«Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
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Once
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
Il faut être bien vigilant sur l'évolution de ce qui se passe en interne dans le RN depuis plusieurs mois :
1) L'affaire semble entendue : Marine le Pen semble céder la place au jeune Bardella qui fait ses armes.
2) Cela entraîne des changements profonds de lignes politique : MLP s'adressait surtout à un électorat des classes sociales moyenne dites "inférieures" : des petits salariés aux revenus modestes vivant surtout dans des petites villes ou dans des zones rurales délaissées. En fait, des gens en attente de réformes sociales de gauche mais que MLP détournait vers le combat contre l'immigration et pour l'identité.
Cela est en train de se terminer : avec des jeunes comme Bardella et Knafo, le RN s'adresse à un électorat plus jeune et plus éduqué qui modifie de plus en plus le profil sociologique de l'électeur du RN. La base populaire est conservée mais le RN touche aussi un électorat de jeunes cadres dynamiques, désormais.
Et c'est là que risque de se poser un problème dans le futur : un problème masqué pour le moment mais qui risque de fissurer l'électorat si le RN parvient un jour au pouvoir avec des leaders comme Bardella et Knafo.
Le virage idéologique à 180 ° accompli par Bardella ces derniers temps est phénoménal : il a compris qu'il ne pourrait pas accéder au pouvoir sans l'aide du grand patronat. Mais que cela ne sera pas sans une politique qui devra se faire en sa faveur aussi : donc un néo libéralisme débridé n'allant pas du tout dans le sens des intérêts de toute une classe populaire - soutien traditionnel du RN et qui aurait besoin de réformes sociales de gauche en fait mais qui est nourrie chaque soir à la soupe de "l'immigration qui serait responsable de tous ses maux" etc..
C'est ce virage que Bardella est en train d'accomplir après avoir mis sur la touche MLP.
En fait, la politique sociale de MLP n'a rien à voir avec la politique néo libérale qui se prépare avec le duo Bardella/ Knafo.
Beaucoup d'électeurs de base qui croyaient aux réformes sociales de MLP ne se rendent pas compte qu'avec la mise à l'écart de MLP, c'est un RN très différent qui est en train de se faire jour : ils seront les cocus de ce virage mais ils ne peuvent pas encore s'en rendre compte tellement la dynamique qui fait monter le RN est forte dans les sondages en ce moment. La force du RN c'est de mêler des électeurs aux intérêts très différents et aux profils très différents dans sa conquête du pouvoir.
Mais si le RN devait parvenir un jour au pouvoir, il devrait sortir de l'ambiguïté : et si c'est la ligne Bardella/Knafo qui devait l'emporter, tout un électorat traditionnel de MLP en attente de réformes sociales se retrouverait cocu.
1) L'affaire semble entendue : Marine le Pen semble céder la place au jeune Bardella qui fait ses armes.
2) Cela entraîne des changements profonds de lignes politique : MLP s'adressait surtout à un électorat des classes sociales moyenne dites "inférieures" : des petits salariés aux revenus modestes vivant surtout dans des petites villes ou dans des zones rurales délaissées. En fait, des gens en attente de réformes sociales de gauche mais que MLP détournait vers le combat contre l'immigration et pour l'identité.
Cela est en train de se terminer : avec des jeunes comme Bardella et Knafo, le RN s'adresse à un électorat plus jeune et plus éduqué qui modifie de plus en plus le profil sociologique de l'électeur du RN. La base populaire est conservée mais le RN touche aussi un électorat de jeunes cadres dynamiques, désormais.
Et c'est là que risque de se poser un problème dans le futur : un problème masqué pour le moment mais qui risque de fissurer l'électorat si le RN parvient un jour au pouvoir avec des leaders comme Bardella et Knafo.
Le virage idéologique à 180 ° accompli par Bardella ces derniers temps est phénoménal : il a compris qu'il ne pourrait pas accéder au pouvoir sans l'aide du grand patronat. Mais que cela ne sera pas sans une politique qui devra se faire en sa faveur aussi : donc un néo libéralisme débridé n'allant pas du tout dans le sens des intérêts de toute une classe populaire - soutien traditionnel du RN et qui aurait besoin de réformes sociales de gauche en fait mais qui est nourrie chaque soir à la soupe de "l'immigration qui serait responsable de tous ses maux" etc..
C'est ce virage que Bardella est en train d'accomplir après avoir mis sur la touche MLP.
