
Procès RN en appel
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Re: Procès RN en appel
Procès RN: l'heure des réquisitions pour Marine Le Pen, qui joue une quatrième candidature à l'Elysée
Publié le : 03/02/2026 - 04:31
Les réquisitions du parquet général contre Marine Le Pen, le RN et dix cadres du parti sont attendues mardi après-midi au procès en appel à Paris des assistants parlementaires européens du Front national, où la leader d'extrême droite joue sa candidature à la présidentielle de 2027.
Après onze jours de débats, les deux avocats généraux ont prévu près de six heures pour, sauf surprise, démontrer la culpabilité des mis en cause de détournement de fonds publics entre 2004 et 2016. En l'espèce, les enveloppes du Parlement européen pour rémunérer les assistants des eurodéputés du Front national (devenu Rassemblement national) dont l'activité n'aurait été qu'au seul bénéfice du parti.
Les deux représentants de l'accusation, Stéphane Madoz-Blanchet et Thierry Ramonatxo, auront ensuite à réclamer des peines à l'endroit de chacun des prévenus.
Le 31 mars, le tribunal correctionnel a condamné Marine Le Pen à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme et 100.000 euros d'amende, et surtout à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.
La cheffe de file de l'extrême droite pourrait concourir à l'élection présidentielle de 2027 à la condition qu'une éventuelle peine d'inéligibilité prononcée contre elle soit inférieure à deux ans et que la cour d'appel, qui rendra sa décision "d'ici l'été", ne la condamne pas au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.
"Grand désordre"
Dans la manche des deux représentants de l'accusation, un dossier qui a mis au jour l'indigence des preuves du travail que les assistants auraient effectué pour leurs élus, par ailleurs lesté de correspondances équivoques, voire accablantes. Marine Le Pen le considère "déséquilibré".
Les débats sur le fond, achevés lundi, ont confirmé le fonctionnement pour le moins chaotique du parti et de ses eurodéputés vis-à-vis de ces "assistants".
Premier à déposer à la barre il y a trois semaines, l'ancien élu Fernand Le Rachinel a expliqué que ces collaborateurs "travaillaient vraiment, mais pas dans les bonnes cases", et que c'était Jean-Marie Le Pen, président du parti jusqu'à ce que sa fille Marine lui succède en 2011, "qui décidait".
Puis l'eurodéputé Nicolas Bay, qui a "reconnu" que son assistant, Timothée Houssin, l'a "aidé" dans ses "activités politiques nationales"; ou le député Julien Odoul, qui a admis "ne pas avoir travaillé" les premiers mois de mandat pour l'eurodéputée Mylène Troszczynski dont il était supposément l'assistant.
Le maire de Perpignan Louis Aliot a lui fait état d'un "grand désordre" dans le parti à l'époque des faits, quand Bruno Gollnisch a consenti qu'il y avait à redire sur cette "organisation" - mais pas "un système", "ça fait délictueux".
"Pas volontaire"
Marine Le Pen a pour sa part dès l'entame du procès contesté toute "intention" de commettre une infraction, protestant de sa "bonne foi" et mettant au passage en cause "l'administration du Parlement européen", selon elle "beaucoup plus coulante" à l'époque, que ce qu'elle est aujourd'hui.
Le 21 janvier, à l'issue de son interrogatoire de treize heures commencé la veille, elle avait résumé: "Est-ce que c'était lié à la désorganisation (du parti)? Peut-être. Est-ce que les uns et les autres ont eu le sentiment de commettre un délit? Je suis convaincue que non. Est-ce que le parti a commis un délit de manière intentionnelle? Je crois que non", et s'"il y a des assistants qui ont fait bénéficier leur force de travail au parti, je ne dis pas que c'était volontaire de leur part".
Mais depuis, la leader d'extrême droite s'interroge sur sa capacité à avoir "cranté", c'est-à-dire imprimé sa marque lors de ce procès. Singulièrement vis-à-vis de ces deux avocats généraux, certes à la courtoisie égale et la parole économe, mais dont elle doute qu'elles emporteront mansuétude.
