Baisse démographique = moins d'élèves

Actualité hebdo, politique, économie, informations...
Avatar du membre
Kabé
Posteur TOP VIP
Posteur TOP VIP
Messages : 1822
Enregistré le : 06 décembre 2024 15:44
Localisation : ici
A été liké : 1 fois

Re: Baisse démographique = moins d'élèves

Message par Kabé »

papibilou a écrit : 16 janvier 2026 19:00
Kabé a écrit : 16 janvier 2026 16:00
Oh comment je déteste ces raisonnements purement statistico-comptables. Désolé, papibilou (désolé, dans le sens que ce n'est sans doute pas votre seule réflexion), mais j'ai l'impression que vous adoptez ici l'erreur que nos hauts-fonctionnaires ont adopté - notamment dans l'Éducation nationale - depuis des décennies : une logique de comptable.
Vous avez sans doute entendu parler des classes surchargées, du manque d'enseignants au sein de l'EN (et manque de remplaçants), etc... Alors, ajoutons à la réflexion purement statistique et comptable, une réflexion - et sans doute d'abord une analyse - de qualité et de la recherche d'une bonne équilibre entre ambitions et coûts. Aujourd'hui, nos hauts-fonctionnaires ne raisonnent que en termes de comment faire le plus d'économies. Nos politiques sont dictées par "faire des économies" au lieu de faire de la politique, c'est à dire : de faire des choix, dont certains peuvent coûter un peu plus et pour lesquels il faudrait donc faire des sacrifices ailleurs (ou de s'endetter). Chercher des équilibres, au lieu de démanteler à tout va, parce que le ministre des finances nous impose des économies.

Et merde alors ! Pourquoi ce refus bête et stupide de taxer davantage les riches, de taxer davantage les dividendes des actionnaires, etc.
Et merde alors ! Il y a des choix politique à faire, pas uniquement de la comptabilité parce que les statistiques... etc. et merde !

Sinon, j'ai une solution qui n'a qu'une seul caractère de différence : baise démographique = plus d'élèves. :idea:
Les chiffres doivent être utilisés avec précaution. Et pourtant, il faut bien que vous les regardiez pour savoir ou vous en êtes sur vos comptes bancaires.
Le comptable a un énorme défaut: il ne sait pas inventer, il manque d'imagination. Il ne connaît que la réalité. Alors on peut cacher les chiffres mais c'est une excellente manière de se cacher la réalité.
Vous écrivez " Nos politiques sont dictées par "faire des économies" au lieu de faire de la politique, c'est à dire : de faire des choix,...".
Mais c'est exactement l'inverse ! Comment pouvez vous écrire que nos politiques veulent " faire des économies" quand notre pays a pulvérisé son déficit, sa dette et le coût des intérêts ??
Et non, nos politiques se sont précisément moqués de la gestion financière ( bonne pour de vulgaires comptables) et c'est la raison pour laquelle notre pays va si mal. Vous commettez donc une erreur basique en pensant que l'on puisse délaisser la gestion au profit de " choix". Mais vous même faîtes un choix en achetant, non la voiture la plus belle et la plus chère du marché, mais vous avez d'abord regardé vos capacités financières.

Oui, vous avez raison. La réponse est toujours plus complexe et plus compliquée que nous pourrions capter dans nos réponses rapides sur un forum de discussion. Nos politiques, ces derniers temps, n'ont pas fait montre d'une bonne gestion du budget de l'État. Cela dit, nous parlions ici Éducation nationale. Voilà, ce qui me semble relever d'une possible approche politique : réduire, farouchement, tout ce qui est Inspections académiques et la gestion des académies (dans le sens étatique) en général, et laisser beaucoup plus les responsabilités aux établissements. Bien sûr, avec un cadre bien établi au niveau national en ce qui concerne les attentes des programmes et des résultats de l'éducation, mais sans les échelons administratifs intermédiaires peu utiles pour le bon fonctionnement des établissements.

Bref, réduire radicalement les administrations bureaucratiques de l'éducation nationale en faveur des établissements scolaires eux-mêmes. Surtout dans l'EN, j'ai l'impression qu'on peut réduire radicalement le poids du fonctionnariat non-enseignant pour favoriser le poids enseignant. Ça, c'est un choix politique, et c'est un choix qui ne coûte pas forcement plus que ce qu'on dépense à l'EN actuellement.

