemple France Culture et Arte dans le domaine public.

Bizarre cette manie de vouloir faire taire l'adversaire. Ca me rappelle certains régimes. Pas les plus démocratiques d'ailleurs.UBUROI a écrit : ↑29 novembre 2025 20:12
Faut surtout commencer par virer la bollosphère de la TNT. Après C8 au tour de CNews pour absence de pluralisme.
Merci à RSF d'avoir montré à l'Arcom comment elle devait appliquer la loi.
Pas contente l'Aecom. Je la comprends; dur de se ramasser une gamelle aussi voyante et bruyante.

Faire taire!?papibilou a écrit : ↑29 novembre 2025 20:57Bizarre cette manie de vouloir faire taire l'adversaire. Ca me rappelle certains régimes. Pas les plus démocratiques d'ailleurs.UBUROI a écrit : ↑29 novembre 2025 20:12
Faut surtout commencer par virer la bollosphère de la TNT. Après C8 au tour de CNews pour absence de pluralisme.
Merci à RSF d'avoir montré à l'Arcom comment elle devait appliquer la loi.
Pas contente l'Aecom. Je la comprends; dur de se ramasser une gamelle aussi voyante et bruyante.
UBUROI a écrit : ↑29 novembre 2025 20:12Faut surtout commencer par virer la bollosphère de la TNT. Après C8 au tour de CNews pour absence de pluralisme.Victor a écrit : ↑29 novembre 2025 19:01 Il faut réduire très fortement la voilure des média publics.
En réduisant très fortement leur budget.
Et en privatisant un certain nombre de médias publics.
F2 et France Inter devraient être privatisés.
Mais l'on pourrait conserver par exemple France Culture et Arte dans le domaine public.
Merci à RSF d'avoir montré à l'Arcom comment elle devait appliquer la loi.
Pas contente l'Aecom. Je la comprends; dur de se ramasser une gamelle aussi voyante et bruyante.

Fonck1 a écrit : ↑28 novembre 2025 09:57voyons déjà leurs condamnations que jusqu’à 2022, pour ceux qui ,ne font pas trop de recherches :oups a écrit : ↑28 novembre 2025 09:42 Bon ce ne sont là que les hors d’œuvres , attendons juste que la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public audite les contrats de productions actuels et les evincements passés qui vont avecRappelons nous juste qu’un prédécesseur de Mde Ernotte y avait laisseé sa position et sa crédibilité
mais non mais non....ils sont blancs comme neige....condamnation de 100 000€
CNews - Infographie et propos trompeurs sur l’IVG
Dans l’émission « En quête d’esprit », en février 2024, l’interruption volontaire de grossesse a été présentée comme la « première cause de mortalité dans le monde », en mettant sur le même plan, dans une infographie, ce geste médical, qui est un droit constitutionnel en France, et un décompte des morts du tabac.
Ce qui n'a pas été respecté : obligation d’honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information
mise en garde :
CNews - Publicité clandestine pour un magazine
Dans l’émission « Face à l’info », un chroniqueur et la présentatrice ont fait une promotion appuyée d’une enquête du magazine Livre noir, en montrant et en citant, deux jours d’affilée, sa couverture les 17 et 18 avril 2024.
Ce qui n'a pas été respecté : obligation des éditeurs de services en matière de publicité, de parrainage et de téléachat
Mise en garde :
CNews - Saisine de RSF à propos du respect du pluralisme en mai 2021
L’association Reporters sans frontières (RSF) avait saisi l’Arcom, qui avait alors réfusé d’agir, concernant le traitement univoque de l’information sur CNews en mai 2021. Le Conseil d’Etat a obligé l’Arcom, le 13 février 2024, à réexaminer cette saisine, qui a finalement abouti à une mise en garde de la chaîne.
Ce qui n'a pas été respecté : obligation en matière de pluralisme
sanction pécuniaire 60 000 euros:
CNews - Propos stigmatisant les personnes immigrées
Dans l'émission « La Matinale week-end », en décembre 2023, deux invités ont eu des propos discriminatoires en affirmant, lors d’un débat, que « l’immigration tue », sans provoquer la moindre réaction sur le plateau.
