Les violences policières, le droit, la justice.

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Les violences policières, le droit, la justice.

Message par UBUROI »

1/ Nahel: violences ayant entraîné la mort ou meurtre?

Le parquet saisit la Cour de Cassation pour qu'elle juge et casse éventuellement le jugement de la Cour d'Appel de Versailles

Mort de Nahel :

le parquet général forme un pourvoi en cassation contre la requalification des faits en « violences »

La cour d’appel de Versailles a ordonné, le 5 mars, que le policier mis en cause, initialement poursuivi pour « meurtre », soit finalement jugé pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

Publié aujourd’hui à 01h41, modifié à 02h38 Le Monde avec AFP

https://www.lemonde.fr/societe/article/ ... _3224.html

Le parquet général de Versailles a déclaré, lundi 16 mars, avoir formé un pourvoi en cassation contre la requalification des faits à l’encontre du policier, initialement poursuivi pour meurtre, ayant tué en 2023 le mineur de 17 ans, Nahel.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Mort de Nahel : pourquoi le policier ne sera finalement pas jugé pour meurtre mais pour « violences ayant entraîné la mort »

Le 5 mars, la cour d’appel de Versailles a ordonné que le policier mis en cause, Florian M. soit finalement jugé devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Contestant cette décision, « le parquet général de la cour d’appel de Versailles a formé un pourvoi en cassation le 13 mars », a-t-il affirmé dans un communiqué, sans préciser dans ce texte la nature de ses réquisitions lors de l’audience devant la chambre de l’instruction.

L’avocat du policier, Mᵉ Laurent-Franck Liénard, qui espère un non-lieu, a également formé un pourvoi. « On aura compris que, dans ce dossier, la pression politique pollue grandement l’analyse juridique. Espérons que la Cour de cassation, gardienne du droit, y mettra bon ordre », a-t-il commenté sur son compte Facebook.

« Qualification au rabais »
Du côté des parties civiles, Mᵉ Frank Berton, qui défend la mère de Nahel, a déclaré à l’Agence France-Presse avoir inscrit un pourvoi, de même que Mᵉ Margot Pugliese qui défend plusieurs membres de la famille de l’adolescent. « Cette qualification au rabais trahit la nature de l’intention du policier, auteur du tir mortel : la cour d’appel a pourtant relevé que l’intention homicide était classiquement retenue dès lors qu’une arme de poing était utilisée à faible distance dans une zone létale », a expliqué Mᵉ Pugliese, dans un communiqué.

Lire notre récit | Article réservé à nos abonnés Mort de Nahel à Nanterre, aux racines d’un embrasement

Interrogées sur un éventuel pourvoi, les avocates des deux passagers du véhicule que conduisait Nahel au moment des faits, Mes Pauline Rainaut et Karen Noblinski, n’ont pas répondu dans l’immédiat.

Nahel a été tué le 27 juin 2023 d’une balle tirée par un policier qui contrôlait le véhicule qu’il conduisait. Le 3 juin 2025, deux juges d’instruction avaient ordonné le renvoi du fonctionnaire auteur du tir devant la cour d’assises pour meurtre, conformément aux réquisitions du parquet de Nanterre. Le policier avait fait appel de cette ordonnance.

Devenu symbole des violences policières, la mort de Nahel avait été à l’origine de plusieurs nuits d’émeutes à travers la France.
2/ Gilets jaunes matraqués dans un Burger King : de six à vingt-quatre mois de prison avec sursis pour les CRS
Lors de leur procès en février, les policiers s’étaient présentés en «dernier rempart de la République» face à une «insurrection» qui menaçait l’Elysée, le 1er décembre 2018. Ils ont été condamnés ce mardi 17 mars.

https://www.liberation.fr/societe/polic ... O4IKCEHSE/

Ils ont tous été reconnus coupables de violences. La 10e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris a condamné, ce mardi 17 mars, les neuf CRS qui avaient matraqué des Gilets jaunes dans un restaurant Burger King de Paris, le 1er décembre 2018. Les mis en cause écopent de peines de six à vingt-quatre mois de prison avec sursis, sans peine complémentaire d’interdiction de porter une arme, normalement obligatoire mais écartée par les juges. «L’usage de la force ne présentait pas les conditions strictes et impératives de nécessité et proportionnalité», a estimé Thierry Donard, le président du tribunal, en rendant son jugement.