La triple candidate malheureuse à la présidentielle a assuré qu'elle assisterait aux réquisitions, de même qu'aux plaidoiries des avocats du Parlement européen, mardi matin. "Je boirai le calice jusqu'à la lie", a-t-elle soufflé lundi à plusieurs journalistes.
Elle n'entend en revanche pas reprendre la parole d'ici la fin du procès, le 12 février, après les plaidoiries de la défense.
https://www.france24.com/fr/info-en-con ... lys%C3%A9e
Publié le : 03/02/2026 - 04:31
Les réquisitions du parquet général contre Marine Le Pen, le RN et dix cadres du parti sont attendues mardi après-midi au procès en appel à Paris des assistants parlementaires européens du Front national, où la leader d'extrême droite joue sa candidature à la présidentielle de 2027.
Après onze jours de débats, les deux avocats généraux ont prévu près de six heures pour, sauf surprise, démontrer la culpabilité des mis en cause de détournement de fonds publics entre 2004 et 2016. En l'espèce, les enveloppes du Parlement européen pour rémunérer les assistants des eurodéputés du Front national (devenu Rassemblement national) dont l'activité n'aurait été qu'au seul bénéfice du parti.
Les deux représentants de l'accusation, Stéphane Madoz-Blanchet et Thierry Ramonatxo, auront ensuite à réclamer des peines à l'endroit de chacun des prévenus.
Le 31 mars, le tribunal correctionnel a condamné Marine Le Pen à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme et 100.000 euros d'amende, et surtout à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.
La cheffe de file de l'extrême droite pourrait concourir à l'élection présidentielle de 2027 à la condition qu'une éventuelle peine d'inéligibilité prononcée contre elle soit inférieure à deux ans et que la cour d'appel, qui rendra sa décision "d'ici l'été", ne la condamne pas au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.
"Grand désordre"
Dans la manche des deux représentants de l'accusation, un dossier qui a mis au jour l'indigence des preuves du travail que les assistants auraient effectué pour leurs élus, par ailleurs lesté de correspondances équivoques, voire accablantes. Marine Le Pen le considère "déséquilibré".
Les débats sur le fond, achevés lundi, ont confirmé le fonctionnement pour le moins chaotique du parti et de ses eurodéputés vis-à-vis de ces "assistants".
Premier à déposer à la barre il y a trois semaines, l'ancien élu Fernand Le Rachinel a expliqué que ces collaborateurs "travaillaient vraiment, mais pas dans les bonnes cases", et que c'était Jean-Marie Le Pen, président du parti jusqu'à ce que sa fille Marine lui succède en 2011, "qui décidait".
Puis l'eurodéputé Nicolas Bay, qui a "reconnu" que son assistant, Timothée Houssin, l'a "aidé" dans ses "activités politiques nationales"; ou le député Julien Odoul, qui a admis "ne pas avoir travaillé" les premiers mois de mandat pour l'eurodéputée Mylène Troszczynski dont il était supposément l'assistant.
Le maire de Perpignan Louis Aliot a lui fait état d'un "grand désordre" dans le parti à l'époque des faits, quand Bruno Gollnisch a consenti qu'il y avait à redire sur cette "organisation" - mais pas "un système", "ça fait délictueux".
"Pas volontaire"
Marine Le Pen a pour sa part dès l'entame du procès contesté toute "intention" de commettre une infraction, protestant de sa "bonne foi" et mettant au passage en cause "l'administration du Parlement européen", selon elle "beaucoup plus coulante" à l'époque, que ce qu'elle est aujourd'hui.
Le 21 janvier, à l'issue de son interrogatoire de treize heures commencé la veille, elle avait résumé: "Est-ce que c'était lié à la désorganisation (du parti)? Peut-être. Est-ce que les uns et les autres ont eu le sentiment de commettre un délit? Je suis convaincue que non. Est-ce que le parti a commis un délit de manière intentionnelle? Je crois que non", et s'"il y a des assistants qui ont fait bénéficier leur force de travail au parti, je ne dis pas que c'était volontaire de leur part".