En fait, la politique sociale de MLP n'a rien à voir avec la politique néo libérale qui se prépare avec le duo Bardella/ Knafo.
Beaucoup d'électeurs de base qui croyaient aux réformes sociales de MLP ne se rendent pas compte qu'avec la mise à l'écart de MLP, c'est un RN très différent qui est en train de se faire jour : ils seront les cocus de ce virage mais ils ne peuvent pas encore s'en rendre compte tellement la dynamique qui fait monter le RN est forte dans les sondages en ce moment. La force du RN c'est de mêler des électeurs aux intérêts très différents et aux profils très différents dans sa conquête du pouvoir.
Mais si le RN devait parvenir un jour au pouvoir, il devrait sortir de l'ambiguïté : et si c'est la ligne Bardella/Knafo qui devait l'emporter, tout un électorat traditionnel de MLP en attente de réformes sociales se retrouverait cocu.
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
Je l'ai regardé hier sur LCI, c’était le déroulement du programme MLP, c'est toujours dénoncer ci ou ça, mais avec aucune proposition concrète, chiffrée, et pérenne.
C'est vraiment du mistral grand vent !
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
Sauf que la politique pseudo-populaire que prônait le Pen était une construction, pas la pensée profonde de le Pen. C'avait été mis en place par Philippot me semble-t-il afin d'attirer un électorat pléthorique, les classes populaires, vers le RN.
Depuis, et on le voit bien avec notre représentant RN sur ce forum, cet électorat anciennement porté vers la gauche fait ce que fait tout nouveau converti : il entre rapidement dans le fanatisme et compense le fait d'avoir fait ce choix douloureux pour ses convictions de passage à "l'ennemi" par une soutien indéfectible. Qui est renforcé par l'assimilation du reste de l'idéologie du RN, à savoir la xénophobie, qui lui sert de nouvel ancrage envers le RN alors que ça n'entrait pas dans ses priorités il y a encore quelques années.
Donc de nos jours puisque cet électorat populaire est acquis, le RN peut changer de politique économique et prôner ouvertement ce pour quoi il vote depuis toujours : le libéralisme. On a largement documenté les nombreux votes aux assemblées française ou européenne depuis des années dans lesquels le RN vote en faveur du patronat, de la dérégulation de l'économie, contre les intérêts des classes populaires qui ont pourtant rejoint le RN parce qu'ils croyaient que le RN les défendrait. Bardella n'est que la suite logique de la politique du RN, un nouveau revirement à 180° qui n'aura aucune influence sur les votes que le parti recevra.
N'oubliez pas l'histoire de la commission Creel. Pour l'élection américaine de 2016 le président en exercice Woodrow Wilson s'est re-présenté avec un programme prônant principalement la non entrée en guerre des USA pour aider le Royaume Uni et la France, tandis que son adversaire a fait campagne sur le fait d'entrer en guerre. Wilson a été réélu, a redit son engagement pour la neutralité des USA dans la guerre lors de son discours d'investiture, mais vu que cette position n'était géopolitiquement pas tenable il est finalement entrée en guerre malgré une opinion publique largement défavorable. Donc il a mis en place la commission Creel, un organisme de propagande destiné à faire changer l'opinion publique. Et qui a réussi son boulot, sur la base de pubs et de fausses informations, ce qui a motivé le peuple américain à soutenir la guerre en Europe alors qu'il était à la base contre.
Donc convaincre un électeur du RN qu'une politique économique libérale est le mieux alors qu'il a rejoint le RN pour sa politique économique non libérale ne semble pas être si exceptionnel ...
Depuis, et on le voit bien avec notre représentant RN sur ce forum, cet électorat anciennement porté vers la gauche fait ce que fait tout nouveau converti : il entre rapidement dans le fanatisme et compense le fait d'avoir fait ce choix douloureux pour ses convictions de passage à "l'ennemi" par une soutien indéfectible. Qui est renforcé par l'assimilation du reste de l'idéologie du RN, à savoir la xénophobie, qui lui sert de nouvel ancrage envers le RN alors que ça n'entrait pas dans ses priorités il y a encore quelques années.