Ce qui n'a pas été respecté : obligation de ne pas inciter à la haine et de ne pas encourager des comportements discriminatoires, obligation de maîtrise de l’antenne
sanction pécuniaire 20 000€
CNews - Propos climatosceptiques de la part d’un invité
Dans l'émission « Punchline été », en août 2023, un invité a contesté l’existence d’un réchauffement climatique dû aux activités humaines, le qualifiant de « mensonge » et d’« escroquerie », imputable à un « complot » destiné à justifier l’intervention de l’Etat, sans provoquer la moindre réaction sur le plateau.
Ce qui n'a pas été respecté : obligation de présentation honnête des questions prêtant à controverse, obligation de maîtrise de l’antenne
sanction pécuniaire 50 000€
CNews - Propos discriminatoires de Geoffroy Lejeune
Dans « L’Heure des pros 2 », en septembre 2023, le directeur de rédaction du JDD, Geoffroy Lejeune, a usé de propos discriminatoires sur le plateau de Pascal Praud en affirmant que l’antisémitisme et la surpopulation carcérale étaient des conséquences de « l’immigration arabo-musulmane ».
Ce qui n'a pas été respecté : obligation de ne pas inciter à la haine et de ne pas encourager les comportements discriminatoires, obligation de maîtrise de l’antenne
Mise en garde:
CNews - Propos établissant un lien entre l’immigration, l’hygiène et les punaises de lit
Dans « L’Heure des pros », l’animateur Pascal Praud a émis l’hypothèse que les punaises de lit seraient apportées par les immigrés qui « n’ont pas les mêmes conditions d’hygiène que ceux qui sont sur le sol de France ».
Ce qui n'a pas été respecté : obligation de ne pas inciter à la haine ni d’encourager les comportements discriminatoires
Santion pécuniaire de 50 000€:
CNews - Présentation faussée d’un sondage
Dans « Face à l’info », en septembre 2023, un classement réalisé par Numbeo sur la dangerosité de la France et de la Ville de Paris a été présenté comme reposant sur des faits établis, alors qu’il résultait d’un simple sondage sans aucune représentativité.
Ce qui n'a pas été respecté : obligation d’honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information, obligation d’expression des différents points de vue
Sanction pécuniaire 1€:
CNews - Interview d’une personne suspectée à tort de l’incendie de la cathédrale de Nantes
Dans « Midi News », en juillet 2020, une personne sortant d’un commissariat a été interviewée et présentée comme le suspect de l’incendie de la cathédrale de Nantes.
Ce qui n'a pas été respecté : obligation d’honnêteté et d’indépendance de l’information
mise en garde:
CNews - Dépassement du temps publicitaire
Pour l’année 2021, CNews a effectué sept dépassements du temps maximal de publicité autorisé.
Ce qui n'a pas été respecté : dépassements du temps maximal de publicité autorisé
Mise en demeure :
CNews - Propos fallacieux d’Ivan Rioufol
Dans « L’Heure des pros 2 », en février 2022, le chroniqueur Ivan Rioufol a affirmé que l’Allemagne nazie avait créé le ghetto de Varsovie pour des raisons sanitaires, sans provoquer de réaction sur le plateau, alors que l’Arcom a rappelé qu’il s’agissait d’un « prétexte visant au regroupement des juifs, première étape de leur extermination ».
Ce qui n'a pas été respecté : obligation d’honnêteté et d’indépendance de l’information
mise en garde:
CNews - Diffusion d’une infographie trompeuse
Dans « L’Heure des pros 2 », en octobre 2021, a été diffusée une visualisation erronée d’un sondage réalisé par l’institut Harris Interactive sur les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle de 2022.
Ce qui n'a pas été respecté : obligation d’honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information
mise en garde:
CNews - Propos problématiques sur une affaire judiciaire en cours
Dans « La Matinale » et « Morandini Live », en juin 2021, des faits incertains faisant l’objet d’une enquête de police ont été présentés sur un mode affirmatif à de multiples reprises, sans aucune prudence ni précaution.