Mais depuis, la leader d'extrême droite s'interroge sur sa capacité à avoir "cranté", c'est-à-dire imprimé sa marque lors de ce procès. Singulièrement vis-à-vis de ces deux avocats généraux, certes à la courtoisie égale et la parole économe, mais dont elle doute qu'elles emporteront mansuétude.
La triple candidate malheureuse à la présidentielle a assuré qu'elle assisterait aux réquisitions, de même qu'aux plaidoiries des avocats du Parlement européen, mardi matin. "Je boirai le calice jusqu'à la lie", a-t-elle soufflé lundi à plusieurs journalistes.
Elle n'entend en revanche pas reprendre la parole d'ici la fin du procès, le 12 février, après les plaidoiries de la défense.
https://www.france24.com/fr/info-en-con ... lys%C3%A9e
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Re: Procès RN en appel
Très très inquiétant, chers populistes!...Ben oui, on a là ce qui se ferait de mieux en "gestionnaires de la France"!
Et ces "prétendus élites" ne sont que des "présumés délinquants financiers"...mais savez-vous quoi?...par ignorance du fonctionnement de l'institution européenne.
Ben dites donc, chers populistes, en bref, vous élisez soit des crasses soit des truands. Mais des truands...crasses car ils se sont faits choper la main dans le sac, comme de la vulgaire racaille.
Attendons la juste sentence républicaine.
Et ces "prétendus élites" ne sont que des "présumés délinquants financiers"...mais savez-vous quoi?...par ignorance du fonctionnement de l'institution européenne.
Ben dites donc, chers populistes, en bref, vous élisez soit des crasses soit des truands. Mais des truands...crasses car ils se sont faits choper la main dans le sac, comme de la vulgaire racaille.
Attendons la juste sentence républicaine.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Procès RN en appel
j'adore le "on a pas fait exprès de ne pas respecter la loi", euh...mais elle ne se dit pas avocate?
le pire c'est qu'elle a été prévenue....quel foutage de gueule.
le pire c'est qu'elle a été prévenue....quel foutage de gueule.
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)
“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
Romain Gary De Romain Gary
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Patchouli38
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Re: Procès RN en appel
Marine Le Pen et ses complices ont tenté de renverser la situation en prenant la posture de victimes innocentes n'ayant rien fait de mal. S'il y a eu fraude, c'est de manière non intentionnelle. De plus, c'est la faute du Parlement européen car il n'a pas vérifié les dossiers transmis.
Sauf que cette posture est mise à mal par les défenses lunaires des accusés, incapable de prouver le moindre travail parlementaire. Et par l'attitude désinvolte de Marine Le Pen face aux mails accablants et qui justifiera une possible jalousie des auteurs des écrits.
Dans tous les cas, la Cour n'a, apparemment, pas été convaincue de l'innocence des accusés.
Maintenant, les réquisitions vont-elles être plus sévères qu'en première instance, ou non ?
Sauf que cette posture est mise à mal par les défenses lunaires des accusés, incapable de prouver le moindre travail parlementaire. Et par l'attitude désinvolte de Marine Le Pen face aux mails accablants et qui justifiera une possible jalousie des auteurs des écrits.
Dans tous les cas, la Cour n'a, apparemment, pas été convaincue de l'innocence des accusés.
Maintenant, les réquisitions vont-elles être plus sévères qu'en première instance, ou non ?
"La valeur ne dépend pas de la religion, mais de l'amour qui nous fait considérer l'autre comme un frère ou une sœur"
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Re: Procès RN en appel
prions que :oui ,,, en plus c'est une procédure en appel (qui n'a assez duré,,, le citoyen est impatient de les voir rendre des comptes)Patchouli38 a écrit : 03 février 2026 08:42 Marine Le Pen et ses complices ont tenté de renverser la situation en prenant la posture de victimes innocentes n'ayant rien fait de mal. S'il y a eu fraude, c'est de manière non intentionnelle. De plus, c'est la faute du Parlement européen car il n'a pas vérifié les dossiers transmis.
