Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
Ratifier un accord international dans une seule langue, en particulier dans l’UE, comporte plusieurs risques juridiques majeurs. L’UE repose sur un principe fondamental : toutes les langues officielles ont la même valeur juridique. En conséquence, un texte ratifié uniquement en anglais crée une situation où les états ratifient un texte qu’ils ne peuvent pas vérifier dans leur langue. Les gouvernements et les parlements nationaux doivent pouvoir examiner un accord dans une version juridiquement fiable de leur propre langue. Sans cela, ils ratifient un texte qu’ils ne peuvent pas contrôler pleinement, ce qui fragilise la légitimité démocratique et peut entraîner des contestations constitutionnelles.
L’anglais deviendrait de facto la version juridique dominante. Si la ratification se fait uniquement sur la base de la version anglaise, celle-ci devient implicitement la référence. Cela contredit le principe d’égalité linguistique de l’UE et crée un précédent dangereux : une seule langue pourrait finir par s’imposer dans les décisions européennes.
Les traductions ultérieures peuvent diverger du texte ratifié. Une fois l’accord traduit après la ratification, des écarts, même minimes, peuvent apparaître entre les versions linguistiques. Ces divergences peuvent provoquer des litiges entre états membres, des recours devant la CJUE, des interprétations contradictoires dans les tribunaux nationaux.
Les parlements nationaux ne peuvent pas exercer leur contrôle correctement : dans plusieurs états membres, la Constitution ou la pratique parlementaire exige que les textes soumis au vote soient disponibles dans la langue nationale. Une ratification en anglais seul peut donc être juridiquement invalide ou attaquable.
La sécurité juridique est affaiblie : un accord international doit être clair, stable et interprétable de manière uniforme. Si les versions linguistiques ne sont pas disponibles au moment de la ratification, il devient impossible de garantir que toutes les parties ratifient exactement le même texte.
L’anglais deviendrait de facto la version juridique dominante. Si la ratification se fait uniquement sur la base de la version anglaise, celle-ci devient implicitement la référence. Cela contredit le principe d’égalité linguistique de l’UE et crée un précédent dangereux : une seule langue pourrait finir par s’imposer dans les décisions européennes.
Les traductions ultérieures peuvent diverger du texte ratifié. Une fois l’accord traduit après la ratification, des écarts, même minimes, peuvent apparaître entre les versions linguistiques. Ces divergences peuvent provoquer des litiges entre états membres, des recours devant la CJUE, des interprétations contradictoires dans les tribunaux nationaux.
Les parlements nationaux ne peuvent pas exercer leur contrôle correctement : dans plusieurs états membres, la Constitution ou la pratique parlementaire exige que les textes soumis au vote soient disponibles dans la langue nationale. Une ratification en anglais seul peut donc être juridiquement invalide ou attaquable.
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Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
De 2 choses l'une, soit le texte signifie la même chose quelle que soit la langue, soit ça veut dire autre chose. Mais en ce cas comment ratifier des textes qui ne signifient pas la même chose pour les différents signataires ? L'avantage d'une seule langue est qu'il ne peut pas y avoir de divergence sur un texte.Cépajuste a écrit : 09 mars 2026 20:23 Ratifier un accord international dans une seule langue, en particulier dans l’UE, comporte plusieurs risques juridiques majeurs. L’UE repose sur un principe fondamental : toutes les langues officielles ont la même valeur juridique. En conséquence, un texte ratifié uniquement en anglais crée une situation où les états ratifient un texte qu’ils ne peuvent pas vérifier dans leur langue. Les gouvernements et les parlements nationaux doivent pouvoir examiner un accord dans une version juridiquement fiable de leur propre langue. Sans cela, ils ratifient un texte qu’ils ne peuvent pas contrôler pleinement, ce qui fragilise la légitimité démocratique et peut entraîner des contestations constitutionnelles.
L’anglais deviendrait de facto la version juridique dominante. Si la ratification se fait uniquement sur la base de la version anglaise, celle-ci devient implicitement la référence. Cela contredit le principe d’égalité linguistique de l’UE et crée un précédent dangereux : une seule langue pourrait finir par s’imposer dans les décisions européennes.
Les traductions ultérieures peuvent diverger du texte ratifié. Une fois l’accord traduit après la ratification, des écarts, même minimes, peuvent apparaître entre les versions linguistiques. Ces divergences peuvent provoquer des litiges entre états membres, des recours devant la CJUE, des interprétations contradictoires dans les tribunaux nationaux.