Par exemple...
papibilou
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 19830
Enregistré le : 25 août 2020 20:42

Re: Baisse démographique = moins d'élèves

Message par papibilou »

Kabé a écrit : 16 janvier 2026 19:31
Oui, vous avez raison. La réponse est toujours plus complexe et plus compliquée que nous pourrions capter dans nos réponses rapides sur un forum de discussion. Nos politiques, ces derniers temps, n'ont pas fait montre d'une bonne gestion du budget de l'État. Cela dit, nous parlions ici Éducation nationale. Voilà, ce qui me semble relever d'une possible approche politique : réduire, farouchement, tout ce qui est Inspections académiques et la gestion des académies (dans le sens étatique) en général, et laisser beaucoup plus les responsabilités aux établissements. Bien sûr, avec un cadre bien établi au niveau national en ce qui concerne les attentes des programmes et des résultats de l'éducation, mais sans les échelons administratifs intermédiaires peu utiles pour le bon fonctionnement des établissements.

Bref, réduire radicalement les administrations bureaucratiques de l'éducation nationale en faveur des établissements scolaires eux-mêmes. Surtout dans l'EN, j'ai l'impression qu'on peut réduire radicalement le poids du fonctionnariat non-enseignant pour favoriser le poids enseignant. Ça, c'est un choix politique, et c'est un choix qui ne coûte pas forcement plus que ce qu'on dépense à l'EN actuellement.
C'est selon moi une excellente idée quand on sait qu'en gros, on a 900 000 enseignants et 300 000 administratifs. Ne pas remplacer un départ sur 2 chez les administratifs serait un bon objectif. Néanmoins, si le nombre d'élèves se réduit ( pensez que l'on est passé de 800 000 enfants par an à 650 000 et il y a de fortes chances que cette baisse s'accentue) on ne pourra faire l'impasse sur une réduction du nombre d'enseignants également. Simplement cette réduction devra se faire d'une manière moins mécanique. Par exemple baisser le nombre d'enseignants du CP quand cette génération 2025 y rentrera en 2030, puis CE1 et ainsi de suite.
Avatar du membre
Kelenner
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 18930
Enregistré le : 05 juin 2013 09:03
A Liké : 1 fois
A été liké : 1 fois

Re: Baisse démographique = moins d'élèves

Message par Kelenner »

papibilou a écrit : 16 janvier 2026 19:45
Kabé a écrit : 16 janvier 2026 19:31
Oui, vous avez raison. La réponse est toujours plus complexe et plus compliquée que nous pourrions capter dans nos réponses rapides sur un forum de discussion. Nos politiques, ces derniers temps, n'ont pas fait montre d'une bonne gestion du budget de l'État. Cela dit, nous parlions ici Éducation nationale. Voilà, ce qui me semble relever d'une possible approche politique : réduire, farouchement, tout ce qui est Inspections académiques et la gestion des académies (dans le sens étatique) en général, et laisser beaucoup plus les responsabilités aux établissements. Bien sûr, avec un cadre bien établi au niveau national en ce qui concerne les attentes des programmes et des résultats de l'éducation, mais sans les échelons administratifs intermédiaires peu utiles pour le bon fonctionnement des établissements.

Bref, réduire radicalement les administrations bureaucratiques de l'éducation nationale en faveur des établissements scolaires eux-mêmes. Surtout dans l'EN, j'ai l'impression qu'on peut réduire radicalement le poids du fonctionnariat non-enseignant pour favoriser le poids enseignant. Ça, c'est un choix politique, et c'est un choix qui ne coûte pas forcement plus que ce qu'on dépense à l'EN actuellement.
C'est selon moi une excellente idée quand on sait qu'en gros, on a 900 000 enseignants et 300 000 administratifs. Ne pas remplacer un départ sur 2 chez les administratifs serait un bon objectif. Néanmoins, si le nombre d'élèves se réduit ( pensez que l'on est passé de 800 000 enfants par an à 650 000 et il y a de fortes chances que cette baisse s'accentue) on ne pourra faire l'impasse sur une réduction du nombre d'enseignants également. Simplement cette réduction devra se faire d'une manière moins mécanique. Par exemple baisser le nombre d'enseignants du CP quand cette génération 2025 y rentrera en 2030, puis CE1 et ainsi de suite.
Ca ne fonctionne pas du tout comme ça. La baisse du nombre d'enseignants est DEJA effective, et 4000 suppressions supplémentaires sont programmées pour 2026. Chaque académie reçoit une dotation globale, et doit fermer des classes en fonction de seuils calculés en nombre global d'élèves, au niveau de chaque école : par exemple, si le seuil fixé est à 24, on ferme des classes là où la moyenne par classe est inférieure. Ce calcul ne tient absolument aucun compte de la répartition des élèves par niveau, qui est du ressort de l'équipe pédagogique qui détermine la structure.