Donc de nos jours puisque cet électorat populaire est acquis, le RN peut changer de politique économique et prôner ouvertement ce pour quoi il vote depuis toujours : le libéralisme. On a largement documenté les nombreux votes aux assemblées française ou européenne depuis des années dans lesquels le RN vote en faveur du patronat, de la dérégulation de l'économie, contre les intérêts des classes populaires qui ont pourtant rejoint le RN parce qu'ils croyaient que le RN les défendrait. Bardella n'est que la suite logique de la politique du RN, un nouveau revirement à 180° qui n'aura aucune influence sur les votes que le parti recevra.
N'oubliez pas l'histoire de la commission Creel. Pour l'élection américaine de 2016 le président en exercice Woodrow Wilson s'est re-présenté avec un programme prônant principalement la non entrée en guerre des USA pour aider le Royaume Uni et la France, tandis que son adversaire a fait campagne sur le fait d'entrer en guerre. Wilson a été réélu, a redit son engagement pour la neutralité des USA dans la guerre lors de son discours d'investiture, mais vu que cette position n'était géopolitiquement pas tenable il est finalement entrée en guerre malgré une opinion publique largement défavorable. Donc il a mis en place la commission Creel, un organisme de propagande destiné à faire changer l'opinion publique. Et qui a réussi son boulot, sur la base de pubs et de fausses informations, ce qui a motivé le peuple américain à soutenir la guerre en Europe alors qu'il était à la base contre.
Donc convaincre un électeur du RN qu'une politique économique libérale est le mieux alors qu'il a rejoint le RN pour sa politique économique non libérale ne semble pas être si exceptionnel ...
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
@ Once :
Vous évoquez un "virage idéologique à 180 ° accompli par Bardella ces derniers temps" : cette expression est pour le moins exagérée.
Certes, on devine plus ou moins que Bardella n'a pas la même fibre sociale que sa cheffe et qu'il est sur une ligne davantage "libérale conservatrice", mais le virage idéologique reste à confirmer. Par exemple, aux dernières nouvelles, le RN était toujours favorable à l'abrogation de la réforme des retraites, comme la gauche, alors que la Macronie et la droite LR/Reconquête souhaitait son maintien. Rappelons encore que le RN, lors du vote budgétaire à l'Assemblée, a voté avec la gauche pour créer 30 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires.
Par ailleurs, Bardella et Knafo n'ont noué pour l'instant aucune alliance électorale.
Il me semble pour le moins exagéré et prématuré d'évoquer "la politique néo libérale qui se prépare avec le duo Bardella/ Knafo".
@ Mesoke :
En fait, tout va dépendre de savoir quelles sont les motivations des électeurs du RN. Sur leur motivation porte d'abord sur le rejet de l'immigration, avec une envie de dégager les sortants, alors les propositions économiques du RN passeront au second plan, et l'inflexion du RN sur l'économie (si elle est confirmée) n'aura que peu d'impact électoral.
Vous évoquez un "virage idéologique à 180 ° accompli par Bardella ces derniers temps" : cette expression est pour le moins exagérée.
Certes, on devine plus ou moins que Bardella n'a pas la même fibre sociale que sa cheffe et qu'il est sur une ligne davantage "libérale conservatrice", mais le virage idéologique reste à confirmer. Par exemple, aux dernières nouvelles, le RN était toujours favorable à l'abrogation de la réforme des retraites, comme la gauche, alors que la Macronie et la droite LR/Reconquête souhaitait son maintien. Rappelons encore que le RN, lors du vote budgétaire à l'Assemblée, a voté avec la gauche pour créer 30 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires.
Par ailleurs, Bardella et Knafo n'ont noué pour l'instant aucune alliance électorale.
Il me semble pour le moins exagéré et prématuré d'évoquer "la politique néo libérale qui se prépare avec le duo Bardella/ Knafo".
@ Mesoke :
En fait, tout va dépendre de savoir quelles sont les motivations des électeurs du RN. Sur leur motivation porte d'abord sur le rejet de l'immigration, avec une envie de dégager les sortants, alors les propositions économiques du RN passeront au second plan, et l'inflexion du RN sur l'économie (si elle est confirmée) n'aura que peu d'impact électoral.
- Mesoke
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
La réforme des retraites c'est un machin qui aura mille fois plus d'impact sur la vie des gens que sur les finances publiques ou la viabilité des entreprises. C'est donc une stratégie facile à défendre et à faire passer, pour un engouement populaire maximal. Stratégiquement parlant c'est un bon choix de s'y opposer, et ça n'aura que peu d'impact sur les libéraux.