Les parlements nationaux ne peuvent pas exercer leur contrôle correctement : dans plusieurs états membres, la Constitution ou la pratique parlementaire exige que les textes soumis au vote soient disponibles dans la langue nationale. Une ratification en anglais seul peut donc être juridiquement invalide ou attaquable.
La sécurité juridique est affaiblie : un accord international doit être clair, stable et interprétable de manière uniforme. Si les versions linguistiques ne sont pas disponibles au moment de la ratification, il devient impossible de garantir que toutes les parties ratifient exactement le même texte.
Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
Les textes ne signifient jamais exactement la même chose d’une langue à l’autre.papibilou a écrit : 09 mars 2026 20:40 De 2 choses l'une, soit le texte signifie la même chose quelle que soit la langue, soit ça veut dire autre chose. Mais en ce cas comment ratifier des textes qui ne signifient pas la même chose pour les différents signataires ? L'avantage d'une seule langue est qu'il ne peut pas y avoir de divergence sur un texte.
Une seule langue élimine les divergences. Mais dans l’UE ce serait contraire aux traités, ce serait politiquement explosif, ce serait perçu comme une domination culturelle, et cela créerait une inégalité entre états.
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Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
Si le Royaume-Uni faisait partie de l'UE on pourrait se dire qu'il y a favoritisme, mais reconnaissons que l'anglais a le mérite d'être parlé par beaucoup de monde, que c'est la langue des affaires, et qu'une seule langue élimine les interprétations liées aux différences de sens.Cépajuste a écrit : 09 mars 2026 21:45Les textes ne signifient jamais exactement la même chose d’une langue à l’autre.papibilou a écrit : 09 mars 2026 20:40 De 2 choses l'une, soit le texte signifie la même chose quelle que soit la langue, soit ça veut dire autre chose. Mais en ce cas comment ratifier des textes qui ne signifient pas la même chose pour les différents signataires ? L'avantage d'une seule langue est qu'il ne peut pas y avoir de divergence sur un texte.
Une seule langue élimine les divergences. Mais dans l’UE ce serait contraire aux traités, ce serait politiquement explosif, ce serait perçu comme une domination culturelle, et cela créerait une inégalité entre états.
Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
Le RU ne fait plus partie de l'UE, mais certains pays sont anglophones (Irlande, Malte), il y aurait donc toujours une inégalité entre les pays si l'anglais devenait la langue officielle de l'UE.papibilou a écrit : 10 mars 2026 08:55Si le Royaume-Uni faisait partie de l'UE on pourrait se dire qu'il y a favoritisme, mais reconnaissons que l'anglais a le mérite d'être parlé par beaucoup de monde, que c'est la langue des affaires, et qu'une seule langue élimine les interprétations liées aux différences de sens.Cépajuste a écrit : 09 mars 2026 21:45
Les textes ne signifient jamais exactement la même chose d’une langue à l’autre.
Une seule langue élimine les divergences. Mais dans l’UE ce serait contraire aux traités, ce serait politiquement explosif, ce serait perçu comme une domination culturelle, et cela créerait une inégalité entre états.
Cela n'est de toute façon pas possible car l'UE n'est pas une organisation internationale comme les autres. Dans l’ONU, l’OTAN, l’OMC, l’OCDE… on choisit une ou deux langues officielles, et les autres versions sont secondaires. Dans l’UE, c’est l’inverse : toutes les langues officielles ont la même valeur juridique. Ce n’est pas un choix technique, c’est un choix politique fondateur : égalité entre états, entre citoyens, accès au droit dans sa langue, refus d'une domination linguistique. L'UE ne peut pas avantager l'anglais, ce serait contraire aux traités.
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Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
il n'y a bien qu'en France où il vous est impossible de croire que parler une autre langue, est quelque chose d'impossible.Cépajuste a écrit : 10 mars 2026 09:37Le RU ne fait plus partie de l'UE, mais certains pays sont anglophones (Irlande, Malte), il y aurait donc toujours une inégalité entre les pays si l'anglais devenait la langue officielle de l'UE.papibilou a écrit : 10 mars 2026 08:55
Si le Royaume-Uni faisait partie de l'UE on pourrait se dire qu'il y a favoritisme, mais reconnaissons que l'anglais a le mérite d'être parlé par beaucoup de monde, que c'est la langue des affaires, et qu'une seule langue élimine les interprétations liées aux différences de sens.