Ce qui n'a pas été respecté : obligation d’honnêteté et d’indépendance de l’information
Mise en garde:
CNews - Propos controversés d’un ancien militaire
Dans « L’Heure des pros », en avril 2021, un ancien officier de l’armée française a tenu des propos problématiques concernant le « délitement » de la France, après qu’une pétition a été signée par des militaires.
Ce qui n'a pas été respecté : obligation d’expression des différents points de vue
Mise en demeure :
CNews - Temps de parole d’un candidat RN non déclaré
Le candidat du Rassemblement national (RN) aux élections régionales Philippe Ballard a été invité dans plusieurs émissions de CNews en mai 2021, lors de la campagne électorale, sans que la chaîne ne déclare l’intégralité de son temps de parole.
Ce qui n'a pas été respecté : obligations en matière de pluralisme politique
Sanction pécuniaire de 200 000€
CNews - Insultes d’Eric Zemmour contre les migrants
Dans « Face à l’info », en septembre 2020, le chroniqueur Eric Zemmour a dit des migrants mineurs isolés qu’ils étaient des « voleurs », des « assassins » et des « violeurs ». La cour correctionnelle de Paris l’a aussi condamné à 10 000 euros d’amende pour ces propos. L’actuel président du parti Reconquête ! a fait appel.
Ce qui n'a pas été respecté : obligation de maîtrise de l’antenne, obligation de ne pas inciter à la haine ni d’encourager les comportements discriminatoires
Mise en demeure:
CNews - Propos controversés d’Eric Zemmour sur la guerre d’Algérie
Dans « Face à l’info », en octobre 2019, le chroniqueur Eric Zemmour a assimilé l’islam à l’islamisme et a évoqué la guerre d’Algérie en affirmant être « du côté du général Bugeaud » (l’un des officiers de la colonisation de l’Algérie, nommé gouverneur général de l’Algérie en 1840), qui, lorsqu’il « arrive en Algérie, (…) commence à massacrer les musulmans et même certains juifs ».
Ce qui n'a pas été respecté : obligation de maîtrise de l’antenne, obligation de ne pas inciter à la haine ni d’encourager les comportements discriminatoires![]()

Fonck1 a écrit : ↑28 novembre 2025 17:14oui ça vole sec en escadrilles sur cette chaineMickey a écrit : ↑28 novembre 2025 14:10 Un soir sur le plateau de C News...
Le présentateur : "Encore un attentat islamique, cette fois à Oleron"
Un intervenant : "Voilà où mène l'immigration massive..."
Un autre intervenant : "Le type s'appelle Jean Guillot"
Le présentateur : "Ah oui...bon on va pas passer deux heures sur un fait divers, la prochaine info concerne un OQTF qui a violé la chienne de Michel Drucker"
Normal, c'est la meilleure chaine d'info.

UBUROI a écrit : ↑29 novembre 2025 02:50Toujours de l'enfumage, mais heureusement je veille!gare au gorille a écrit : ↑29 novembre 2025 01:16
Oui mais ça c'est votre regard sur l'Arcom et ce n'est pas obligatoirement le mien. J'ai trop vu le comportement de l'Arcom face à C8 pour avoir le droit de penser que l'Arcom est avant tout un organisme de censure politique que son président et la plupart des membres dirigeants ont été mis en place par la classe dirigeante et que s'ils se sont montrés empressés de faire du zèle pour faire taire C8, ils n'ont pas du tout la même pression pour taper sur les médias publics.
Quand à RSF c'est une organisation qui est maintenant totalement politisée qui mène un combat politique contre "l'extrême droite" et par ricochet contre la seule chaine de la TNT qui ne roule pas dans le bon sens politique. Ménard l'a très bien expliqué, il avait participé à la fondation de RSF pour défendre dans le monde la liberté d'expression des journalistes et déplore de voir aujourd'hui RSF devenu une organisation militante de la censure journalistique.
RSF serait une ONG qui est maintenant totalement politisée qui mène un combat politique contre "l'extrême droite" et par ricochet contre la seule chaine de la TNT qui ne roule pas dans le bon sens politique.