De nos jours tout porte sur le rejet de l'immigration. 90% du discours du RN porte là-dessus, les médias qui veulent faire élire le RN parlent principalement d'immigration, la question économique est accessoire dans le discours actuel du RN. Comme je le disais plus haut le RN n'a plus besoin d'attirer des électeurs en leur faisant miroiter des promesses économiques populaires, ils ont une grosse base d'électeurs fidélisés d'anciens gauchistes, maintenant c'est plus malin pour eux d'essayer d'attirer les droitistes traditionnels. Vu que les LR amorcent tous seuls leur rapprochement avec le RN pour espérer en tirer quelques postes de ministres ça ne sera pas trop compliqué, mais il faut pour ça virer vers le libéralisme économique.
De nos jours tout porte sur le rejet de l'immigration. 90% du discours du RN porte là-dessus, les médias qui veulent faire élire le RN parlent principalement d'immigration, la question économique est accessoire dans le discours actuel du RN. Comme je le disais plus haut le RN n'a plus besoin d'attirer des électeurs en leur faisant miroiter des promesses économiques populaires, ils ont une grosse base d'électeurs fidélisés d'anciens gauchistes, maintenant c'est plus malin pour eux d'essayer d'attirer les droitistes traditionnels. Vu que les LR amorcent tous seuls leur rapprochement avec le RN pour espérer en tirer quelques postes de ministres ça ne sera pas trop compliqué, mais il faut pour ça virer vers le libéralisme économique.
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
Non, elle ne l'est pas. Tout indique qu'une fois arrivé au pouvoir, le RN sera plutôt le parti des riches que celui des bases populaires qui lui auront permis d'accéder au pouvoir.jeandu53 a écrit : 18 décembre 2025 10:27 @ Once :
Vous évoquez un "virage idéologique à 180 ° accompli par Bardella ces derniers temps" : cette expression est pour le moins exagérée.
J'en serais presque à plaindre MLP : c'est elle qui s'est tapé durant 30 ans à faire le sale le boulot pour recréer une base populaire délaissée par le PS mainstream et à la demande de réformes socialess et voilà que ce petit jeune lui rafle la mise sur le poteau d'arrivée en y ajoutant la crème de la crème : un nouveau type d'électorat jeune, dynamique et tout à fiat raccord avec un néo libéralisme. Ce qui fait un peu désordre mais annonce une nouvelle et véritable orientation politique avec Bardella au pouvoir : le RN ne sera plus le parti du petit peuple délaissé mais plutôt celui des riches soutenus par Bolloré et cie.
Cette vidéo est longue mais elle vaut le coup en tant que décryptage des contradictions du RN sur les questions sociales : mon point de vue est qu'avec Bardella s'annonce un changement de ligne directrice.
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
Bardella n'est pas à l'origine de l'orientation actuelle du RN. Il faut remonter à 2017 pour comprendre la stratégie actuelle du parti. Lors de cette présidentielle, MLP avait fait campagne sur une ligne totalement "populiste", souverainiste, violemment anti-UE (elle défendait la sortie de l'euro, il faut s'en souvenir), elle refusait d'être classée à "droite", bref elle s'inspirait des mouvements du même type, style "5 étoiles" en Italie, qui avaient alors le vent en poupe. Le programme économique et social avait été plus ou moins pompé sur la gauche, elle parlait finalement assez peu d'immigration à cette époque. Le résultat a été décevant, malgré sa présence au second tour : un score très en-deça des attentes au premier tour, un débat catastrophique contre Macron qui a montré l'étendue de ses limites et des contradictions du programme, et une défaite très large au second tour.
C'est de là que date la rupture. Depuis cette date, il a été de moins en moins question de promesses sociales, le parti est devenu quasiment l'un des plus pro-européens et défend l'orthodoxie libérale de Bruxelles, les votes au Parlement ont été plus ou moins calqués sur la droite et la macronie. Au fond, le RN d'aujourd'hui est similaire à Renaissance à quasiment 90% : ils refusent de taxer les riches, cherchent des boucs émissaires dans le bas peuple (immigrés, "assistés"...), prônent les baisses d'imposition pour les grandes entreprises, ne souhaitent plus revenir sur la réforme des retraites, ne parlent même plus de l'UE...
