Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

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Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

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:hehe:


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Vive les Latinos! Sans eux pas d'Amérique!
Le 8 février, devant des dizaines de millions de téléspectateurs, le phénomène portoricain du reggaeton assurera le célèbre concert de la mi-temps du Super Bowl. A 31 ans, Bad Bunny est l’un des artistes les plus écoutés au monde. Mais, à l’heure de l’impitoyable chasse aux sans-papiers qui sévit aux Etats-Unis, l’invitation de l’étendard latino à l’une des grands-messes de la société américaine n’a pas manqué de courroucer Donald Trump.
En quelques jours, la rumeur s’est répandue à travers Porto Rico au même rythme intense et saccadé que celui d’un titre de reggaeton. La superstar mondiale de ce genre musical né dans les Caraïbes, Bad Bunny, prévoit-il de surprendre son île natale avec un concert improvisé ?

Jeudi 15 janvier, le Festival de la Calle San Sebastian, grand carnaval organisé chaque année dans la capitale, la vieille ville de San Juan, débute ses quatre jours de fête par une série de concerts, répartis sur trois scènes principales. Dans le programme, une ligne manque : « Une surprise », a simplement annoncé le maire, Miguel Romero Lugo, nourrissant les espoirs du million de visiteurs venus de toute l’île, mais aussi d’Amérique du Sud et des Etats-Unis, pour l’événement.

Déjà, lors de l’édition 2025, plusieurs personnes avaient cru reconnaître les yeux du chanteur derrière une épaisse cagoule portée par un homme, seul au milieu de la foule compacte. Interrogé sur sa présence, le « méchant lapin », dont le nom de scène s’inspire d’une photo de lui enfant, en costume, avait préféré ne rien dire. Joueur, il avait attendu plusieurs jours avant de finir par avouer sa venue en postant sur Instagram un selfie dans la même tenue, au milieu d’une allée bondée de San Juan.

« Je n’ai plus honte de mon identité »
Cette année, le célébrissime performer de 31 ans semble surgir à chaque coin de rue pavée. Ses tubes récents résonnent entre les maisons colorées et les stands des vendeurs ambulants. Tee-shirt à son effigie sur le dos, des festivaliers déambulent coiffés d’un pava, le traditionnel chapeau de paille tressée des paysans portoricains, que Bad Bunny portait lors de ses dernières apparitions sur scène.

A 17 heures précises ce 15 janvier, une grande parade ouvre les festivités : une ribambelle de danseurs déambulent sur des échasses, suivis de défilés en costumes traditionnels, fanfares universitaires et cabezudos, gigantesques têtes en papier mâché à l’effigie de grandes figures locales. Parmi elles, celle de Bad Bunny, cheveux courts bouclés et fine moustache, attire tous les regards. A chacun de ses pas, des spectateurs surexcités l’arrêtent pour prendre une photo ou donner une accolade à la version démesurée de leur idole, comme si elle se trouvait bien là, face à eux.


Pendant le Festival de la Calle San Sebastian, à San Juan. Toutes les photos ont été prises les 14 et 15 janvier 2026. ERIKA P. RODRÍGUEZ POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
Dans la longue rue San Sebastian, qui donne son nom à l’événement, Katherine Nieves, 22 ans, un collier à son prénom autour du cou, n’ose pas croire à l’arrivée impromptue de la star. L’étudiante en médecine, originaire de San Juan et installée dans l’Etat du New Jersey, aux Etats-Unis, croit savoir – à raison – qu’il se trouve déjà à Lima, au Pérou, pour la partie sud-américaine de sa tournée.

Depuis 2017, elle écoute ses chansons « tous les jours », pour se donner du courage avant de prendre son poste de serveuse dans un restaurant de la Côte est, ou pour affronter ses petits moments de déprime. « Sa musique m’aide à me sentir fière de mes origines portoricaines, confie la jeune femme, tout sourire. Maintenant, grâce à Bad Bunny, je n’ai plus honte de mon identité. »

L’espagnol en étendard
Acclamé dans le monde entier, Benito Antonio Martinez Ocasio, dit Bad Bunny, reste avant tout l’icône de Porto Rico. Le petit territoire, cédé à Washington à la fin du XIXe siècle et « Etat libre associé » des Etats-Unis depuis 1952, est souvent décrit comme « la plus vieille colonie du monde » par sa population. Ses 3,2 millions d’habitants bénéficient d’un passeport américain mais n’ont pas de droit de vote aux élections nationales ni représentant élu à Washington.


Lors des festivités de la Calle San Sebastian, devant un portrait de Bad Bunny (à gauche), signé Joabel Ortiz. ERIKA P. RODRÍGUEZ POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
Malgré cette relation complexe et parfois conflictuelle, cette année, les Boricuas, nom donné aux Portoricains nés dans l’archipel, se passionnent pour la finale du championnat de football américain, le Super Bowl, qui se tiendra le 8 février dans le Levi’s Stadium de Santa Clara (Californie). Ils prévoient tous de la regarder, chez eux ou lors de « watch parties » dans des bars, car cette année Bad Bunny est au programme du mythique concert de la mi-temps.