Sauf que cette posture est mise à mal par les défenses lunaires des accusés, incapable de prouver le moindre travail parlementaire. Et par l'attitude désinvolte de Marine Le Pen face aux mails accablants et qui justifiera une possible jalousie des auteurs des écrits.
Dans tous les cas, la Cour n'a, apparemment, pas été convaincue de l'innocence des accusés.
Maintenant, les réquisitions vont-elles être plus sévères qu'en première instance, ou non ?
il est grand temps de désencombrer les tribunaux de leurs salamalecs pour faire place aux cas de Jordan le faussaire
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Re: Procès RN en appel
Si elle obtient une peine inférieur, c'est que les juges ne sont pas rancuniers compte tenu des quantités d'insultes qu'ont déversé sur eux les accusés et leurs supporters.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
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Patchouli38
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Re: Procès RN en appel
"Procès en appel de Marine Le Pen : un bon score à la présidentielle ne vaut pas un totem d’immunité
Au moment des réquisitions dans l’affaire des assistants fictifs du RN, la possible inéligibilité de Marine Le Pen relance le débat sur le "pouvoir des juges". Les magistrats ne font, pourtant, qu’appliquer des lois qu’ils ne décident pas.
Au procès en appel des assistants fictifs du RN, c’est l’heure des réquisitions, mardi 3 février. Marine Le Pen, condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité, pourrait être empêchée de concourir en 2027. Au vu de l’enjeu électoral, le pouvoir des juges n’est-il pas démesuré ? C’est l’accusation ressassée par les dirigeants du RN et répétée, lundi encore, par le président du parti d’extrême droite, Jordan Bardella. Selon lui, "beaucoup de Français ne comprendraient pas" qu’on les prive de la candidate "qui est donnée gagnante de l’élection présidentielle". Début janvier, il jugeait même qu’une peine d’inéligibilité "serait profondément inquiétante pour la démocratie", qui "suppose le libre choix du peuple, sans entrave ni acte de déloyauté".
L’argument est spécieux à plus d’un titre. D’abord parce qu’il piétine le principe d’égalité de tous les citoyens devant la loi, qui "doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse", rappelle la Déclaration des droits de l’homme. Est-ce qu’un candidat serait coupable, forcément coupable à 5% d’intentions de vote, et intouchable à 30% ? Un bon score ne vaut pas totem d’immunité. Et puis, opposer deux légitimités, celle du vote et celle de la justice, c’est commettre un contresens sur la nature même de notre démocratie, assise sur la séparation des pouvoirs.
Des lois votées par les élus
Les magistrats rendent leurs décisions au nom du "peuple français", et non pas contre lui. Ils ne font qu’appliquer des lois qu’ils ne décident pas. Ce sont les élus du peuple qui les élaborent et les votent. Et c’est justement pour satisfaire leurs électeurs que les parlementaires n’ont cessé, depuis 30 ans, d’alourdir les sanctions contre les responsables politiques fautifs, en particulier les peines d’inéligibilité, qui se sont banalisées. Songez qu’en 2013, Marine Le Pen prônait carrément l’inéligibilité à vie des élus condamnés pour détournement de fonds publics, soit précisément le délit qui lui est reproché dans l’affaire des assistants fictifs du RN.
S’ils écartent Marine Le Pen, les juges influeraient sur le cours de la présidentielle, c’est vrai. Certains, à droite, les accusent, par exemple, d’avoir faussé le scrutin de 2017 en mettant en examen François Fillon en pleine campagne. L’argument est parfaitement réversible. Car, depuis, François Fillon a été définitivement condamné à quatre ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs de son épouse. S’il avait été élu, il aurait bénéficié de l’immunité présidentielle. Alors, est-il préférable que les juges continuent d’exercer leur mission, même à l’approche d’un scrutin, ou qu’ils laissent un candidat, ou une candidate coupable, devenir chef de l’État et se réfugier à l’Élysée, hors de portée de la justice, pendant cinq ou dix ans ?"
https://www.franceinfo.fr/replay-radio/ ... 52994.html
Au moment des réquisitions dans l’affaire des assistants fictifs du RN, la possible inéligibilité de Marine Le Pen relance le débat sur le "pouvoir des juges". Les magistrats ne font, pourtant, qu’appliquer des lois qu’ils ne décident pas.
