Je n'ai pas dit que le changement que je propose fera gagner tout le monde. J'assume l'idée de raboter les pensions des boomers les plus aisés. Et je sais aussi qu'une telle proposition risque de ne jamais voir le jour, car elle sera impopulaire.Mesoke a écrit : 10 février 2026 10:59Oui oui, moi je dis juste qu'il faut être honnête sur ces choix qui aboutiront à une baisse des prestations et / ou une baisse de pouvoir d'achat pour tout ou partie de la population. Il est illusoire de faire croire qu'on peut payer moins de cotisations tout en gardant les mêmes prestations.jeandu53 a écrit : 10 février 2026 10:26 Oui, on prélève pour redonner : je ne dis pas le contraire. Mais je le répète : je ne suis pas Victor, et moi, je ne conteste pas le principe d'une assurance-maladie publique et d'une assurance-vieillesse publique. Je dis juste que des choix doivent être faits (qui prélève-t-on, dans quelle mesure, pour donner à qui et dans quelle mesure ?), et que les choix qui ont été faits jusqu'à présent sont défavorables aux actifs, donc au travail.
Si on diminue les cotisations des actifs ils y perdront en prestations. Qu'ils pourront compenser, s'ils en ont les moyens, par des prestations privées qui leur couteront plus cher. Au final ceux qui en ont les moyens n'y gagneront pas, sauf les plus riches si on diminue les cotisations santé et les plus pauvres auront une baisse de prestations faute de pouvoir compenser avec du privé. Et les entreprises, qui seront les seules gagnantes, auront une petite diminution du coût horaire des salariés. Changer de système sera défavorable pour la majorité des actifs. Seuls les plus riches et les entreprises (donc aussi les propriétaires d'entreprises via leur rente de propriétaire) pourront y trouver un bénéfice. Là encore il faut juste décrire ce qui sera la réalité du changement et pas faire croire à un changement qui ferait gagner tout le monde.
Maintenant, je pense que, si on peut économiser 30 milliards d'euros sur les retraites, on pourra, avec l'argent ainsi économisé, soit réduire les déficits (ce qui est nécessaire), soit financer des investissements utiles, soit améliorer certains services publics qui manquent de moyens.
Car aujourd'hui, pour financer le train de vie des retraités, on rabote les revenus du travail et on sacrifie certains services publics et certains investissements d'avenir. C'est ça que je veux changer.
Concernant la TVA : je sais qu'elle a mauvaise presse, mais je pense qu'un impôt juste est d'abord un impôt qui préserve l'emploi, et que, de ce point de vue, la TVA est beaucoup plus juste que les cotisations sociales, qui agissent comme des droits de douane à rebours.