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L’événement est généralement suivi en direct par plus de 100 millions de téléspectateurs à travers la planète. Le Portoricain sera le tout premier artiste à ne chanter qu’en espagnol. Par principe, il a toujours refusé de se produire, ou même de donner des interviews, en anglais. Le vendredi 16 janvier, pour annoncer « l’un des moments les plus importants de sa carrière », nous précise Sujeylee Solá, son attachée de presse, le musicien le plus écouté des plateformes de streaming publie un court clip, où il exécute quelques pas de salsa avec des anonymes de tous les âges, à la fin duquel s’affiche une promesse : « Le monde va danser. »

« Ce spectacle va offrir une exposition inédite à Porto Rico, à l’occasion d’un événement qui représente la quintessence de l’Amérique blanche et traditionnelle », analyse Alberto Laguna, professeur d’études latino-américaines chargé d’un cours sur Bad Bunny à la prestigieuse université Yale (Connecticut).

Pour Trump, « un choix terrible »
Cette dimension symbolique n’a pas échappé aux membres de l’administration américaine, qui ont inondé les plateaux de télévision de leurs réactions outragées. « Il n’y a aucun endroit qui puisse servir de refuge aux personnes qui vivent illégalement dans ce pays. Au Super Bowl comme ailleurs. Nous agirons partout », a commenté Corey Lewandowski, chef de cabinet de la secrétaire à la sécurité intérieure, Kristi Noem, dans une interview donnée au podcasteur d’extrême droite Benny Johnson, le 1er octobre 2025.

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Environ 73 000 personnes supposément sans-papiers sont actuellement détenues dans le pays. Début octobre, sur la chaîne Newsmax, Donald Trump avait dénoncé une décision « ridicule » de la NFL, la puissante ligue de football américain, qui a choisi d’inviter la star : « Je ne sais pas qui il est… Je ne sais pas pourquoi ils font ça, c’est complètement fou. » Le président américain, qui se dit « contre » Bad Bunny, a annoncé fin janvier dans le New York Post qu’il ne se rendra pas au Super Bowl ni à son concert de la mi-temps, condamnant « un choix terrible [qui] ne fait que semer la haine ».

En dehors de cet événement sportif, le chanteur portoricain a préféré renoncer à toutes ses dates aux Etats-Unis de peur de mettre son public en danger. « Cette putain d’ICE pourrait attendre à la sortie [de mes concerts] », s’était-il inquiété dans un entretien donné au magazine i-D, le 10 septembre 2025, en référence aux agents masqués de l’Immigration and Customs Enforcement, la police anti-immigration de l’Etat fédéral américain, qui vise notamment les communautés latinos. Les tensions autour de cette question sont encore montées d’un cran après la mort de Renee Good, le 7 janvier, puis celle d’Alex Pretti, le 24 janvier, à Minneapolis (Minnesota), tous les deux abattus par des officiers fédéraux.

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Comme un pied de nez au président républicain, Bad Bunny avait imaginé une prise de parole fictive, à contre-courant des idées ultraconservatrices de Donald Trump, dans le clip de sa chanson Nuevayol sorti pendant l’été. D’une radio, s’échappait une voix imitant le phrasé trumpien, immédiatement reconnaissable : « Je me suis trompé, je veux m’excuser auprès des immigrés de l’Amérique – je voulais dire “des Etats-Unis”, je sais que l’Amérique est le continent entier. Je veux dire que ce pays n’est rien sans les immigrés. Ce pays n’est rien sans les Mexicains, les Dominicains, les Portoricains, les Colombiens, les Vénézuéliens, les Cubains… »

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« Le monde entier danse sur notre musique »
Dans son huitième et dernier album, Debí tirar más fotos (« j’aurais dû prendre plus de photos »), sorti en janvier 2025, la vedette multirécompensée célèbre cette partie du monde, en mélangeant les références culturelles et les sons de l’Amérique latine et des Caraïbes. Cette succession de tubes aux milliards d’écoutes cumulées entremêle les rythmes classiques du reggaeton, ceux de la latin trap, la cousine sud-américaine du hip-hop, et les compositions folkloriques de Porto Rico comme la plena et la bomba.

Ces deux genres musicaux traditionnels, inventés par des descendants d’esclaves installés sur l’île, à partir de la fin du XVIIe siècle, incluent l’utilisation de panderetas, des petits tambourins, et de güiros, les percussions de la communauté taïno, un peuple autochtone caribéen. La population locale évoque toujours cet album avec une pointe d’euphorie dans la voix.

« Maintenant, le monde entier danse sur notre musique », s’enthousiasme Ernesto Vélez Gandia, 49 ans, avec ses dreads et une machette miniature en pendentif. Croisé dans un bar le long de la côte, ce défenseur des barrières de corail engagé auprès de plusieurs ONG de l’île avoue qu’il parle encore « tout le temps » de ces chansons, sorties il y a un an. Entre deux grandes gorgées de bière, le militant les qualifie de « cadeau » pour toutes les générations de Porto Rico. « Nous n’oublierons jamais ce que Benito a fait pour nous ! »

La fierté des habitants
Loin des clichés regorgeant de plages idylliques et de forêts tropicales, Bad Bunny dévoile, en musique, la réalité de son archipel. Dans le court-métrage d’une douzaine de minutes publié en ligne début janvier 2025 pour accompagner cet album, l’artiste a choisi de faire dialoguer Jacobo Morales, légendaire acteur et réalisateur local de 91 ans, et « Concho »… la version animée d’un crapaud à crête, espèce emblématique de l’île.