Au procès en appel des assistants fictifs du RN, c’est l’heure des réquisitions, mardi 3 février. Marine Le Pen, condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité, pourrait être empêchée de concourir en 2027. Au vu de l’enjeu électoral, le pouvoir des juges n’est-il pas démesuré ? C’est l’accusation ressassée par les dirigeants du RN et répétée, lundi encore, par le président du parti d’extrême droite, Jordan Bardella. Selon lui, "beaucoup de Français ne comprendraient pas" qu’on les prive de la candidate "qui est donnée gagnante de l’élection présidentielle". Début janvier, il jugeait même qu’une peine d’inéligibilité "serait profondément inquiétante pour la démocratie", qui "suppose le libre choix du peuple, sans entrave ni acte de déloyauté".
L’argument est spécieux à plus d’un titre. D’abord parce qu’il piétine le principe d’égalité de tous les citoyens devant la loi, qui "doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse", rappelle la Déclaration des droits de l’homme. Est-ce qu’un candidat serait coupable, forcément coupable à 5% d’intentions de vote, et intouchable à 30% ? Un bon score ne vaut pas totem d’immunité. Et puis, opposer deux légitimités, celle du vote et celle de la justice, c’est commettre un contresens sur la nature même de notre démocratie, assise sur la séparation des pouvoirs.
Des lois votées par les élus
Les magistrats rendent leurs décisions au nom du "peuple français", et non pas contre lui. Ils ne font qu’appliquer des lois qu’ils ne décident pas. Ce sont les élus du peuple qui les élaborent et les votent. Et c’est justement pour satisfaire leurs électeurs que les parlementaires n’ont cessé, depuis 30 ans, d’alourdir les sanctions contre les responsables politiques fautifs, en particulier les peines d’inéligibilité, qui se sont banalisées. Songez qu’en 2013, Marine Le Pen prônait carrément l’inéligibilité à vie des élus condamnés pour détournement de fonds publics, soit précisément le délit qui lui est reproché dans l’affaire des assistants fictifs du RN.
S’ils écartent Marine Le Pen, les juges influeraient sur le cours de la présidentielle, c’est vrai. Certains, à droite, les accusent, par exemple, d’avoir faussé le scrutin de 2017 en mettant en examen François Fillon en pleine campagne. L’argument est parfaitement réversible. Car, depuis, François Fillon a été définitivement condamné à quatre ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs de son épouse. S’il avait été élu, il aurait bénéficié de l’immunité présidentielle. Alors, est-il préférable que les juges continuent d’exercer leur mission, même à l’approche d’un scrutin, ou qu’ils laissent un candidat, ou une candidate coupable, devenir chef de l’État et se réfugier à l’Élysée, hors de portée de la justice, pendant cinq ou dix ans ?"
https://www.franceinfo.fr/replay-radio/ ... 52994.html
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Re: Procès RN en appel
Procès en appel de Marine Le Pen : "La confiance des citoyens a été trahie pendant des années et pour plusieurs millions d'euros", plaide l'avocat du Parlement européen
En trois semaines d'audience, les prévenus qui ont défilé à la barre ne se sont pas toujours montrés convaincants. Quant à la cheffe de file du parti d'extrême droite, qui joue son avenir politique, elle a tenté de plaider sa "bonne foi".
Ce qu'il faut savoir
Une peine d'inéligibilité sera-t-elle réclamée contre Marine Le Pen, comme en première instance ? La cheffe de file des députés du Rassemblement national (RN), anciennement Front national (FN), le saura mardi 3 février, dans l'après-midi, alors qu'elle est jugée devant la cour d'appel de Paris, dans l'affaire des assistants parlementaires européens de son parti.