Par ailleurs, tout ceci ne tient pas compte du fait que des milliers de postes sont non pourvus faute de candidats, ce qui crée un décalage entre le nombre théorique d'enseignants et le nombre réel, bien inférieur. Les remplaçants n'existent quasiment plus, de très nombreuses classes n'ont aucun enseignant, parfois pendant des mois.
Avatar du membre
Kabé
Posteur TOP VIP
Posteur TOP VIP
Messages : 1822
Enregistré le : 06 décembre 2024 15:44
Localisation : ici
A été liké : 1 fois

Re: Baisse démographique = moins d'élèves

Message par Kabé »

Kelenner a écrit : 16 janvier 2026 21:14
papibilou a écrit : 16 janvier 2026 19:45
C'est selon moi une excellente idée quand on sait qu'en gros, on a 900 000 enseignants et 300 000 administratifs. Ne pas remplacer un départ sur 2 chez les administratifs serait un bon objectif. Néanmoins, si le nombre d'élèves se réduit ( pensez que l'on est passé de 800 000 enfants par an à 650 000 et il y a de fortes chances que cette baisse s'accentue) on ne pourra faire l'impasse sur une réduction du nombre d'enseignants également. Simplement cette réduction devra se faire d'une manière moins mécanique. Par exemple baisser le nombre d'enseignants du CP quand cette génération 2025 y rentrera en 2030, puis CE1 et ainsi de suite.
Ca ne fonctionne pas du tout comme ça. La baisse du nombre d'enseignants est DEJA effective, et 4000 suppressions supplémentaires sont programmées pour 2026. Chaque académie reçoit une dotation globale, et doit fermer des classes en fonction de seuils calculés en nombre global d'élèves, au niveau de chaque école : par exemple, si le seuil fixé est à 24, on ferme des classes là où la moyenne par classe est inférieure. Ce calcul ne tient absolument aucun compte de la répartition des élèves par niveau, qui est du ressort de l'équipe pédagogique qui détermine la structure.

Par ailleurs, tout ceci ne tient pas compte du fait que des milliers de postes sont non pourvus faute de candidats, ce qui crée un décalage entre le nombre théorique d'enseignants et le nombre réel, bien inférieur. Les remplaçants n'existent quasiment plus, de très nombreuses classes n'ont aucun enseignant, parfois pendant des mois.

Oui, mais là vous parlez de l'état actuel. Nous, nous parlions de ce qui pourrait être une autre/nouvelle politique de l'Éducation nationale. D'une certaine façon, vous ne faites que souligner l'aberration comptable que l'EN impose aux établissements, actuellement. Si on laissait plus de responsabilités aux établissements (et éventuellement aux communes/collectivités concernés, voire à des apports locaux privés...), cela pourrait résoudre beaucoup de problèmes localement qui ne sont pas gérés par l'EN actuellement, parce qu'elle est trop éloignée et trop dans une logique purement comptable (et non pas dans l'intérêt de l'éducation proprement dite).

Libérer des fonds pour l'éducation même en allégeant le poids de l'administration, cela me semble les moindres des efforts à faire pour soutenir l'EN.
papibilou
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 19830
Enregistré le : 25 août 2020 20:42

Re: Baisse démographique = moins d'élèves

Message par papibilou »

Kelenner a écrit : 16 janvier 2026 21:14
Ca ne fonctionne pas du tout comme ça. La baisse du nombre d'enseignants est DEJA effective, et 4000 suppressions supplémentaires sont programmées pour 2026. Chaque académie reçoit une dotation globale, et doit fermer des classes en fonction de seuils calculés en nombre global d'élèves, au niveau de chaque école : par exemple, si le seuil fixé est à 24, on ferme des classes là où la moyenne par classe est inférieure. Ce calcul ne tient absolument aucun compte de la répartition des élèves par niveau, qui est du ressort de l'équipe pédagogique qui détermine la structure.

Par ailleurs, tout ceci ne tient pas compte du fait que des milliers de postes sont non pourvus faute de candidats, ce qui crée un décalage entre le nombre théorique d'enseignants et le nombre réel, bien inférieur. Les remplaçants n'existent quasiment plus, de très nombreuses classes n'ont aucun enseignant, parfois pendant des mois.
Ce n'est pas parce que ça doit logiquement fonctionner comme ça que ça va se faire. Il y avait 5000 enseignants manquants à la rentrée. Ce chiffre n'est plus aujourd'hui que 2500. Quand on parle d'un corps de 900 000 ce chiffre de 2500 est dérisoire.
https://www.maire-info.com/ecole/rentre ... ntr%C3%A9e.

Un autre point, les effectifs remplaçants, contrairement à ce qu'avancent certains sont encore extrêmement importants: 31500 pour le premier degré et 21000 pour le reste.
Répondre

Retourner vers « DISCUSSIONS POLITIQUE - ACTUALITÉ - DÉBATS »