A l’écran, les deux personnages partagent leurs regrets de ne pas avoir pris plus de photos de leur lieu de vie avant sa métamorphose. Une canne à la main, le nonagénaire traverse son quartier gentrifié, où l’anglais prime jusque dans sa boulangerie préférée, remplie de jeunes expatriés américains visiblement bien lotis. Il y fait face à une serveuse qui semble ne comprendre ni sa langue, ni sa commande d’une spécialité locale. « Nous sommes encore ici », le rassure tendrement un client portoricain, en espagnol.

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« Cette scène incarne le sentiment d’être pris de haut, que ressentent beaucoup de Portoricains, ici, chez nous », détaille le réalisateur du film, Arí Maniel Cruz, 47 ans, collaborateur régulier de Bad Bunny depuis huit ans, qui nous reçoit dans un studio de montage de Santurce, au centre de San Juan. Le clip visionné plus de 24 millions de fois sur YouTube, a déclenché de vives discussions en ligne sur l’inquiétante augmentation des inégalités sur le territoire. En guise de conclusion, Jacobo Morales et Concho le crapaud, décidés à « préserver leur île et leurs souvenirs », se mettent d’accord pour se photographier sur le porche d’une maison de plain-pied, rose et jaune. Une construction typique de l’architecture portoricaine, qui symbolise dans ce court-métrage la fierté des habitants pour leur mode de vie.

Concerts à domicile
Cette « casita », Benito Antonio Martínez Ocasio l’emporte désormais avec lui, à Porto Rico comme à l’étranger. La cabane, installée sur scène lors de ses tournées, sert autant de décor que de coin VIP où se pressent sportifs, musiciens et artistes de premier plan. « Bad Bunny a utilisé ce lieu pour rassembler toute une scène culturelle », décrit Angel Otero, 45 ans, célèbre peintre portoricain, qui y a été invité en même temps que le couple d’acteurs espagnols Penélope Cruz et Javier Bardem, ou encore Mora, un jeune chanteur portoricain, le 10 août, dans le Colisée de San Juan.


L’ancienne école de Bad Bunny, dans le quartier d’Almirante Sur, à Vega Baja (Porto Rico). ERIKA P. RODRÍGUEZ POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
Cette date faisait partie d’une ambitieuse série de 31 concerts à domicile organisés entre le 11 juillet et le 14 septembre 2025. Intitulée « No me quiero ir de aquí » (« je ne veux pas partir d’ici »), cette résidence inédite a été conçue pour les habitants de l’île. Un tiers de ces dates leur était réservé, avec justificatif de domicile obligatoire pour obtenir des places, vendues à partir de 35 dollars (30 euros). Nord-Américains, Sud-Américains et touristes de passage pouvaient acheter le reste des tickets, dont les prix grimpaient jusqu’à plusieurs centaines de dollars.

En tout, près de 500 000 personnes ont assisté à l’une de ces performances de trois heures, avec danseurs et invités surprise. Selon les estimations de Javier Hernández Acosta, spécialiste de l’industrie culturelle à l’université du Sacré-Cœur de San Juan, cet événement aurait rapporté entre 200 et 400 millions de dollars (entre 171 et 342 millions d’euros) à Porto Rico. Grâce à cette rentrée d’argent, l’agence de notation financière Moody’s a même revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l’année 2025 (de 0,3 à 0,4 %) dans une île marquée par des décennies d’inflation et d’endettement. « Cela vient enfin battre en brèche l’idée que nous serions toujours en difficulté », complète le professeur.

Austérité et premier single
L’ascension de Bad Bunny coïncide avec l’une des pires périodes de crise que Porto Rico ait connue. A la fin des années 2000, le pouvoir politique inflige d’importantes coupes budgétaires à tout le territoire. Pour lutter contre l’endettement rampant de son « Etat libre associé », l’administration du président Barack Obama fait aussi voter la loi Promesa, qui impose une série de mesures d’austérité à partir de 2016. La même année, sur le site de partage de musique SoundCloud, Benito Antonio Martínez Ocasio, fils d’une professeure de collège et d’un mécanicien d’Almirante Sur, un quartier rural et escarpé de Vega Baja, sur la côte nord de l’île, publie son tout premier single, Diles (« dis-leur »).

Chantées sur une rythmique chaloupée, les prouesses sexuelles supposées du jeune homme de 22 ans, étudiant en communication à l’université de Porto Rico à Arecibo vont vite faire le tour de l’archipel. En l’espace de quelques semaines, le jeune phénomène est invité à participer à une compilation sobrement intitulée « Trap Kingz », réunissant des stars du genre, comme Arcángel.


Le chanteur Arcángel. ERIKA P. RODRÍGUEZ POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
« Benito était le premier à ne pas essayer de jouer aux durs », sourit le chanteur aux bras couverts de tatouages, venu célébrer ses vingt ans de carrière et la sortie, le 15 janvier, de son dernier album, La 8va Maravilla (« la huitième merveille »), dans un palace de San Juan. « Avec lui, ça devenait même cool d’aller à l’école et d’avoir des bonnes notes », se souvient-il. Ce style à part attire l’attention de Hear This Music, un label local à la réputation installée, qui signe le jeune homme dans la foulée. Malgré son esprit de sérieux, Benito préfère laisser ses études de côté pour devenir « Bad Bunny ».