Mardi matin, les deux avocats du Parlement européen, seule partie civile dans ce dossier, ont plaidé. Patrick Maisonneuve a d'abord dénoncé les réactions politiques qui ont suivi la condamnation de Marine Le Pen et des cadres du RN, lors du premier procès. "Cela a été véritablement une mise en cause des juges", a déploré l'avocat. "On reproche aux magistrats de ce pays d'appliquer la loi que [les politiques] ont votée eux-mêmes", a rétorqué Patrick Maisonneuve. L'avocat a conclu sur "la confiance des citoyens" placée dans les eurodéputés, qui existe "parce qu'ils sont élus au suffrage universel". "Cette confiance a été trahie pendant des années et pour plusieurs millions d'euros", a-t-il plaidé. Suivez notre direct.
• Un réquisitoire à deux voix. Après les plaidoiries des avocats du Parlement européen, seule partie civile, c'est au tour du ministère public de requérir. Les avocats généraux, Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet, prennent la parole tour à tour. Selon nos informations, leur réquisitoire devrait durer environ cinq heures. A partir de mercredi, les avocats de la défense se succéderont pour plaider pendant plusieurs jours, avant une mise en délibéré et un jugement qui doit être rendu "à l'été".
• Un "système généralisé" réfuté. Interrogée pendant de longues heures les 20 et 21 janvier, Marine Le Pen a maintenu sa ligne de défense, niant l'existence de tout "système de détournement" des enveloppes allouées à chaque eurodéputé, qui servaient à rémunérer des assistants parlementaires, alors qu'ils travaillaient en réalité pour le FN. Les prévenus qui ont défilé à la barre ont eux aussi contesté la mise en place d'un système, sans se montrer convaincants.
• Condamnée en première instance. Marine Le Pen est à nouveau jugée, comme dix autres cadres du RN et le parti en tant que personne morale, après sa condamnation en mars dernier à quatre ans d'emprisonnement, dont deux ans ferme aménageables, 100 000 euros d'amende, et à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, l'empêchant à date de se présenter dans la course à l'Elysée l'an prochain.
https://www.franceinfo.fr/politique/fro ... 79869.html
En trois semaines d'audience, les prévenus qui ont défilé à la barre ne se sont pas toujours montrés convaincants. Quant à la cheffe de file du parti d'extrême droite, qui joue son avenir politique, elle a tenté de plaider sa "bonne foi".
Ce qu'il faut savoir
Une peine d'inéligibilité sera-t-elle réclamée contre Marine Le Pen, comme en première instance ? La cheffe de file des députés du Rassemblement national (RN), anciennement Front national (FN), le saura mardi 3 février, dans l'après-midi, alors qu'elle est jugée devant la cour d'appel de Paris, dans l'affaire des assistants parlementaires européens de son parti.
Mardi matin, les deux avocats du Parlement européen, seule partie civile dans ce dossier, ont plaidé. Patrick Maisonneuve a d'abord dénoncé les réactions politiques qui ont suivi la condamnation de Marine Le Pen et des cadres du RN, lors du premier procès. "Cela a été véritablement une mise en cause des juges", a déploré l'avocat. "On reproche aux magistrats de ce pays d'appliquer la loi que [les politiques] ont votée eux-mêmes", a rétorqué Patrick Maisonneuve. L'avocat a conclu sur "la confiance des citoyens" placée dans les eurodéputés, qui existe "parce qu'ils sont élus au suffrage universel". "Cette confiance a été trahie pendant des années et pour plusieurs millions d'euros", a-t-il plaidé. Suivez notre direct.
• Un réquisitoire à deux voix. Après les plaidoiries des avocats du Parlement européen, seule partie civile, c'est au tour du ministère public de requérir. Les avocats généraux, Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet, prennent la parole tour à tour. Selon nos informations, leur réquisitoire devrait durer environ cinq heures. A partir de mercredi, les avocats de la défense se succéderont pour plaider pendant plusieurs jours, avant une mise en délibéré et un jugement qui doit être rendu "à l'été".