Aujourd'hui, l'ambition du RN est tout simplement d'être le parti hégémonique à droite, ce qu'ils sont en passe de réussir. On voit bien qu'ils draguent ouvertement l'électorat LR-macroniste, flattent Sarkozy, ne critiquent d'ailleurs quasiment plus Macron dont ils reprennent l'essentiel de la rhétorique. Cette stratégie peut être très efficace tant que tu n'es pas au pouvoir, puisque tu peux séduire "en même temps" la bourgeoisie de droite, rassurée de se retrouver devant un parti qui défend la pensée unique libérale, et l'électorat populaire anti-immigrés. Mais le plus difficile pour eux, s'ils arrivent au pouvoir, sera de maintenir ce grand écart : les classes populaires, notamment, ne leur pardonneront sûrement pas de renoncer à leurs slogans sur l'immigration (ce qu'ils seront obligés de faire, car ils ce qu'ils proposent ne tient pas la route deux secondes) tout en pourusivant la politique macroniste par ailleurs. Et s'ils perdent des points dans cet électorat, alors ils retomberont à leur niveau "naturel" de 15-20% des voix, permettant à un grand parti de droite classique de ré-émerger.
C'est de là que date la rupture. Depuis cette date, il a été de moins en moins question de promesses sociales, le parti est devenu quasiment l'un des plus pro-européens et défend l'orthodoxie libérale de Bruxelles, les votes au Parlement ont été plus ou moins calqués sur la droite et la macronie. Au fond, le RN d'aujourd'hui est similaire à Renaissance à quasiment 90% : ils refusent de taxer les riches, cherchent des boucs émissaires dans le bas peuple (immigrés, "assistés"...), prônent les baisses d'imposition pour les grandes entreprises, ne souhaitent plus revenir sur la réforme des retraites, ne parlent même plus de l'UE...
Aujourd'hui, l'ambition du RN est tout simplement d'être le parti hégémonique à droite, ce qu'ils sont en passe de réussir. On voit bien qu'ils draguent ouvertement l'électorat LR-macroniste, flattent Sarkozy, ne critiquent d'ailleurs quasiment plus Macron dont ils reprennent l'essentiel de la rhétorique. Cette stratégie peut être très efficace tant que tu n'es pas au pouvoir, puisque tu peux séduire "en même temps" la bourgeoisie de droite, rassurée de se retrouver devant un parti qui défend la pensée unique libérale, et l'électorat populaire anti-immigrés. Mais le plus difficile pour eux, s'ils arrivent au pouvoir, sera de maintenir ce grand écart : les classes populaires, notamment, ne leur pardonneront sûrement pas de renoncer à leurs slogans sur l'immigration (ce qu'ils seront obligés de faire, car ils ce qu'ils proposent ne tient pas la route deux secondes) tout en pourusivant la politique macroniste par ailleurs. Et s'ils perdent des points dans cet électorat, alors ils retomberont à leur niveau "naturel" de 15-20% des voix, permettant à un grand parti de droite classique de ré-émerger.
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
Dans tous les cas, si J. Bardella sera au pouvoir, c'est Bolloré qui commandera en réalité, son jeune 1er ne sera que son pantin.
"La valeur ne dépend pas de la religion, mais de l'amour qui nous fait considérer l'autre comme un frère ou une sœur"
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"Notre vraie nationalité est l'Humanité" Herbert Georges Wells
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
Le parti a souffert d'un manque de crédibilité économique : promesses non financées, incapacité à expliquer les conséquences d'une sortie de l'euro...Kelenner a écrit : 18 décembre 2025 11:49 Bardella n'est pas à l'origine de l'orientation actuelle du RN. Il faut remonter à 2017 pour comprendre la stratégie actuelle du parti. Lors de cette présidentielle, MLP avait fait campagne sur une ligne totalement "populiste", souverainiste, violemment anti-UE (elle défendait la sortie de l'euro, il faut s'en souvenir), elle refusait d'être classée à "droite", bref elle s'inspirait des mouvements du même type, style "5 étoiles" en Italie, qui avaient alors le vent en poupe. Le programme économique et social avait été plus ou moins pompé sur la gauche, elle parlait finalement assez peu d'immigration à cette époque. Le résultat a été décevant, malgré sa présence au second tour : un score très en-deça des attentes au premier tour, un débat catastrophique contre Macron qui a montré l'étendue de ses limites et des contradictions du programme, et une défaite très large au second tour.
