Mort de Quentin à Lyon : contre-enquête au cœur d’une ville gangrénée par la violence d’extrême-droite
La mort de Quentin Deranque à Lyon, à la suite d’une bagarre survenue le 12 février, a enflammé l’extrême droite. Les enquêteurs ont interpellé onze personnes, présumées innocentes à ce stade. Parmi elles figurent deux collaborateurs parlementaires du député LFI Raphaël Arnault. Depuis les faits, plusieurs figures et militants d’extrême-droite appellent publiquement à la vengeance et défendent la thèse d’un guet-apens tendu par des antifascistes. Pour l’instant, les éléments connus de l’enquête ne confirment pas cette version. Militant de l’extrême-droite radicale lyonnaise, Quentin Deranque évoluait dans un contexte local marqué par la présence durable de groupes néo-fascistes, régulièrement impliqués dans des violences. Sa mort dramatique ne doit pas faire oublier que la violence des antifas est sans commune mesure avec celle de l’extrême droite, qui multiplie les exactions depuis des années.
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Royaliste, catho intégriste et proche des néo-nazis : un CV militant embarrassant
Le profil de Quentin contredit également le narratif déployé par les militantes du collectif Némésis. Au carrefour des franges les plus radicales et violentes de l’extrême-droite, Quentin est passé par plusieurs organisations.
Différents groupuscules lui ont rendu hommage, précisant qu’il avait milité dans leurs rangs, ou participé à des actions à leurs côtés. C’est le cas de l’Action Française, qui indique, dans un post supprimé depuis, que Quentin avait été membre de la section viennoise, en Isère. Illustrant les divisions au sein de l’extrême-droite sur ce drame, l’organisation, radicalement antisémite, a qualifié le collectif Némésis de « mouvement identitaire et judéo-servile ».

Fidèle à son antisémitisme, l’Action Française, au sein de laquelle Quentin a milité, désigne les Némésis comme un « mouvement identitaire et judéo-servile ».
Le parcours militant de Quentin ne s’est pas arrêté aux rangs de l’Action Française. Il a fréquenté des groupes bien plus radicaux, et violents. Le porte-parole de l’organisation néo-fasciste Audace Lyon, fondée après la dissolution du Bastion Social, a ainsi indiqué à l’Agence France Presse que Quentin avait participé à de nombreux entraînements sportifs à leurs côtés, jusqu’à la semaine précédant le drame.
Des éléments qui, recoupés avec d’autres, attestent de son implication dans les cercles nationalistes révolutionnaires, un courant idéologique souhaitant renverser les institutions, sur le modèle de ce qu’a fait Mussolini en Italie. Très proches des néo-nazis, les nationalistes révolutionnaires assument une rhétorique violente et une esthétique combative, à l’opposé de la stratégie de Némésis, dont l’objectif est d’apparaître comme des militantes non violentes prises pour cible par des antifascistes. Cette contradiction dans l’approche politique est d’ailleurs apparu au grand jour : quand Némésis s’est efforcé de présenter Quentin comme un militant pacifiste, le groupuscule nationaliste révolutionnaire parisien Luminis a rendu hommage à un militant que « la lutte à mort rendait joyeux », et dont les derniers mots après la bagarre auraient été « on remet ça les gars ».

Des images et des témoignages attestent de la présence de Quentin lors du défilé néo-fasciste du C9M, en mai 2025. Lors de cette manifestation, la tête du cortège était composée de tambours identiques à ceux des jeunesses hitlériennes.
https://www.blast-info.fr/articles/2026 ... Xdew6Lkoyw
Encore heureux !!!...
Lyon : Doucet rejette la demande d’Aulas d’accrocher un portrait de Quentin Deranque sur la mairie
Le maire de Lyon Grégory Doucet a rejeté jeudi la demande de Jean-Michel Aulas d’accrocher un portrait du militant nationaliste Quentin Deranque sur l’Hôtel de Ville. L’édile écologiste a jugé que la proposition de son adversaire dans la course aux municipales relevait de « l’indécence ».
https://www.ouest-france.fr/auvergne-rh ... 0c268d755d