Ben un peu facile! Car le pluralisme de l'information est hélas attaquée par les pays où règnent des dictatures: Chine, Russie pour les plus visibles, mais dans nos démocraties dites occidentales d'est en ouest, de la Hongrie aux USA, par des partis d'extrême droite qui ont le pouvoir, de Fidesz-MPSZ à MAGA.
C'est une réalité.
En France, le RN n'a pas le pouvoir mais cherche à le conquérir; Vincent BOLLORE a monté un réseau de médias dont le but est de promouvoir l'extrême droite depuis 2022, avec son soutien à la campagne de Zemmour. Depuis, le RN est devenu le parti sponsorisé par la bollosphère.
C'est une réalité.
Et comme RSF lutte contre les atteintes au pluralisme sous toutes ses formes, il s'en prend aux "politiques autoritaristes, dictatoriaux, fachistes et d'extrême droite": il suffit de s'intéresser à RSF un minimum de son temps pour trouver les cibles de cette ONG
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- Nouvelle flambée de violence contre les journalistes en Équateur : RSF exige une enquête approfondie sur l’assassinat de Darwin Baque
RSF condamne l’assassinat du journaliste Darwin Baque, fondateur de Guayaquil al rojo vivo, abattu le 26 novembre 2025 à Guayaquil, dans le sud de l’Équateur.
Mais aussi des satisfecit à certains groupes de presse, comme
- France : le groupe EBRA devient le premier groupe de presse quotidienne régionale à renouveler sa certification JTI
Le cabinet indépendant Bureau Veritas a audité les neuf titres de presse quotidienne régionale du groupe EBRA présents sur 23 départements de l’est de la France. La certification JTI de chacune des marques du groupe est renouvelée pour deux ans.
Pour les sous informés "Journalism Trust Initiative est un dispositif d’autorégulation visant à promouvoir les sources d’informations fiables dans un contexte technologique où des contenus de nature diverse (propagande, publicité, échange d’opinions, journalisme...) sont en concurrence directe.
Voilà pour rappeler la mission de RSF dans le monde et en France.
Quant au sujet de ce forum CNEWS-RSF-ARCOM , l'article du Monde que j'ai commenté envoie dans les cordes le caniche du RN. Suffit d'y retourner.
De plus Libé a sorti de ses rotatives un ChekNews de grande qualité journalistique; puisque vous n'êtes pas abonnés, je vous le mets![]()
https://www.liberation.fr/checknews/com ... 5SOQFIFME/CheckNews «Complément d’enquête» consacré à CNews : RSF s’est-il trompé dans ses chiffres pointant une surreprésentation de l’extrême droite ?
Réservé aux abonnés
L’Arcom conteste les calculs de Reporters sans frontières, mentionnés jeudi 27 novembre sur France 2, mais refuse de communiquer ses données. Les informations de l’ONG semblent cependant davantage complémentaires à celles de l’Arcom que contradictoires.
Pour son étude, Reporters sans frontières a analysé plus de 700 000 bandeaux diffusés sur CNews en mars 2025. (Arthur N. Orchard/Hans Lucas via AFP)
ParLuc Peillon•Jacques Pezet
Publié le 28/11/2025 à 20h20
Les chiffres concernant l’exposition de l’extrême droite sur CNews étaient-ils faux ? Quelques heures avant la diffusion, jeudi 27 novembre au soir, de l’émission Complément d’enquête, consacrée à la très droitière chaîne du groupe Bolloré, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a semblé démentir, dans un article du Point, les conclusions d’une enquête de l’ONG de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF), qui devaient figurer dans le documentaire de France 2. Sur le temps d’antenne accordé aux formations politiques, «nos résultats ne sont pas ceux de RSF», a ensuite résumé l’Arcom auprès de l’AFP, tout en ajoutant n’avoir «pas de doute» sur ses propres calculs.
Cette réaction, publiée un peu moins de six heures avant le début de l’émission, a conduit la rédaction de Complément d’enquête à retirer un extrait de deux minutes, dans lequel RSF présentait son analyse de plus de 700 000 bandeaux (affichés en bas d’écran) diffusés durant le mois de mars 2025 sur les antennes de quatre chaînes d’information en continu.