C'est de là que date la rupture. Depuis cette date, il a été de moins en moins question de promesses sociales, le parti est devenu quasiment l'un des plus pro-européens et défend l'orthodoxie libérale de Bruxelles, les votes au Parlement ont été plus ou moins calqués sur la droite et la macronie. Au fond, le RN d'aujourd'hui est similaire à Renaissance à quasiment 90% : ils refusent de taxer les riches, cherchent des boucs émissaires dans le bas peuple (immigrés, "assistés"...), prônent les baisses d'imposition pour les grandes entreprises, ne souhaitent plus revenir sur la réforme des retraites, ne parlent même plus de l'UE...
Aujourd'hui, l'ambition du RN est tout simplement d'être le parti hégémonique à droite, ce qu'ils sont en passe de réussir. On voit bien qu'ils draguent ouvertement l'électorat LR-macroniste, flattent Sarkozy, ne critiquent d'ailleurs quasiment plus Macron dont ils reprennent l'essentiel de la rhétorique. Cette stratégie peut être très efficace tant que tu n'es pas au pouvoir, puisque tu peux séduire "en même temps" la bourgeoisie de droite, rassurée de se retrouver devant un parti qui défend la pensée unique libérale, et l'électorat populaire anti-immigrés. Mais le plus difficile pour eux, s'ils arrivent au pouvoir, sera de maintenir ce grand écart : les classes populaires, notamment, ne leur pardonneront sûrement pas de renoncer à leurs slogans sur l'immigration (ce qu'ils seront obligés de faire, car ils ce qu'ils proposent ne tient pas la route deux secondes) tout en pourusivant la politique macroniste par ailleurs. Et s'ils perdent des points dans cet électorat, alors ils retomberont à leur niveau "naturel" de 15-20% des voix, permettant à un grand parti de droite classique de ré-émerger.
Donc MLP a du faire un effort, à la fois pour se dédiaboliser, mais aussi pour se crédibiliser économiquement. Tout cet effort était nécessaire pour rassurer et rassembler un maximum d'électeurs, au-delà de son électorat traditionnel.
Mais je persiste à penser que Bardella, aujourd'hui, marche sur des œufs. Oui, il veut être hégémonique à droite, mais il doit faire attention à ce que son parti ne soit pas perçu comme un parti de droite classique, comme le parti de la bourgeoisie. Sinon, il va forcément faire peur à son électorat populaire : et dans cette hypothèse, si les partis de gauche ne sont pas trop bêtes, ils peuvent même récupérer une partie de cet électorat populaire potentiellement déçu par le RN.
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
Contrairement à toutes les âneries que j'ai pu lire ici, Bardella n'a jamais mis sur la touche Marine Le Pen. Ce sont les juges qui ont mis sur la touche Marine Le Pen croyant ainsi barrer la route au RN conformément aux voeux du syndicat de la magistrature.
Il se trouve que par leur décision judiciaire ils ont involontairement propulsé Bardella en première ligne et qu'i s'en sort brillamment au point d'après les sondages d'opinion d'être en mesure de l'emporter au second tout face à n'importe quel candidat.
Il n'est pas impossible que les juges s'apercevant de leur bourde rectifient le tir en ramenant par exemple l'inéligibilité de Marine Le Pen à 2 ans ce qui permettrait d' éloigner Bardella le suppléant un peu trop trop plébiscité de la candidature.
Pour le reste Bardella s'en est très bien sorti sur LCI, il a démontré qu'il n'a rien d'une coquille vide et je comprends parfaitement que dans les sondages d'opinions il soit aussi haut, tellement loin devant tous ceux qui ont participé au bilan calamiteux de l'état du pays.
Il se trouve que par leur décision judiciaire ils ont involontairement propulsé Bardella en première ligne et qu'i s'en sort brillamment au point d'après les sondages d'opinion d'être en mesure de l'emporter au second tout face à n'importe quel candidat.
Il n'est pas impossible que les juges s'apercevant de leur bourde rectifient le tir en ramenant par exemple l'inéligibilité de Marine Le Pen à 2 ans ce qui permettrait d' éloigner Bardella le suppléant un peu trop trop plébiscité de la candidature.
Pour le reste Bardella s'en est très bien sorti sur LCI, il a démontré qu'il n'a rien d'une coquille vide et je comprends parfaitement que dans les sondages d'opinions il soit aussi haut, tellement loin devant tous ceux qui ont participé au bilan calamiteux de l'état du pays.
