En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
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Patchouli38
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En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
""Un quart de la population vit dans une commune où les traitements pesticides ont augmenté ces cinq dernières années", relève notamment le rapport de l'association Terre de Liens publié mardi, que franceinfo et France Inter ont pu consulter.
Sept fermes françaises sur dix sont considérées comme intensives et tournées vers l'international, selon un rapport de l'association Terre de Liens publié mardi 17 février et que franceinfo et France Inter(Nouvelle fenêtre) ont pu consulter. Terre de Liens, mouvement citoyen qui milite pour la préservation du foncier agricole et l'installation de paysans pour faire face à l'agro-industrie, dénonce "une agro-industrie qui accapare autant les terres que les politiques agricoles".
Sur les 400 000 exploitations agricoles en France, 70% commercialisent exclusivement en filière longue, majoritairement pour le commerce international, selon ce rapport. "Ce sont des fermes qui continuent à utiliser des pesticides, des engrais chimiques, et qui vendent leurs produits à des acteurs pour de la transformation ou de l'exportation", explique Coline Sovran, la porte-parole de Terre de Liens.
Des territoires sous forte pression
Ces entreprises agroalimentaires offrent des débouchés aux agriculteurs, mais conduisent à des territoires hyperspécialisés, selon l'association. On trouve ainsi des zones de grandes cultures dans le bassin parisien, les Hauts-de-France, la Haute-Normandie et l'ancienne région Champagne-Ardenne, des élevages spécialisés (porcin, volaille, bovin laitier) dans l'Ouest, ou encore des bovins viande et lait dans le Massif central. La conséquence est que "la moitié des départements français ont une capacité de transformation alimentaire déficitaire par rapport à la consommation de leur population, alors qu'ils disposent d'assez de terres pour nourrir leur habitants", alerte l'association.
Cette "sur-spécialisation" des territoires "condamne la population locale à un environnement pollué", s'inquiète Terre de Liens qui estime que "plus une activité agricole est concentrée, plus elle exerce une pression forte sur les sols, l'eau et les écosystèmes". "Un quart de la population vit dans une commune où les traitements pesticides ont augmenté ces cinq dernières années", relève le rapport.
L'importance des politiques alimentaires locales
L'association dénonce aussi la mainmise des groupes agro-industriels sur les cantines scolaires, et donc un "détournement des politiques alimentaires locales" par l'industrie agroalimentaire. La loi impose un taux d'approvisionnement de 50% d'aliments durables et de qualité dans les cantines scolaires, avec plus de produits bio. Mais peu de restaurants collectifs l'appliquent. Si l'association salue le patriotisme alimentaire prôné par le gouvernement, elle appelle à ne pas oublier la qualité et la manière dont on produit.
L'association veut croire que le poids de l'industrie agro-alimentaire dans les décisions publiques "n'est pas une fatalité" et rappelle que le choix de privilégier tel ou tel producteur dépend directement des politiques locales. "Le renouvellement massif des élus municipaux à l'occasion des élections de mars prochain constitue à cet égard un moment démocratique majeur et une opportunité pour transformer nos systèmes alimentaires", plaide le mouvement citoyen."
https://www.franceinfo.fr/economie/empl ... 10103.html
Sept fermes françaises sur dix sont considérées comme intensives et tournées vers l'international, selon un rapport de l'association Terre de Liens publié mardi 17 février et que franceinfo et France Inter(Nouvelle fenêtre) ont pu consulter. Terre de Liens, mouvement citoyen qui milite pour la préservation du foncier agricole et l'installation de paysans pour faire face à l'agro-industrie, dénonce "une agro-industrie qui accapare autant les terres que les politiques agricoles".
Sur les 400 000 exploitations agricoles en France, 70% commercialisent exclusivement en filière longue, majoritairement pour le commerce international, selon ce rapport. "Ce sont des fermes qui continuent à utiliser des pesticides, des engrais chimiques, et qui vendent leurs produits à des acteurs pour de la transformation ou de l'exportation", explique Coline Sovran, la porte-parole de Terre de Liens.
