Mesoke a écrit : 09 février 2026 22:33
Ils ont une "dérive racialiste et communautariste" ? Où ça ? Faire du populisme de bas étage pour essayer de récupérer le vote d'un groupe de personnes c'est une "dérive racialiste et communautariste" ?
Cibler un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, pour mieux obtenir ses suffrages, oui, c'est une dérive racialiste.
Il faut être de mauvaise foi pour nier cette stratégie, vu que Mélenchon lui-même l'a assumée et revendiquée à plusieurs reprises. Encore récemment, il a repris à son compte le concept de grand remplacement en demandant que les listes LFI aux municipales incarnent cette "nouvelle France, celle du grand remplacement". Précédemment, il vantait la "France créolisée"...
Et Rima Hassan qui déclare que, dans un État raciste, nous devons "élire celles et ceux qui nous ressemblent" (sous-entendu : par la couleur de peau).
Et Aly Diouara, candidat à La Courneuve, qui dit que le votedes personnes racisées doit aller à "la seule gauche qui nous représente, c’est la gauche qui ne plie pas sur l'antiracisme ni sur l'anticolonialisme".
Et Sébastien Delogu qui, dans un meeting en Seine-Saint-Denis déclare : "Saint-Denis et Pierrefitte ont été des terres où beaucoup d’immigrés et de racisés sont passés. Vous avez une opportunité en or qu’enfin un racisé dirige ces deux villes et fasse en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici ".
Et Carles Martins Bilongo qui déclare : "On va leur montrer qu’on est plus nombreux. Ils ont voulu se foutre de nous, ils ont voulu nous insulter. Nous, on est plus intelligents, on est plus endurants, et si on a fait plus de gosses qu’eux, eh bien tant pis pour eux."
Et Danielle Obono qui décrit la Fête de l'humanité comme "la fête de la gauche blanche".
Il y a dans ce parti toute une nouvelle génération d'élus, lancés par Mélenchon lui-même, qui s'oppose à des militants plus anciens tels que Corbière et Garrido, et qui, clairement, théorise l'idée que la société française est constituée de communautés fondées sur la couleur de peau, ayant des intérêts divergents, et que dans ce contexte, il faut s'adresser aux "personnes racisées" pour les défendre face à l'oppression.
C'est profondément raciste (car on renvoie les gens à leur couleur de peau et on les oppose selon cette couleur de peau) et anti-républicain (car la République porte des valeurs d'unité et d'universalisme).
Que ne diriez-vous vous pas si Zemmour ou Bardella exaltaient la France blanche et chrétienne pour mieux la défendre... Mais bien sûr : le racisme est toléré dans un sens et pas dans l'autre.