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
de toute manière il va finir au tribunal comme sa gourelle, il est poursuivi pour deux affaires je le rappelle.
le truc c'est va t-il s'appliquer ses propres requêtes?
Il me semble que s'il est condamné, il ne devrait pas se présenter.
le truc c'est va t-il s'appliquer ses propres requêtes?
Il me semble que s'il est condamné, il ne devrait pas se présenter.
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
gare au gorille a écrit : 18 décembre 2025 12:59 Contrairement à toutes les âneries que j'ai pu lire ici, Bardella n'a jamais mis sur la touche Marine Le Pen. Ce sont les juges qui ont mis sur la touche Marine Le Pen croyant ainsi barrer la route au RN conformément aux voeux du syndicat de la magistrature.
Parlant d'âneries... Ce ne sont pas les juges, mais MLP elle même, avec sa bande d'autres corrompus, qui s'est mis sur la touche. En tant qu'avocate elle devrait savoir que ce n'est pas bon de détourner des fonds publics.
Accuser les juges de condamner une personne qui a commis des actes condamnables, il faut vraiment être soumis à une croyance absolue qui ne permet plus de voir la réalité en face et qui permet d'accepter qu'une personne se met au-dessus des lois... On n'est plus dans des valeurs démocratiques, là.
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
je ne sais pas où elle trouve toute cette énergie ! 
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
Kabé a écrit : 18 décembre 2025 13:29gare au gorille a écrit : 18 décembre 2025 12:59 Contrairement à toutes les âneries que j'ai pu lire ici, Bardella n'a jamais mis sur la touche Marine Le Pen. Ce sont les juges qui ont mis sur la touche Marine Le Pen croyant ainsi barrer la route au RN conformément aux voeux du syndicat de la magistrature.
Parlant d'âneries... Ce ne sont pas les juges, mais MLP elle même, avec sa bande d'autres corrompus, qui s'est mis sur la touche. En tant qu'avocate elle devrait savoir que ce n'est pas bon de détourner des fonds publics.![]()
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Accuser les juges de condamner une personne qui a commis des actes condamnables, il faut vraiment être soumis à une croyance absolue qui ne permet plus de voir la réalité en face et qui permet d'accepter qu'une personne se met au-dessus des lois... On n'est plus dans des valeurs démocratiques, là.
Ben oui quand il est dit que Bardella a mis Marine Le Pen sur la touche c'est une ânerie. Ce sont les juges qui ont mis MLP sur la touche. L'inéligibilité est une décision des juges, elle n'était en rien obligatoire par rapport aux lois en vigueurs.
Et il faut être soumis à une croyance ou à un aveuglement absolu pour ne pas y voir un désir politique de barrer la route à celle qui était la candidate favorite aux présidentielles.
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Re: «Le cirage de pompes...» : Roselyne Bachelot chambre Jordan Bardella dans «Quelle époque !» sur France 2
gare au gorille a écrit : 18 décembre 2025 13:40Kabé a écrit : 18 décembre 2025 13:29
Parlant d'âneries... Ce ne sont pas les juges, mais MLP elle même, avec sa bande d'autres corrompus, qui s'est mis sur la touche. En tant qu'avocate elle devrait savoir que ce n'est pas bon de détourner des fonds publics.![]()
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Accuser les juges de condamner une personne qui a commis des actes condamnables, il faut vraiment être soumis à une croyance absolue qui ne permet plus de voir la réalité en face et qui permet d'accepter qu'une personne se met au-dessus des lois... On n'est plus dans des valeurs démocratiques, là.
Ben oui quand il est dit que Bardella a mis Marine Le Pen sur la touche c'est une ânerie. Ce sont les juges qui ont mis MLP sur la touche. L'inéligibilité est une décision des juges, elle n'était en rien obligatoire par rapport aux lois en vigueurs.
Et il faut être soumis à une croyance ou à un aveuglement absolu pour ne pas y voir un désir politique de barrer la route à celle qui était la candidate favorite aux présidentielles.
Non, elle n'était pas obligatoire, mais logique vue la ligne de défense de MLP, qui a soutenu de n'avoir rien fait de mal.
Donc, risque de récidive, donc il faut l'écarter de ces possibilités de détourner de fonds public. Mais bon, il n'y a que des idolâtres comme vous qui soutiennent aveuglement une personne qui fraude et qui n'en a même pas honte.