• Un "système généralisé" réfuté. Interrogée pendant de longues heures les 20 et 21 janvier, Marine Le Pen a maintenu sa ligne de défense, niant l'existence de tout "système de détournement" des enveloppes allouées à chaque eurodéputé, qui servaient à rémunérer des assistants parlementaires, alors qu'ils travaillaient en réalité pour le FN. Les prévenus qui ont défilé à la barre ont eux aussi contesté la mise en place d'un système, sans se montrer convaincants.
• Condamnée en première instance. Marine Le Pen est à nouveau jugée, comme dix autres cadres du RN et le parti en tant que personne morale, après sa condamnation en mars dernier à quatre ans d'emprisonnement, dont deux ans ferme aménageables, 100 000 euros d'amende, et à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, l'empêchant à date de se présenter dans la course à l'Elysée l'an prochain.
https://www.franceinfo.fr/politique/fro ... 79869.html
Re: Procès RN en appel
Souvent , en appel ,on prend + , surtout si le comportement ne révèle aucun effort de contritionGeorges61 a écrit : 03 février 2026 12:14 Si elle obtient une peine inférieur, c'est que les juges ne sont pas rancuniers compte tenu des quantités d'insultes qu'ont déversé sur eux les accusés et leurs supporters.
des têtes doivent tomber au RN/FN peu importe les sondages
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Re: Procès RN en appel
oui je crois que les premières sorties du clan RN après la première condamnation vont peser lourd, au lieu de faire amende honorable.
ils ont accusé la justice, hors on accuse pas ceux qui te jugent, elle sait très bien cela, d'autant plus qu'elle serait avocate (dès fois, j'en doute)
c'est comme si tu crachais sur ton père parce qu'il vient de te mettre une baffe parce que tu as volé un truc dans le magasin.
c'est exactement la même gymnastique.
et c'est pas les tergiversations complètement à coté de la plaque de certains ici, qui démontrent quoi que ce soit d'autre.
elle VA ramasser, et elle aura TOUT fait pour.
le pire, c'est qu'elle aura la peine minimum.
ils ont accusé la justice, hors on accuse pas ceux qui te jugent, elle sait très bien cela, d'autant plus qu'elle serait avocate (dès fois, j'en doute)
c'est comme si tu crachais sur ton père parce qu'il vient de te mettre une baffe parce que tu as volé un truc dans le magasin.
c'est exactement la même gymnastique.
et c'est pas les tergiversations complètement à coté de la plaque de certains ici, qui démontrent quoi que ce soit d'autre.
elle VA ramasser, et elle aura TOUT fait pour.
le pire, c'est qu'elle aura la peine minimum.
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Henry de MONTHERLANT (1895-1972)
“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
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Re: Procès RN en appel
Si elle obtient une peine inférieure ce serait surtout que la magistrature s'est aperçue d'un Jordan Bardelle encore mieux placé que Marine Le Pen dans la présidentielle. Vouloir barrer la route au RN conformément aux souhaits du syndicat de la magistrature en l'ouvrant à un candidat encore mieux placé c'est plutôt ballot. Mais quelle que soit la décision de ces juges, on s'en tape un peu en fait, ils ne pourront barrer la route aux électeurs.Georges61 a écrit : 03 février 2026 12:14 Si elle obtient une peine inférieur, c'est que les juges ne sont pas rancuniers compte tenu des quantités d'insultes qu'ont déversé sur eux les accusés et leurs supporters.