« Nous allons bien », hymne portoricain
L’année suivante, en 2017, l’ouragan de catégorie 4 Maria ravage Porto Rico. L’Etat fédéral américain n’envoie pas l’aide nécessaire, et les vents déchaînés, la pluie, les inondations tuent entre 3 000 et 4 500 personnes. Contre les preuves et les faits, Donald Trump, président des Etats-Unis depuis quelques mois seulement, affirme que seules « 6 à 18 personnes » sont mortes dans la tempête.

Au moment du drame, Bad Bunny n’est pas sur place. En tournée en Europe pour la toute première fois, la nouvelle sensation musicale de la scène reggaeton, sans nouvelles de certains de ses proches pendant plusieurs jours, constate l’ampleur des destructions sur un écran de télévision. De retour à Porto Rico peu de temps après l’ouragan, l’artiste loue une maison dans les montagnes, du matériel de studio et enregistre, avec le célèbre producteur Tainy, le morceau Estamos Bien, soit « nous allons bien ». « Si quelqu’un peut le faire, c’est toi/même si l’électricité n’est pas revenue à la maison/ (…) Ne t’inquiète pas, nous allons bien/Avec ou sans billets de 100 », chante-t-il sur une mélodie enjouée.

A rebours du désespoir général, ce titre devient l’un des hymnes de la résilience portoricaine face à la catastrophe. Le 27 septembre 2018, pour ses débuts à la télévision américaine, dans le Tonight Show de Jimmy Fallon, sur NBC, Bad Bunny diffuse des images de Porto Rico battu par les vents. Au micro, face au public, la vedette aux ongles peints et aux petites lunettes rondes dénonce un Donald Trump « dans le déni », alors que l’électricité n’est toujours pas revenue dans certains endroits de l’île, plus d’un an après l’ouragan. « Mais vous savez quoi, estamos bien ! »

« Le goût de la résistance »
Quand la grande majorité des pop stars se soucient souvent de ne pas froisser le public, Bad Bunny assume ses positions politiques. A l’été 2019, il annule même sa tournée européenne pour rentrer à Porto Rico soutenir les manifestations exigeant la démission du gouverneur de l’île, Ricardo Rosselló, issu du Nouveau Parti progressiste (PNP), une formation proche des Etats-Unis au pouvoir sans discontinuer depuis 2008.

Début juillet, des journalistes d’investigation locaux avaient révélé 900 pages d’échanges de textos entre le leader politique et son équipe, qui se moquaient ouvertement des victimes de l’ouragan Maria, et comportaient une flopée de remarques racistes et misogynes. Le chanteur annonce sa venue sur Twitter, le 15 juillet 2019, pour donner rendez-vous « dans la rue » à la jeunesse portoricaine. « Ces gens [du gouvernement] pensent que nous avons peur, et nous allons leur montrer qu’ils ont bien tort ! »

Dans les jours qui suivent, aux côtés d’autres célébrités telles que le chanteur Ricky Martin, Bad Bunny harangue les dizaines de milliers de manifestants dans les rues de San Juan depuis l’arrière d’un pick-up où il brandit le drapeau portoricain, sur fond de reggaeton. Face à la contestation massive, le 2 août, Ricardo Rosselló quitte son poste.

« Benito est devenu l’une des voix du peuple portoricain, à qui il inspire le goût de la résistance », décrit le réalisateur Kacho López Mari, qui a commencé à collaborer avec la star en 2019. Le cinéaste de 50 ans, en chapeau noir et tee-shirt « Decolonize PR » (« décolonisez Porto Rico »), reçoit dans les locaux de sa société de production. Sur les étagères, se superposent les récompenses pour son travail avec les rappeurs Daddy Yankee ou Tego Calderón, et le livre Marcel Duchamp, du poète mexicain Octavio Paz (1914-1998).


Le réalisateur portoricain Kacho López Mari, auteur de nombreux clips de reggaeton, dans ses bureaux, à San Juan. ERIKA P. RODRÍGUEZ POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
Cette légende des clips de reggaeton, petit-fils du célèbre leader indépendantiste portoricain Juan Mari Brás (1927-2010), parle souvent de politique avec Bad Bunny, un sujet « central » dans leur travail. En 2022, les deux hommes ont œuvré ensemble à la mise en images du titre El Apagón (« la panne de courant »), sous la forme d’un documentaire de dix-huit minutes écrit avec la journaliste d’investigation portoricaine Bianca Graulau.