Des territoires sous forte pression
Ces entreprises agroalimentaires offrent des débouchés aux agriculteurs, mais conduisent à des territoires hyperspécialisés, selon l'association. On trouve ainsi des zones de grandes cultures dans le bassin parisien, les Hauts-de-France, la Haute-Normandie et l'ancienne région Champagne-Ardenne, des élevages spécialisés (porcin, volaille, bovin laitier) dans l'Ouest, ou encore des bovins viande et lait dans le Massif central. La conséquence est que "la moitié des départements français ont une capacité de transformation alimentaire déficitaire par rapport à la consommation de leur population, alors qu'ils disposent d'assez de terres pour nourrir leur habitants", alerte l'association.
Cette "sur-spécialisation" des territoires "condamne la population locale à un environnement pollué", s'inquiète Terre de Liens qui estime que "plus une activité agricole est concentrée, plus elle exerce une pression forte sur les sols, l'eau et les écosystèmes". "Un quart de la population vit dans une commune où les traitements pesticides ont augmenté ces cinq dernières années", relève le rapport.
L'importance des politiques alimentaires locales
L'association dénonce aussi la mainmise des groupes agro-industriels sur les cantines scolaires, et donc un "détournement des politiques alimentaires locales" par l'industrie agroalimentaire. La loi impose un taux d'approvisionnement de 50% d'aliments durables et de qualité dans les cantines scolaires, avec plus de produits bio. Mais peu de restaurants collectifs l'appliquent. Si l'association salue le patriotisme alimentaire prôné par le gouvernement, elle appelle à ne pas oublier la qualité et la manière dont on produit.
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
Bonjour Pat
Chez moi c'est le contraire ....Les serres ont disparues ou sont abandonnées ...Uniquement de la vigne
Donc les pesticides sont en chute libre ...

Chez moi c'est le contraire ....Les serres ont disparues ou sont abandonnées ...Uniquement de la vigne
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Patchouli38
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
Bonjour Mic,mic43121 a écrit : 17 février 2026 08:00 Bonjour Pat![]()
Chez moi c'est le contraire ....Les serres ont disparues ou sont abandonnées ...Uniquement de la vigne
Donc les pesticides sont en chute libre ...
![]()
Cela ne concerne pas la France entière, mais certains départements. Cela veut dire que 70% des fermes sont intensives et exportent majoritairement à l'étranger, alors que la France pourrait être en auto-suffisance si les cultures étaient orientées pour les français.
Quant à la vigne, sauf si c'est de la culture bio, elle n'est pas exempt de pesticides...
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
Patchouli38 a écrit : 17 février 2026 08:11Bonjour Mic,mic43121 a écrit : 17 février 2026 08:00 Bonjour Pat![]()
Chez moi c'est le contraire ....Les serres ont disparues ou sont abandonnées ...Uniquement de la vigne
Donc les pesticides sont en chute libre ...
![]()
Cela ne concerne pas la France entière, mais certains départements. Cela veut dire que 70% des fermes sont intensives et exportent majoritairement à l'étranger, alors que la France pourrait être en auto-suffisance si les cultures étaient orientées pour les français.
Quant à la vigne, sauf si c'est de la culture bio, elle n'est pas exempt de pesticides...
C'est Vrai ,mais pour le paysan tu t'empoisonnes moins vite ..
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
Le tout est de visualiser où sont concentrés ces 70%... Probablement en Beauce, non ?
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
bonjour
En effet ,, et c'est un "non dit" ; mais, l'agriculteur boursicote ,,, bien entendu tout en étant contre des Mercosur et autres
et c'est ainsi que des centaines de tonnes de patates sont détruites
En effet ,, et c'est un "non dit" ; mais, l'agriculteur boursicote ,,, bien entendu tout en étant contre des Mercosur et autres
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
Que l'on veuille préserver le foncier agricole dans le Bassin Parisien, normal. La densité humaine y est très forte.