Cela n'est de toute façon pas possible car l'UE n'est pas une organisation internationale comme les autres. Dans l’ONU, l’OTAN, l’OMC, l’OCDE… on choisit une ou deux langues officielles, et les autres versions sont secondaires. Dans l’UE, c’est l’inverse : toutes les langues officielles ont la même valeur juridique. Ce n’est pas un choix technique, c’est un choix politique fondateur : égalité entre états, entre citoyens, accès au droit dans sa langue, refus d'une domination linguistique. L'UE ne peut pas avantager l'anglais, ce serait contraire aux traités.
En France, on préfère casser l'anglais et justifier par des arguments fallacieux son désintérêt que de l'apprendre.
C'est souvent pas fainéantise et égocentrisme.
moi j'estime que connaitre une ou plusieurs langues c'est une richesse et permet de mieux connaitre ses amis comme ses ennemis, accessoirement, mieux comprendre pourquoi certaines choses ne fonctionnent pas dans mon pays, on voyant l'exemple d'autres.
Les français se prennent pour le centre du monde, à tort.
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)
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Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
Je ne pense pas que le problème soit que « les Français refusent d’apprendre l’anglais ».Fonck1 a écrit : 10 mars 2026 09:50 il n'y a bien qu'en France où il vous est impossible de croire que parler une autre langue, est quelque chose d'impossible.
En France, on préfère casser l'anglais et justifier par des arguments fallacieux son désintérêt que de l'apprendre.
C'est souvent pas fainéantise et égocentrisme.
moi j'estime que connaitre une ou plusieurs langues c'est une richesse et permet de mieux connaitre ses amis comme ses ennemis, accessoirement, mieux comprendre pourquoi certaines choses ne fonctionnent pas dans mon pays, on voyant l'exemple d'autres.
Les français se prennent pour le centre du monde, à tort.
La grande majorité des Français savent très bien que parler plusieurs langues est une richesse, et beaucoup l’apprennent.
Le débat actuel ne porte pas sur la capacité individuelle à parler anglais, mais sur un principe juridique et institutionnel : dans l’UE, toutes les langues officielles ont la même valeur juridique.
Ce n’est pas une question d’ego national, mais de sécurité juridique, d’égalité entre états membres et de respect des traités.
Ratifier un texte uniquement en anglais revient à créer une version dominante, ce qui pose des problèmes :
- pour les parlements nationaux qui doivent voter sur un texte dans leur langue,
- pour la cohérence juridique entre les 24 versions officielles,
- pour la légitimité démocratique de la ratification,
- pour la sécurité juridique en cas de litige.
Ce n’est donc pas une question de « fainéantise » ou de « centrisme français », mais un débat sur la manière dont l’UE doit fonctionner. On peut parfaitement défendre l’apprentissage des langues ET défendre le multilinguisme institutionnel. Les deux ne s’opposent pas.
Modifié en dernier par Cépajuste le 10 mars 2026 12:12, modifié 1 fois.
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Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
dans l'UE au niveau juridique, l’anglais n'est pas un soucis, tout y est traduit dans toutes les langues.Cépajuste a écrit : 10 mars 2026 12:04Je ne pense pas que le problème soit que « les Français refusent d’apprendre l’anglais ».Fonck1 a écrit : 10 mars 2026 09:50 il n'y a bien qu'en France où il vous est impossible de croire que parler une autre langue, est quelque chose d'impossible.
En France, on préfère casser l'anglais et justifier par des arguments fallacieux son désintérêt que de l'apprendre.
C'est souvent pas fainéantise et égocentrisme.
moi j'estime que connaitre une ou plusieurs langues c'est une richesse et permet de mieux connaitre ses amis comme ses ennemis, accessoirement, mieux comprendre pourquoi certaines choses ne fonctionnent pas dans mon pays, on voyant l'exemple d'autres.
Les français se prennent pour le centre du monde, à tort.
La grande majorité des Français savent très bien que parler plusieurs langues est une richesse, et beaucoup l’apprennent.
Le débat actuel ne porte pas sur la capacité individuelle à parler anglais, mais sur un principe juridique et institutionnel : dans l’UE, toutes les langues officielles ont la même valeur juridique.
Ce n’est pas une question d’ego national, mais de sécurité juridique, d’égalité entre états membres et de respect des traités.
Ratifier un texte uniquement en anglais revient à créer une version dominante, ce qui pose des problèmes :
- pour les parlements nationaux qui doivent voter sur un texte dans leur langue,
- pour la cohérence juridique entre les 24 versions officielles,
- pour la légitimité démocratique de la ratification,
- pour la sécurité juridique en cas de litige.
Ce n’est donc pas une question de « fainéantise » ou de « centrisme français », mais un débat sur la manière dont l’UE doit fonctionner :
On peut parfaitement défendre l’apprentissage des langues ET défendre le multilinguisme institutionnel. Les deux ne s’opposent pas.