Face caméra, des habitants reviennent sur l’état déplorable des infrastructures électriques de l’île, les expulsions dans certaines zones sinistrées et la privatisation de pans entiers de la côte, rachetés par des investisseurs étrangers après les dégâts causés par l’ouragan Maria. Pour Kacho López Mari, le film dénonce aussi la manière dont les Portoricains ont été élevés dans l’idée qu’ils seraient « petits », qu’ils ne vaudraient pas grand-chose. « Et Benito se bat contre ça. »

Soutien du Parti indépendantiste
Fin 2024, en pleine campagne électorale pour le poste de gouverneur de l’île, la superstar décide de soutenir la candidature de Juan Dalmau Ramírez, le secrétaire général du Parti indépendantiste portoricaine (PIP), opposé au PNP. L’homme politique de 51 ans et le chanteur se rencontrent pour la première fois à New York, en septembre 2024, par le biais de Residente, célèbre rappeur du groupe Calle 13 et ami commun. Ils discutent de politique « mais pas de la campagne », nous assure, jeudi 15 janvier, le leader indépendantiste lors d’un entretien au siège de son parti, au sud de San Juan.


Juan Dalmau Ramírez, candidat indépendantiste aux élections de 2024 pour le poste de gouverneur de Porto Rico, soutenu par le chanteur. ERIKA P. RODRÍGUEZ POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
Dans les semaines suivant cette entrevue, plusieurs grands panneaux publicitaires, sur lesquels on peut lire « Voter pour le PNP, c’est voter pour la corruption », « Ceux qui votent pour le PNP n’aiment pas Porto Rico », ou encore « Mort au PNP », fleurissent à travers Porto Rico. Sur son compte X, suivi par près de 5 millions de personnes, Bad Bunny l’avoue, fin septembre : cet affichage offensif a bien été « payé par Benito Antonio Martinez Ocasio », un Portoricain qui « aime » son île.

Une dizaine de jours avant le vote, avec son profil Instagram, qui n’est abonné à aucun compte, le trentenaire se met à suivre Juan Dalmau. Selon le candidat indépendantiste, grâce à cette marque de soutien publique, reprise dans tous les médias locaux comme si « de l’essence avait été jetée sur un feu », de nombreux jeunes se seraient inscrits sur les listes électorales pour le soutenir.

Lors du « Festival de l’Espoir », le dernier meeting politique du quinquagénaire, l’avant-veille des élections du 5 novembre 2024, environ 50 000 personnes se pressent devant la scène. En coulisses, Bad Bunny explique à Juan Dalmau qu’il n’est pas seulement venu pour chanter mais aussi pour détailler les raisons de son implication et évoquer sa famille. « Je rêve d’un Porto Rico où les jeunes n’auraient plus besoin de partir pour accomplir leurs rêves… Je rêve d’un peuple éclairé qui reconnaîtrait son pouvoir », déclare-t-il, micro en main, avant de chanter Una Velita (« une petite bougie »).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A Porto Rico, le rêve sans cesse contrarié de la création du 51ᵉ Etat américain

Le jour du vote, avec 30,77 % des voix, Juan Dalmau obtient le meilleur score de sa carrière mais seulement la deuxième place de l’élection, malgré le soutien du Portoricain le plus célèbre du monde. « Nous sommes toujours là, nous n’abandonnons pas, poste ce dernier sur les réseaux sociaux, le même jour. Les gens ont changé et ça, vous pouvez le sentir. »

Figure culturelle
En moins de dix ans, Bad Bunny est devenu une figure culturelle incontournable, participant aussi à plusieurs films comme Bullet Train, de David Leitch, aux côtés de Brad Pitt, en 2022, ou, l’année suivante, Cassandro, de Roger Ross Williams, avec Gael García Bernal dans le rôle de Saúl Armendáriz, dit « Cassandro l’Exotique », un lutteur professionnel mexicain. Mais Bad Bunny a surtout transformé Porto Rico et son industrie musicale.

Au lieu de signer dans une major américaine, le chanteur est resté chez Rimas Entertainment, son label portoricain depuis X 100PRE, son premier opus, en 2018. Créée en 2014 par Noah Assad, devenu son manageur, la puissante structure encourage les musiciens indépendants de l’île avec, notamment, « un incubateur pour les jeunes artistes », décrivent Luis Alfredo Del Valle et Raquel Berríos, du duo Buscabulla, dont le dernier disque, Se Amaba Así, vient de sortir. Ils font partie des groupes locaux soutenus par Bad Bunny, qui les a appelés pour participer au titre Andrea, sur l’album Un Verano Sin Ti (« un été sans toi »), en 2022.

« La même année, il était même venu chanter à notre concert, devant 3 000 personnes », sourient les deux artistes. Pour l’enregistrement de Debí Tirar Más Fotos, la star a recruté plusieurs jeunes diplômés de la Escuela Libre de Música (« école libre de musique ») de San Juan et d’autres talents indépendants comme Chuwi, un groupe de l’ouest de l’île qui n’a même pas encore sorti d’album.

Inaccessible
Cet esprit collectif s’arrête aux portes du studio. Ses morceaux, Bad Bunny les compose souvent seul ou avec La Paciencia, son beatmaker attitré, dans des maisons isolées au milieu des montagnes portoricaines. Les musiciens avec lesquels il collabore n’ont presque aucun contrôle sur la manière dont leurs mélodies seront utilisées par la star. « Il m’a fallu attendre la sortie de l’album pour découvrir le titre que j’avais composé », raconte Saox, producteur espagnol installé à Porto Rico, qui a travaillé sur la chanson El Club.