L’organisation affirmait que CNews contourne les règles du pluralisme de l’Arcom en diffusant des discours de personnalités politiques de gauche la nuit, tout en mettant en avant l’extrême droite aux heures de grande écoute. Auprès du blogueur média Clément Garin et du Parisien, France 2 affirme avoir supprimé la séquence uniquement parce qu’il était techniquement impossible d’ajouter à temps la réaction de l’Arcom. En précisant néanmoins que «tout était vrai».
Que dit le rapport de RSF ?
Si l’analyse de RSF a été coupée du documentaire, ses conclusions ont tout de même été citées par le journaliste Tristan Waleckx, à la fin de l’émission, lors de la confrontation avec Philippe Ballard, député RN, ex-journaliste de LCI et vice-président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, venu commenter le reportage et défendre la ligne de CNews.
Lors de cet échange, Tristan Waleckx a présenté à son invité «l’étude de RSF, dévoilée cette semaine, qui montre que les hommes et les femmes politiques de gauche sont diffusés la nuit sur CNews pendant que les gens dorment, alors que l’extrême droite est diffusée très majoritairement en prime time». «Rien de nouveau sous la lune», a répondu Philippe Ballard, citant les cas de discours de petits candidats comme Philippe Poutou ou François Asselineau.
Pluralisme sur les chaînes d’info en continu : «CNews est la seule chaîne à tricher de manière manifeste»
Cette étude de RSF, intitulée «Pluralisme en France : sur CNews, le grand contournement», a été publiée le 26 novembre. Pour mesurer le pluralisme sur les quatre chaînes française d’information en continu (CNews, BFMTV, France Info et LCI), l’ONG a procédé à une analyse des bandeaux affichés à l’antenne. En prenant une capture d’écran toutes les dix secondes durant tout le mois de mars 2025, l’organisation a constitué un corpus de plus d’un million d’images, vérifié par tests préalables, détection automatique des doublons et contrôles manuels. Chaque capture a ensuite été soumise à une reconnaissance optique de caractères afin d’extraire et regrouper les bandeaux concernant les «sujets» et les «personnes» présentes à l’antenne. RSF a ainsi analysé près de 700 000 bandeaux. Comme le reconnaît l’ONG, cette méthodologie ne permet pas «de donner à la seconde près le temps d’antenne de chaque intervenant», mais elle estime que «la masse de données collectées et leur fréquence assurent une photographie assez précise permettant de savoir qui parle et de quoi on parle».
Les premières données collectées par RSF indiquent que la gauche est la famille politique la plus représentée dans le temps de parole sur CNews. L’ONG compare alors ses chiffres (voir le visuel ci-dessous) avec les temps de parole enregistrés par l’Arcom. Et relève la même tendance : la gauche paraît plus largement exposée que les autres blocs politiques.
L’organisation décide ensuite de creuser et examine qui parle, mais aussi à quelle heure. Elle constate que François Hollande, sans actualité particulière au mois de mars, apparaît comme la troisième personnalité la plus présente à l’écran. La raison ? Des discours de l’ex-président de la République, au son médiocre, sont diffusés en pleine nuit. Idem pour d’autres personnalités de gauche, comme Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel ou Manuel Bompard, qui ont droit à des «tunnels» aux heures où les téléspectateurs dorment.
RSF compare alors l’exposition des différents courants politiques sur les chaînes d’information durant la nuit, entre minuit et 7 heures du matin, et durant les heures de grande écoute, de 7 à 10 heures et de 18 à 21 heures. Selon ses relevés, lorsque l’audience est très faible, «les bandeaux avec des politiques de gauche sont largement surreprésentés», avec 60 % d’entre eux consacrés à des invités de gauche (LFI, PS, PCF, EELV), contre moins de 2 % pour l’extrême droite (RN, Debout La France, l’UDR d’Eric Ciotti, Philippe de Villiers, Reconquête).