L'uE fonctionne très bien sans ce poser de questions.
quand t'as un âne comme bardella qui ne comprends rien ni à l'anglais ni à l'espagnol ou à l'allemand, il faut bien qu'il y ait un traducteur pour pallier ses manques éducatifs.
ça vaut pour lui, et ça vaut pour d'autres.
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Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
Ça reste un choix. Comme on ne peut parler toutes les langues de l'UE, il n'est pas si catastrophique d'en choisir une et l'anglais est, a priori, la langue universelle.Cépajuste a écrit : 10 mars 2026 09:37Le RU ne fait plus partie de l'UE, mais certains pays sont anglophones (Irlande, Malte), il y aurait donc toujours une inégalité entre les pays si l'anglais devenait la langue officielle de l'UE.papibilou a écrit : 10 mars 2026 08:55
Si le Royaume-Uni faisait partie de l'UE on pourrait se dire qu'il y a favoritisme, mais reconnaissons que l'anglais a le mérite d'être parlé par beaucoup de monde, que c'est la langue des affaires, et qu'une seule langue élimine les interprétations liées aux différences de sens.
Cela n'est de toute façon pas possible car l'UE n'est pas une organisation internationale comme les autres. Dans l’ONU, l’OTAN, l’OMC, l’OCDE… on choisit une ou deux langues officielles, et les autres versions sont secondaires. Dans l’UE, c’est l’inverse : toutes les langues officielles ont la même valeur juridique. Ce n’est pas un choix technique, c’est un choix politique fondateur : égalité entre états, entre citoyens, accès au droit dans sa langue, refus d'une domination linguistique. L'UE ne peut pas avantager l'anglais, ce serait contraire aux traités.
Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
Dire que « l’anglais n’est pas un souci juridique » dans l’UE est une simplification.Fonck1 a écrit : 10 mars 2026 12:09dans l'UE au niveau juridique, l’anglais n'est pas un soucis, tout y est traduit dans toutes les langues.Cépajuste a écrit : 10 mars 2026 12:04
Je ne pense pas que le problème soit que « les Français refusent d’apprendre l’anglais ».
La grande majorité des Français savent très bien que parler plusieurs langues est une richesse, et beaucoup l’apprennent.
Le débat actuel ne porte pas sur la capacité individuelle à parler anglais, mais sur un principe juridique et institutionnel : dans l’UE, toutes les langues officielles ont la même valeur juridique.
Ce n’est pas une question d’ego national, mais de sécurité juridique, d’égalité entre états membres et de respect des traités.
Ratifier un texte uniquement en anglais revient à créer une version dominante, ce qui pose des problèmes :
- pour les parlements nationaux qui doivent voter sur un texte dans leur langue,
- pour la cohérence juridique entre les 24 versions officielles,
- pour la légitimité démocratique de la ratification,
- pour la sécurité juridique en cas de litige.
Ce n’est donc pas une question de « fainéantise » ou de « centrisme français », mais un débat sur la manière dont l’UE doit fonctionner :
On peut parfaitement défendre l’apprentissage des langues ET défendre le multilinguisme institutionnel. Les deux ne s’opposent pas.
L'uE fonctionne très bien sans ce poser de questions.
quand t'as un âne comme bardella qui ne comprends rien ni à l'anglais ni à l'espagnol ou à l'allemand, il faut bien qu'il y ait un traducteur pour pallier ses manques éducatifs.
ça vaut pour lui, et ça vaut pour d'autres.
Oui, tout est traduit dans toutes les langues, mais justement parce que les traités exigent que toutes les versions aient la même valeur juridique.
Ce n’est pas une question de niveau d’anglais des uns ou des autres, mais un principe fondamental : aucune langue ne doit devenir dominante dans l'UE, et chaque état doit pouvoir ratifier un texte dans sa propre langue officielle. Ce n’est pas lié à Bardella, ni à tel ou tel élu. Même si tous les responsables politiques parlaient anglais couramment, le problème resterait le même : un texte juridique européen doit être identique dans 24 langues, sinon il n’a pas de base légale solide. Ce n’est donc pas une question d’éducation ou de fainéantise, mais de sécurité juridique, d’égalité entre états membres et de respect des traités. On peut parfaitement défendre l’apprentissage des langues, ce qui est une richesse, tout en rappelant que la traduction juridique n’est pas un gadget, mais une garantie démocratique.
Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
Choisir une seule langue, ce n’est pas de la simplicité, c’est de la domination.papibilou a écrit : 10 mars 2026 12:14Ça reste un choix. Comme on ne peut parler toutes les langues de l'UE, il n'est pas si catastrophique d'en choisir une et l'anglais est, a priori, la langue universelle.Cépajuste a écrit : 10 mars 2026 09:37
Le RU ne fait plus partie de l'UE, mais certains pays sont anglophones (Irlande, Malte), il y aurait donc toujours une inégalité entre les pays si l'anglais devenait la langue officielle de l'UE.
Cela n'est de toute façon pas possible car l'UE n'est pas une organisation internationale comme les autres. Dans l’ONU, l’OTAN, l’OMC, l’OCDE… on choisit une ou deux langues officielles, et les autres versions sont secondaires. Dans l’UE, c’est l’inverse : toutes les langues officielles ont la même valeur juridique. Ce n’est pas un choix technique, c’est un choix politique fondateur : égalité entre états, entre citoyens, accès au droit dans sa langue, refus d'une domination linguistique. L'UE ne peut pas avantager l'anglais, ce serait contraire aux traités.
L’anglais est pratique, oui, mais l’UE n’est pas là pour donner un avantage à une langue : elle est là pour garantir l’égalité juridique entre 27 pays.
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Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
Et alors ?papibilou a écrit : 09 mars 2026 19:36Le principal contributeur net est et a toujours été l'Allemagne. Et il me semble qu'ils chouinent moins que chez nous. Et ils n'exigent pas que les textes soient en Allemand.scorpion3917 a écrit : 09 mars 2026 19:07
Nous sommes contributeurs nets.
Donc nous sommes perdants de plus de 10 milliards d'euros chaque année.
La France est un des pays fondateur de l'Europe.
Mais nos dirigeants pro europeistes se couchent systématiquement et ne bronchent que pour le principe.
La Souveraineté française chère à De Gaulle est entre les mains d'une technocrate non élue à Bruxelles qui se fiche comme de sa première chemise des intérêts français pour favoriser l'Allemagne.
Et pourtant il suffirait à la France de taper du point sur la table pour inverser la vapeur mais monsieur le président Macron ne le fera pas puisque sur le fond et la forme il est d'accord sur tout ce qui se décide hors frontière.
Bientôt une Europe fédérale avec tout ce que cela implique et à sa tête, peut-être monsieur Macron.
Nous perdons, monsieur, 10 milliards chaque année et nos dirigeants se couchent devant l'impératrice de Bruxelles !!!
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Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
scorpion3917 a écrit : 10 mars 2026 12:44Et alors ?papibilou a écrit : 09 mars 2026 19:36
Le principal contributeur net est et a toujours été l'Allemagne. Et il me semble qu'ils chouinent moins que chez nous. Et ils n'exigent pas que les textes soient en Allemand.
Nous perdons, monsieur, 10 milliards chaque année et nos dirigeants se couchent devant l'impératrice de Bruxelles !!!
Cela me semble un raisonnement un peu trop simpliste. L'UE apporte à la France une stabilité économique qu'elle n'aurait pas eu et n'aura pas si elle quittait l'UE. Et 10 milliards ne sont alors que des cacahuètes par rapport à une manque à gagner qui se chiffrerait sans doute dans des 100aines de milliards...
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Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
Mais l'égalité juridique n'a rien à voir avec la langue.Cépajuste a écrit : 10 mars 2026 12:26Choisir une seule langue, ce n’est pas de la simplicité, c’est de la domination.papibilou a écrit : 10 mars 2026 12:14
Ça reste un choix. Comme on ne peut parler toutes les langues de l'UE, il n'est pas si catastrophique d'en choisir une et l'anglais est, a priori, la langue universelle.
L’anglais est pratique, oui, mais l’UE n’est pas là pour donner un avantage à une langue : elle est là pour garantir l’égalité juridique entre 27 pays.
Une langue n'est pas de la simplicité mais de la simplification et compte tenu des problèmes de lourdeur administrative que rencontre l'UE, ce ne sera pas du luxe.
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Re: Le blocage français menace le projet de la Commission visant à accélérer les accords commerciaux en anglais
Le déficit 2024: 159 milliardsscorpion3917 a écrit : 10 mars 2026 12:44Et alors ?papibilou a écrit : 09 mars 2026 19:36
Le principal contributeur net est et a toujours été l'Allemagne. Et il me semble qu'ils chouinent moins que chez nous. Et ils n'exigent pas que les textes soient en Allemand.
Nous perdons, monsieur, 10 milliards chaque année et nos dirigeants se couchent devant l'impératrice de Bruxelles !!!
Le déficit 2025: 125 milliards.
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