A mesure que sa renommée a grandi, Bad Bunny est devenu inaccessible. En contact avec son équipe depuis plusieurs années, M Le magazine du Monde n’a jamais pu le rencontrer. Et la grande majorité des collaborateurs qui travaillent à ses côtés, danseuses et danseurs inclus, ont signé des accords de confidentialité les empêchant de partager leur expérience publiquement.


Dans un supermarché de Vega Baja où Bad Bunny travaillait durant ses études, lors d’une visite guidée sur les traces de l’artiste. ERIKA P. RODRÍGUEZ POUR M LE MAGAZINE DU MONDE

La plage de Puerto Nuevo, sur laquelle Bad Bunny s’est filmé pour annoncer son concert lors de la mi-temps du Super Bowl. ERIKA P. RODRÍGUEZ POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
Preuve de son niveau de notoriété, à Vega Baja, sa ville natale, la municipalité organise désormais une visite guidée des « lieux-clés » de la vie de Benito Antonio Martínez Ocasio. Sur réservation, des groupes de touristes peuvent découvrir, photos d’archives à l’appui, les divers établissements scolaires du jeune homme, s’arrêter sur le parking de la petite église dans laquelle il a été enfant de chœur, et prendre des photos devant la caisse numéro 10 du supermarché Econo où il travaillait pour payer ses études. « Pour attirer du monde, les boutiques locales, des cafés aux compagnies d’assurance, ont adopté la même police d’écriture que celle de son dernier album », raconte Miguel Garcia, guide touristique de 34 ans chargé du tour.

Sur la route qui serpente à travers les collines verdoyantes où se trouve toujours la petite maison bleue des parents de Benito Antonio Martínez Ocasio, le guide s’arrête près d’un garage désert et désigne l’un de ses murs. Une nouvelle fresque, peinte à la fin de l’année, y représente la star, sur fond jaune. Bad Bunny revient parfois dans sa ville natale, en toute discrétion. Il l’a prouvé, le 28 septembre 2025, avec une première vidéo annonçant son concert de la mi-temps du Super Bowl, face à la mer, au soleil couchant. Les habitants du coin et ses fans ont tout de suite reconnu la plage de Puerto Nuevo, à Vega Baja, l’un des lieux préférés de l’idole portoricaine.

Bad Bunny c'est ça! A fond la sono et une pensée émue pour Trump et son "cabinet"

https://www.google.com/search?q=bad+bun ... ZVcVE,st:0
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par UBUROI »

Ben, ce ne sont pas les symboles qui animent la fibre claviériste des forumeurs!
Rien que le hard :mdr3:
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par UBUROI »

A propos de ce SUPER BOWL du 8 février, en Californie...
franceinfo
Il y a 1 h
#ETATS_UNIS En Californie, Batman exige des mesures contre l'ICE. Un homme vêtu du costume du super-héros a interpellé les élus locaux de Santa Clara, en Californie, pour leur demander des mesures contre la police de l'immigration, qui doit être présente en marge du Super Bowl. La finale du championnat de football américain se tiendra le 8 février dans la ville.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
vivarais
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par vivarais »

Bad Bunny est l’un des artistes les plus écoutés au monde.
Vu la cote de trump ce sont des sourds qui doivent l'écouter :mdr3:
Décidemment çà vole bas dans l'argumentation anti TRUMP ; tout comme celle anti RN (alain souchon :mdr3: )
Instinct de survie ; on s'accroche à ce que le peu
Lorsque j'ai vu le titre de votre sujet j'ai pensé à lui
https://www.bing.com/videos/riverview/r ... ORM=VRDGAR
Les USA créé grâce aux latinos moi je pensais que c'était par çà
https://www.laculturegenerale.com/le-ma ... ique-1620/
Je crois moi que sans les descendants du Mayflower les USA ressembleraient aux autres pays latinos d'amérique
Encore un qui au lieu de dire merci ; crache dans la soupe
Modifié en dernier par vivarais le 30 janvier 2026 16:39, modifié 2 fois.
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Corvo
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par Corvo »

Le coup du lapin :super:

L'an dernier, il a été l'artiste le plus écouté au monde : Bad Bunny. L'artiste de Porto Rico va assurer le spectacle à la mi-temps du Superbowl, dimanche 8 février. Il est ouvertement opposé à la politique de Trump, il est pro migrants, pro LGBT. Sa prestation sera forcément politique.

Rien n'indique que celui ne s'appelait pas encore Bad Bunny a fait une a partie de sa scolarité ici, mais la gardienne de l'école de ce quartier de Vega Baja, ville au coeur de Porto Rico, voit des fans du monde entier passer devant prendre des photos sur les traces de Benito Ocasio Martinez. Alfredo Valquez l'a eu comme élève il y a une vingtaine d'années " Sur le plan académique, il était excellent. Un garçon tranquille. Il était même inscrit au tableau d'honneur" dit l'enseignant qui poursuit : "Il est en train d'être un modèle, une icône de la jeunesse. et nous en sommes fiers".

Non loin de la plage paradisiaque non loin de son quartier d'enfance, une immense peinture murale rend hommage à l'enfant chéri de l'île. Une femme d'une soixantaine d'années s'arrête devant avec une partie de sa famille. "Nous connaissons sa famille et je suis immensément fière de Bad Bunny. C'était un petit jeune qui travaillait dans un supermarché, il emballait les courses. Et petit à petit, il s'est fait tout seul, il a réussi tout seul. Il a capté la jeunesse. C'est son grand succès. En plus de l'amour immodéré qu'il a pour l'île, pour Porto Rico. Son grand succès c'est aussi le fait qu'il soit contre Trump", conclut cette portoricaine qui annonce avec fierté qu'elle ne ratera pas le show du "conejo malo" à la mi-temps du Superbowl.