Que l'on veuille, ailleurs, bloquer tous les projets de constructions de logements en refusant quelques hectares alors qu'il y a des centaines de milliers de familles mal logées est absurde. D'autant que des millions de km2 ne servent ni à l'agriculture ni à l'élevage et avoir des espaces naturels dans les abords des villes est plutôt sympathique.
Enfin, que les agriculteurs se regroupent pour industrialiser leur production quoi de plus logique ? Un exemple ? Dans les Landes, près de l'Adour 250 cultivateurs se sont regroupés il y a une cinquantaine d'années et ont forgé une coop agricole spécialisée dans les kiwis avec immenses chambres froides, machine à trier etc.. Ils exportent au Canada ou au Japon et en vivent bien. Cela ne signifie nullement qu'ils utilisent plus de produits phytosanitaires.
Que l'on veuille, ailleurs, bloquer tous les projets de constructions de logements en refusant quelques hectares alors qu'il y a des centaines de milliers de familles mal logées est absurde. D'autant que des millions de km2 ne servent ni à l'agriculture ni à l'élevage et avoir des espaces naturels dans les abords des villes est plutôt sympathique.
Enfin, que les agriculteurs se regroupent pour industrialiser leur production quoi de plus logique ? Un exemple ? Dans les Landes, près de l'Adour 250 cultivateurs se sont regroupés il y a une cinquantaine d'années et ont forgé une coop agricole spécialisée dans les kiwis avec immenses chambres froides, machine à trier etc.. Ils exportent au Canada ou au Japon et en vivent bien. Cela ne signifie nullement qu'ils utilisent plus de produits phytosanitaires.
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
En Région parisienne il y a des milliers de logements inutilisés. On peut commencer par là avant de réduire toujours plus les surfaces agricoles
Les groupements agricoles n'ont pas de rapport avec l'agriculture intensive. Ca se fait depuis longtemps, notamment pour mutualiser des investissements en matériel cher et peu retable car pas assez utilisé par un seul agriculteur. L'agriculture intensive peut aussi bien se faire avec un agriculteur seul sur peu de terre : c'est utiliser au maximum de ce que permet la technologie pour maximiser le rendement à l'hectare au détriment de la nature, de la régénération des sols, de la pollution qui sera plus concentrée.
Les groupements agricoles n'ont pas de rapport avec l'agriculture intensive. Ca se fait depuis longtemps, notamment pour mutualiser des investissements en matériel cher et peu retable car pas assez utilisé par un seul agriculteur. L'agriculture intensive peut aussi bien se faire avec un agriculteur seul sur peu de terre : c'est utiliser au maximum de ce que permet la technologie pour maximiser le rendement à l'hectare au détriment de la nature, de la régénération des sols, de la pollution qui sera plus concentrée.
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
Il y a un choix politique à faire :Patchouli38 a écrit : 17 février 2026 07:49 ""Un quart de la population vit dans une commune où les traitements pesticides ont augmenté ces cinq dernières années", relève notamment le rapport de l'association Terre de Liens publié mardi, que franceinfo et France Inter ont pu consulter.
Sept fermes françaises sur dix sont considérées comme intensives et tournées vers l'international, selon un rapport de l'association Terre de Liens publié mardi 17 février et que franceinfo et France Inter(Nouvelle fenêtre) ont pu consulter. Terre de Liens, mouvement citoyen qui milite pour la préservation du foncier agricole et l'installation de paysans pour faire face à l'agro-industrie, dénonce "une agro-industrie qui accapare autant les terres que les politiques agricoles".
Sur les 400 000 exploitations agricoles en France, 70% commercialisent exclusivement en filière longue, majoritairement pour le commerce international, selon ce rapport. "Ce sont des fermes qui continuent à utiliser des pesticides, des engrais chimiques, et qui vendent leurs produits à des acteurs pour de la transformation ou de l'exportation", explique Coline Sovran, la porte-parole de Terre de Liens.