A l’inverse, aux heures de «prime time», l’extrême droite représente près de 41 % des bandeaux, contre 15 % pour la gauche. «CNews diffuse de nombreuses personnalités de gauche pendant que les Français dorment et l’extrême droite aux heures de fortes audiences. Ça s’appelle du rattrapage et c’est interdit», conclut RSF, ajoutant que «sur les quatre chaînes d’info, il n’y a que sur CNews où nous avons constaté de tels déséquilibres en mars 2025».
Que dit l’Arcom ?
Dans l’article du Point, publié peu avant l’émission Complément d’enquête, l’Arcom contredit fermement les conclusions de l’ONG. Selon le gendarme de l’audiovisuel, «il n’y a pas de contournements de nos règles de pluralisme sur le mois de mars 2025 et s’il y en avait eu, on les aurait identifiés et on serait intervenus». L’autorité se dit même «un peu tombée des nues sur l’idée selon laquelle les temps de nuit seraient utilisés pour contourner la règle de pluralisme», ajoutant que, même si la loi ne lui impose pas de contrôler heure par heure, elle affirme le faire dans les faits.
L’Arcom observe ainsi que «La France insoumise et le Parti socialiste disposent sur CNews au mois de mars 2025 d’un temps de parole qui est supérieur au poids qu’ils représentent dans le débat public». Pour cela, le gendarme de l’audiovisuel compare le temps de parole accordé en mars au poids politique de ces formations lors des élections. «C’est vrai sur l’ensemble du mois de mars, mais c’est vrai aussi si on neutralise les temps de nuit et qu’on ne s’en tient qu’au temps de jour», poursuit l’Arcom.
L’autorité considère également que RSF surestime le poids des discours nocturnes, à cause de son raisonnement en pourcentage, sans considération du volume horaire. Ce qui revient aussi à contester la méthodologie des bandeaux, qui ne mesurent pas du «temps de parole».
En réponse à ces critiques, RSF a publié un communiqué dans lequel l’ONG dit maintenir «l’intégralité des données et analyses partagées dans son enquête». Et note que l’Arcom «ne fournit aucun chiffre en appui de sa démonstration et n’a manifestement pas de moyen de contrôle effectif en dehors des déclarations des chaînes».
Les calculs de «CheckNews»
Pour rappel, les règles de l’équité dans les médias audiovisuels imposent la représentation suivante du temps d’antenne : un tiers du temps de parole pour l’exécutif, et le reste au prorata du poids de chacune des formations politiques («majorité» comprise) en fonction de leurs résultats électoraux et de leur place dans le débat public.
En mars 2025, selon les chiffres communiqués par CNews à l’Arcom, et recalculés par CheckNews en retirant l’exécutif et en rangeant Philippe de Villiers dans la catégorie «extrême droite» et non dans les «divers droite» comme le fait l’Arcom, on obtient la répartition suivante des principaux blocs politiques, mise en regard de leur poids à l’Assemblée nationale.
D’où il ressort, sur les 70 heures en mars où apparaissent des personnalités politiques sur CNews, que la gauche apparaît comme effectivement surreprésentée sur l’antenne de la chaîne (d’un peu plus de 6 points) comparativement à son poids à l’Assemblée nationale. A l’inverse, la «majorité» présidentielle (-2 points) et l’extrême droite (-3 points) sont un peu sous-représentées.
Mais ces données ne sont pas forcément contradictoires avec celles de RSF, bien que basées sur les bandeaux et non sur le temps de parole effectif. Car ce que dénonce RSF, c’est que les responsables politiques de gauche sont diffusé·es en partie la nuit, tandis que droite et extrême droite bénéficient très majoritairement des horaires en prime time (7h-10h et 18h-21h).
Contactée pour obtenir les données par tranches horaires, afin de voir si la présence des partis politiques en temps d’antenne effectif correspond aux tendances mises en avant par RSF avec sa méthode des bandeaux, sur la nuit, la journée dans son ensemble et les prime time en particulier, l’Arcom nous a opposé une fin de non-recevoir, bloquant ainsi tout travail fin de vérification. Et ce, alors même qu’elle avait assuré au Point disposer de ces informations. L’Arcom, enfin, nous déclare qu’elle n’a pas «émis d’opinion sur les autres éléments rendus publics par RSF».