Tournée mondiale
Son positionnement politique, c'est aussi ce qu'il lui fait franchir les frontières du monde latino. En France, par exemple, quand les billets de ses concerts ont été mises en vente, 500 000 personnes étaient inscrites, du jamais vu chez nous.

Pour lancer sa tournée mondiale, Bad Bunny a assuré 30 concerts chez lui à San Juan, la capitale de Porto Rico. Les dix premières dates étaient réservées aux portoricains et seulement eux ensuite, le monde entier a débarqué, de l'actrice Penelope Cruz à Killian Mbappé. Ces concerts ont fait même explosé l'économie locale, entre 200 et 700 millions de dollars de retombées, selon les différentes études menées.
Sa présence au Superbowl, plus important événement télévisé chaque année, a fait enrager les partisans de Donald Trump. Bad Bunny ne chante qu'en espagnol, il critique la politique actuelle des Etats Unis. Il est pro-migrants, pro LGBT, Il est un symbole de résistance face au courant MAGA, explique la journaliste Ana Teresa Toro : " Ce garçon ne plie pas le genou. Il ne baisse pas la tête. Tout ça respire la dignité.
J'ajouterais que c'est une figure qui dérange parce que "il n’est pas à sa place" pour le pouvoir US. Car sa place est à un niveau inférieur, selon la structure sociale et mentale que le "trumpisme" promeut" explique la reporter qui a écrit dans la presse internationale sur le phénomène Bad Bunny.

https://www.radiofrance.fr/franceinter/ ... 26-8928970
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par UBUROI »

Trump et son idiote n'iront pas au Super Bowl pourtant très porteur pour les "hommes politiques en vue"!
Michel Sardou aurait été à la fête! :hehe:
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par Victor »

Sauf que :
Donald Trump adulé par une célèbre chanteuse : attention, ça va jaser !
Invitée à rejoindre Donald Trump sur scène lors d’un événement donné à Washington, une célèbre chanteuse et rappeuse américaine a publiquement apporté son soutien au président américain, se décrivant comme « sa première fan ».

Mercredi 28 janvier, la chanteuse Nicki Minaj a été invitée à rejoindre Donald Trump sur scène dans le cadre d’un événement consacré au lancement de « comptes Trump », comme le relaie l’AFP. Il s’agit de comptes d’investissements fiscalement avantageux dédiés aux citoyens américains de moins de 18 ans, un projet auquel Nicki Minaj a contribué de façon privée. Lors de sa prise de parole à Washington, la rappeuse a publiquement apporté son soutien au président américain. « Je suis probablement la première fan du président et ça ne va pas changer », a-t-elle déclaré.

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_star ... r-20260129
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par UBUROI »

:mdr3:
Pauvre Nictor! Tu compares Bad Bunny, le roi mondial du streaming à cette râpeuse! 130 millions de spectateurs pour Bad et combien le 28 janvier quand Trump prenait un retour de manivelle à cause de Bovino?
Le Super Bowl de la NFL c'est le sommet du 🏈 !
Et Trump le regardera à la télé avec bobonne.
J'espère qu'ils éviteront de sortir l'ICE ce soir là à Santa Clara.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par latresne »

Trump ,style dictateur a toujours ,actuellement ,la majorité des américains avec lui il en profite.B.Bunny ne pèse qu'une voix.En ce moment y a pas photo.
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par UBUROI »

Un article du Grand continent pour ramener les pommés à la réalité. Article du 30 janvier, incluant l'assassinat d'Alex Pretty.

https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/ ... tats-unis/


:siffle: ben, lui au moins, il est au parfum...
latresne a écrit : 30 janvier 2026 22:39 Trump ,style dictateur a toujours ,actuellement , la majorité des américains avec lui il en profite.B.Bunny ne pèse qu'une voix.En ce moment y a pas photo.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par UBUROI »

Je bois du p'tit lait!, pas vous?
Vous ne suivez pas les actualités artistiques aux USA?
Y a pas que la Star Ac à la sauce ORTF :mdr3:

Ben oui, y avait hier les GRAMMY HAWARDS à Los Angeles. Et savez quoi? Ils ont sacré la bête noire...enfin cuivrée de TACO, le porto ricain BAD BUNNY, prix du meilleur album.

Et lui, comme les autres, s'en sont pris à l'ICE, la milice de Trump, Miller et Noem!
:mdr3:
https://www.lemonde.fr/culture/article/ ... _3246.html

Sonnés par Donald Trump, les artistes commencent à se réveiller. Lors de la cérémonie des Grammy Awards, qui se tenait dimanche 1er février à Los Angeles, en Californie, chanteurs et musiciens se sont élevés contre la politique migratoire de l’administration Trump et, en particulier, contre la police de l’immigration, l’ICE, alors que deux citoyens américains ont été tués par des agents fédéraux à Minneapolis (Minnesota) en janvier. Le plus véhément fut le chanteur portoricain Bad Bunny, qui a réalisé une première en remportant, entre autres, le prix du meilleur album pour une œuvre en espagnol DeBI TiRAR MaS FOToS.