Des territoires sous forte pression
Ces entreprises agroalimentaires offrent des débouchés aux agriculteurs, mais conduisent à des territoires hyperspécialisés, selon l'association. On trouve ainsi des zones de grandes cultures dans le bassin parisien, les Hauts-de-France, la Haute-Normandie et l'ancienne région Champagne-Ardenne, des élevages spécialisés (porcin, volaille, bovin laitier) dans l'Ouest, ou encore des bovins viande et lait dans le Massif central. La conséquence est que "la moitié des départements français ont une capacité de transformation alimentaire déficitaire par rapport à la consommation de leur population, alors qu'ils disposent d'assez de terres pour nourrir leur habitants", alerte l'association.
Cette "sur-spécialisation" des territoires "condamne la population locale à un environnement pollué", s'inquiète Terre de Liens qui estime que "plus une activité agricole est concentrée, plus elle exerce une pression forte sur les sols, l'eau et les écosystèmes". "Un quart de la population vit dans une commune où les traitements pesticides ont augmenté ces cinq dernières années", relève le rapport.
L'importance des politiques alimentaires locales
L'association dénonce aussi la mainmise des groupes agro-industriels sur les cantines scolaires, et donc un "détournement des politiques alimentaires locales" par l'industrie agroalimentaire. La loi impose un taux d'approvisionnement de 50% d'aliments durables et de qualité dans les cantines scolaires, avec plus de produits bio. Mais peu de restaurants collectifs l'appliquent. Si l'association salue le patriotisme alimentaire prôné par le gouvernement, elle appelle à ne pas oublier la qualité et la manière dont on produit.
L'association veut croire que le poids de l'industrie agro-alimentaire dans les décisions publiques "n'est pas une fatalité" et rappelle que le choix de privilégier tel ou tel producteur dépend directement des politiques locales. "Le renouvellement massif des élus municipaux à l'occasion des élections de mars prochain constitue à cet égard un moment démocratique majeur et une opportunité pour transformer nos systèmes alimentaires", plaide le mouvement citoyen."
https://www.franceinfo.fr/economie/empl ... 10103.html
- soit on veut nourrir toute la population, en recourant le moins possible aux importations : dans ce cas, il faut accepter d'avoir des exploitations intensives, avec les nuisances qui peuvent en résulter, et cesser d'imposer des normes à nos agriculteurs,
- soit on veut de l'extensif, plus petit, respectueux de l'environnement : dans ce cas, il faut accepter l'idée que notre agriculture produise moins que les besoins, il faut donc aussi accepter la nécessité d'importer pour combler les besoins.
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
C'est faux : on peut largement nourrir notre population sans user de pratiques intensives qui ne font gagner que quelques pourcents de rendement à l'hectare. Ce sera juste moins bénéfique pour les exportations. L'INRAE avait publié un rapport sur le sujet il y a quelques années. Qui concluait d'ailleurs que pour produire plus il fallait surtout produire moins de viande, très gourmande en terres agricoles, et se contenter d'utiliser à ces fins des terres inaptes aux cultures.
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
C'est plus compliqué que ça, je pense. Oui, il faut avoir une réflexion sur certaines méthodes agricoles. Le maïs, par exemple, pourrait être remplacé par d'autres cultures moins gourmandes en eau (sorgho, sainfoin...). Mais à part ça, il faudra accepter des pratiques plus intensives si on veut répondre aux besoins.Mesoke a écrit : 17 février 2026 13:03 C'est faux : on peut largement nourrir notre population sans user de pratiques intensives qui ne font gagner que quelques pourcents de rendement à l'hectare. Ce sera juste moins bénéfique pour les exportations. L'INRAE avait publié un rapport sur le sujet il y a quelques années. Qui concluait d'ailleurs que pour produire plus il fallait surtout produire moins de viande, très gourmande en terres agricoles, et se contenter d'utiliser à ces fins des terres inaptes aux cultures.
Par exemple, pour faire face à la pénurie d’œufs que connaît le pays, il faudra bien construire de grands poulaillers capables d'accueillir beaucoup de poules pondeuses.