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* Et le poète soul engueulait l' Univers *
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Georges61
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Re: Procès RN en appel
Donc pour vous que MLP soit faiblement condamnée ou voit sa condamnation aggravée ce sera dans tous les cas un procès politique, jugé par des juges rouge.gare au gorille a écrit : 03 février 2026 13:41Si elle obtient une peine inférieure ce serait surtout que la magistrature s'est aperçue d'un Jordan Bardelle encore mieux placé que Marine Le Pen dans la présidentielle. Vouloir barrer la route au RN conformément aux souhaits du syndicat de la magistrature en l'ouvrant à un candidat encore mieux placé c'est plutôt ballot. Mais quelle que soit la décision de ces juges, on s'en tape un peu en fait, ils ne pourront barrer la route aux électeurs.Georges61 a écrit : 03 février 2026 12:14 Si elle obtient une peine inférieur, c'est que les juges ne sont pas rancuniers compte tenu des quantités d'insultes qu'ont déversé sur eux les accusés et leurs supporters.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
Re: Procès RN en appel
Encore ce pile je gagne, face tu perds. C'est trop facile : quel que soit le résultat de la cour d'appel tu pourras critiquer la justice. Notamment en recyclant encore cette fausse information de justice gauchiste basée sur ce seul exemple mal interprété d'un unique texte publié il y a des années par un syndicat minoritaire chez les magistrats.gare au gorille a écrit : 03 février 2026 13:41 Si elle obtient une peine inférieure ce serait surtout que la magistrature s'est aperçue d'un Jordan Bardelle encore mieux placé que Marine Le Pen dans la présidentielle. Vouloir barrer la route au RN conformément aux souhaits du syndicat de la magistrature en l'ouvrant à un candidat encore mieux placé c'est plutôt ballot. Mais quelle que soit la décision de ces juges, on s'en tape un peu en fait, ils ne pourront barrer la route aux électeurs.
Tu te rends au moins que répéter ces âneries que tu as lues ailleurs, qui ne sont même pas de toi, te transforment en relai de désinformation ? Tu comprends au moins le niveau de fausses informations que tu véhicules ? Tu comprends le risque qu'il y a à critiquer la justice sur des bases fausses puisque ça peut aboutir à justifier des réformes pour limiter les pouvoirs de cette institution chargée, notamment, d'être un contre pouvoir ?
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Re: Procès RN en appel
Mesoke a écrit : 03 février 2026 13:48Encore ce pile je gagne, face tu perds. C'est trop facile : quel que soit le résultat de la cour d'appel tu pourras critiquer la justice. Notamment en recyclant encore cette fausse information de justice gauchiste basée sur ce seul exemple mal interprété d'un unique texte publié il y a des années par un syndicat minoritaire chez les magistrats.gare au gorille a écrit : 03 février 2026 13:41 Si elle obtient une peine inférieure ce serait surtout que la magistrature s'est aperçue d'un Jordan Bardelle encore mieux placé que Marine Le Pen dans la présidentielle. Vouloir barrer la route au RN conformément aux souhaits du syndicat de la magistrature en l'ouvrant à un candidat encore mieux placé c'est plutôt ballot. Mais quelle que soit la décision de ces juges, on s'en tape un peu en fait, ils ne pourront barrer la route aux électeurs.
Tu te rends au moins que répéter ces âneries que tu as lues ailleurs, qui ne sont même pas de toi, te transforment en relai de désinformation ? Tu comprends au moins le niveau de fausses informations que tu véhicules ? Tu comprends le risque qu'il y a à critiquer la justice sur des bases fausses puisque ça peut aboutir à justifier des réformes pour limiter les pouvoirs de cette institution chargée, notamment, d'être un contre pouvoir ?
Ben oui, la justice est devenue un contre pouvoir, surtout un contre pouvoir politique. Je ne suis pas sur que ce soit vraiment son rôle. Après, je ne suis pas la pour informer ou désinformer les gens mais simplement pour comme vous livrer mes réflexions. Je ne vois pas en quoi je devrais respecter une justice dont les membres se permettent de faire une lettre ouverte appelant l'ensemble de la magistrature à barrer la route à un parti politique. Si la justice était à ce point respectable, les juges du syndicat de la magistrature auraient du au minimum être sanctionnés pour leur manque de réserve et de neutralité.
Vous avez le droit de croire en la neutralité de la justice et j'ai moi le droit d'en douter très fortement au visu de tout ce que j'observe.
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