Lire le reportage :
Sur les terres de Bad Bunny, symbole anti-Trump
« Avant de remercier Dieu, je vais dire : dehors ICE ! Nous ne sommes pas des sauvages, nous ne sommes pas des animaux, nous ne sommes pas des étrangers. Nous sommes des êtres humains et nous sommes américains », a déclaré le chanteur en direct pendant la cérémonie diffusée sur CBS (Porto Rico est un territoire américain).


Le ton toutefois n’était pas frontal. « Je sais qu’il est difficile de ne pas haïr ces temps-ci, et je me dis parfois que nous sommes contaminés… La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour. Nous devons être différents. Si nous devons nous battre, faisons-le avec amour. Nous ne les haïssons pas. Nous aimons notre peuple », a déclaré le chanteur, dont on ne sait s’il adoptera un ton aussi militant lors de la soirée du Super Bowl, la finale du championnat de football américain, le 8 février, un événement qui réunit toute l’Amérique, trumpiste comme antitrumpiste.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par Victor »

UBUROI a écrit : 02 février 2026 10:52 Je bois du p'tit lait!, pas vous?
Vous ne suivez pas les actualités artistiques aux USA?
Y a pas que la Star Ac à la sauce ORTF :mdr3:

Ben oui, y avait hier les GRAMMY HAWARDS à Los Angeles. Et savez quoi? Ils ont sacré la bête noire...enfin cuivrée de TACO, le porto ricain BAD BUNNY, prix du meilleur album.

Et lui, comme les autres, s'en sont pris à l'ICE, la milice de Trump, Miller et Noem!
:mdr3:
https://www.lemonde.fr/culture/article/ ... _3246.html

Sonnés par Donald Trump, les artistes commencent à se réveiller. Lors de la cérémonie des Grammy Awards, qui se tenait dimanche 1er février à Los Angeles, en Californie, chanteurs et musiciens se sont élevés contre la politique migratoire de l’administration Trump et, en particulier, contre la police de l’immigration, l’ICE, alors que deux citoyens américains ont été tués par des agents fédéraux à Minneapolis (Minnesota) en janvier. Le plus véhément fut le chanteur portoricain Bad Bunny, qui a réalisé une première en remportant, entre autres, le prix du meilleur album pour une œuvre en espagnol DeBI TiRAR MaS FOToS.

Lire le reportage :
Sur les terres de Bad Bunny, symbole anti-Trump
« Avant de remercier Dieu, je vais dire : dehors ICE ! Nous ne sommes pas des sauvages, nous ne sommes pas des animaux, nous ne sommes pas des étrangers. Nous sommes des êtres humains et nous sommes américains », a déclaré le chanteur en direct pendant la cérémonie diffusée sur CBS (Porto Rico est un territoire américain).


Le ton toutefois n’était pas frontal. « Je sais qu’il est difficile de ne pas haïr ces temps-ci, et je me dis parfois que nous sommes contaminés… La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour. Nous devons être différents. Si nous devons nous battre, faisons-le avec amour. Nous ne les haïssons pas. Nous aimons notre peuple », a déclaré le chanteur, dont on ne sait s’il adoptera un ton aussi militant lors de la soirée du Super Bowl, la finale du championnat de football américain, le 8 février, un événement qui réunit toute l’Amérique, trumpiste comme antitrumpiste.
En fait ils ont les mêmes artistes gauchos à deux balles que chez nous !

J'ai beaucoup apprécié l'interview de Julien Doré qui refuse de donner des leçons à son public.
«Julien Doré refuse de “donner des leçons” : va-t-on en finir avec les “artistes engagés” ?»
https://www.lefigaro.fr/vox/societe/jul ... s-20251231
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par UBUROI »

:icon_clap: Doré a sa place à la kermesse de l'Institution l'Enfant Jésus et ses 33 pensionnaires.
Le super bowl de Clères dans le 76!

On se marre bien ici :hehe:
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par Victor »

UBUROI a écrit : 02 février 2026 15:00 :icon_clap: Doré a sa place à la kermesse de l'Institution l'Enfant Jésus et ses 33 pensionnaires.
Le super bowl de Clères dans le 76!

On se marre bien ici :hehe:
Nous nous sommes de bons français, ubu. Nous défendons la culture française et donc la chanson française.
On ne s'extasie pas, comme un super neuneu américanisé à deux balles devant le premier rappeur à la noix.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Un doigt d'honneur à Trump! BAD BUNNY vedette du super bowl du 8 février

Message par Georges61 »

Victor a écrit : 02 février 2026 16:26
UBUROI a écrit : 02 février 2026 15:00 :icon_clap: Doré a sa place à la kermesse de l'Institution l'Enfant Jésus et ses 33 pensionnaires.
Le super bowl de Clères dans le 76!

On se marre bien ici :hehe:
Nous nous sommes de bons français, ubu. Nous défendons la culture française et donc la chanson française.
On ne s'extasie pas, comme un super neuneu américanisé à deux balles devant le premier rappeur à la noix.
On peut être français sans être pour cela chauvin et xénophobe.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
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