Idem pour la production laitière. Elle baisse en France, on n'en parle pas encore autant que pour les œufs, mais elle baisse quand même, et cette baisse va se poursuivre, car beaucoup d'agriculteurs abandonnent la production laitière (trop contraignante et pas assez bien payée). Si on veut inverser le mouvement, il faudra bien reconstruire des bâtiments, des stabulations, cultiver massivement les plantes fourragères correspondantes, etc.
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
Mesoke a écrit : 17 février 2026 13:03 C'est faux : on peut largement nourrir notre population sans user de pratiques intensives qui ne font gagner que quelques pourcents de rendement à l'hectare. Ce sera juste moins bénéfique pour les exportations. L'INRAE avait publié un rapport sur le sujet il y a quelques années. Qui concluait d'ailleurs que pour produire plus il fallait surtout produire moins de viande, très gourmande en terres agricoles, et se contenter d'utiliser à ces fins des terres inaptes aux cultures.
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
ah oui ,l'INRAE ....................................Mesoke a écrit : 17 février 2026 13:03 C'est faux : on peut largement nourrir notre population sans user de pratiques intensives qui ne font gagner que quelques pourcents de rendement à l'hectare. Ce sera juste moins bénéfique pour les exportations. L'INRAE avait publié un rapport sur le sujet il y a quelques années. Qui concluait d'ailleurs que pour produire plus il fallait surtout produire moins de viande, très gourmande en terres agricoles, et se contenter d'utiliser à ces fins des terres inaptes aux cultures.
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
Exact. L'agriculture intensive a pour objectif d'augmenter le rendement.Mesoke a écrit : 17 février 2026 12:55 En Région parisienne il y a des milliers de logements inutilisés. On peut commencer par là avant de réduire toujours plus les surfaces agricoles
Les groupements agricoles n'ont pas de rapport avec l'agriculture intensive. Ca se fait depuis longtemps, notamment pour mutualiser des investissements en matériel cher et peu retable car pas assez utilisé par un seul agriculteur. L'agriculture intensive peut aussi bien se faire avec un agriculteur seul sur peu de terre : c'est utiliser au maximum de ce que permet la technologie pour maximiser le rendement à l'hectare au détriment de la nature, de la régénération des sols, de la pollution qui sera plus concentrée.
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Re: En France, sept fermes sur dix sont considérées comme intensives
Il semble que contrairement à la légende la culture du maïs actuel demande peu d'eau par rapport à la quantité récoltée.jeandu53 a écrit : 17 février 2026 13:39 C'est plus compliqué que ça, je pense. Oui, il faut avoir une réflexion sur certaines méthodes agricoles. Le maïs, par exemple, pourrait être remplacé par d'autres cultures moins gourmandes en eau (sorgho, sainfoin...). Mais à part ça, il faudra accepter des pratiques plus intensives si on veut répondre aux besoins.
Par exemple, pour faire face à la pénurie d’œufs que connaît le pays, il faudra bien construire de grands poulaillers capables d'accueillir beaucoup de poules pondeuses.
Idem pour la production laitière. Elle baisse en France, on n'en parle pas encore autant que pour les œufs, mais elle baisse quand même, et cette baisse va se poursuivre, car beaucoup d'agriculteurs abandonnent la production laitière (trop contraignante et pas assez bien payée). Si on veut inverser le mouvement, il faudra bien reconstruire des bâtiments, des stabulations, cultiver massivement les plantes fourragères correspondantes, etc.
Pour faire face à la pénurie d'oeufs il faut produire plus d'oeufs, peu importe la façon dont on les produits. D'après la loi fondamentale du capitalisme si le marché est en pénurie alors de nouveaux moyens de production émergeront pour profiter des prix qui flambent. Ce qui n'implique en rien nécessairement des élevages industriels.
Pareil pour le lait : il y a eu surproduction et gâchis de lait (on jette le lait surproduit par rapport aux quotas autorisés ...), donc prix bas, donc les éleveurs se reconvertissent dans autre chose. Et si le prix du lait augmente enfin pour les agriculteurs ils s'y remettront, sans obligation d'élevage industriels.