Lors du prononcé du délibéré, il a souligné le «contexte social objectivement violent» et reconnu l’«état d’épuisement mental et physique important» des policiers aujourd’hui considérés comme délinquants. «Toutefois», a avancé le magistrat, le tribunal a écarté les éléments avancés par la défense pour éviter une condamnation : «Les manifestants présents dans le Burger King présentaient un comportement pacifique.» Ils n’ont commis «aucun acte de violence et de résistance». Enfin, les juges ont estimé que ces violences avaient été commises après un «ordre précis de la hiérarchie directe» d’évacuer le restaurant. Aucun des policiers ne s’était déplacé, ce mardi 17 mars, pour entendre ce jugement.

Le 9 février, à l’ouverture de l’audience, les neuf prévenus étaient arrivés ensemble, en tenue de cérémonie, avec leurs insignes, grades et décorations. Et ce avec l’autorisation de leur hiérarchie, expliquait leur avocat, Laurent-Franck Liénard, affirmant qu’ils étaient alors «au travail». Le tribunal avait décidé qu’ils ne pouvaient pas comparaître en uniforme. Un détail qui n’a pas empêché à l’esprit de corps de prendre une place particulière : pendant les trois jours du procès, la hiérarchie des prévenus était installée sur les bancs, juste derrière eux. Des dizaines d’agents et responsables syndicaux de premier plan avaient aussi fait le déplacement. Depuis sept ans, le ministère de l’Intérieur soutient sans relâche ses agents.

Métaphore sportive

A la barre, lors de leurs interrogatoires, les policiers s’étaient présentés en «dernier rempart de la République» face à une «insurrection» qui menaçait l’Elysée, le 1er décembre 2018. Le major Cyrille D., qui était le premier à entrer dans le restaurant, disait avoir eu la «peur viscérale de mourir ou de voir un collègue se faire tuer». Pour appuyer ce récit, l’avocat de la défense avait préparé un montage vidéo retraçant des dégradations et violences commises par des manifestants. «Ce jour-là avec mes collègues, on a vécu l’enfer», ajoutait le policier Thomas P. L’agent disait avoir affronté «des dégénérés», dont le «seul but était de nous humilier, nous mutiler, nous tuer», et qui voulait même «cramer des civils», «tuer des innocents».

Enquête vidéo

Gilets jaunes matraqués dans un Burger King : des images inédites avant un procès emblématique

Quand le tribunal avait décortiqué les nombreux coups portés aux manifestants, les policiers s’étaient retranchés derrière de multiples euphémismes pour minimiser la gravité des violences. Ainsi, il ne s’agissait plus de frapper mais de «repousser» par exemple, pour Cyrille D. «C’est plus que repousser, c’est des coups de pied», lui faisait alors remarquer le président du tribunal, Thierry Donard. Le policier Tommy P. disait être venu «porter assistance à [ses] collègues avec [sa] voix et [son] bâton». Tandis que Fabio N. était proche d’une métaphore sportive pour décrire ses gestes : «Ce sont des frappes enroulées, pas des frappes pour blesser, les images sont impressionnantes, mais je ne portais pas mes coups.»

«Abus de puissance de l’Etat»
Le soutien sans faille des chefs CRS pour leurs agents s’était exprimé à la barre du tribunal, le 12 février, avec l’audition du commandant Gilbert S. «Aujourd’hui, je pense que je ne suis pas à ma place en qualité de témoin, je pense que j’aurais dû être à côté des personnels de mon unité en tant que prévenu, avait-il déclaré en introduction. Je pense que dans la chaîne hiérarchique, d’autres personnes auraient dû être présentes sur le banc des prévenus.» Une situation que le commandant qualifiait même d’«abus de puissance de l’Etat» qu’il ne «cautionne pas en tant qu’officier CRS». Puis, questionné sur les violences de ses agents, il avait refusé de les condamner.

Le même jour, dans son réquisitoire, la procureure Marie Dubarry de Lassalle avait demandé des peines allant de six à vingt mois de prison avec sursis contre les neuf prévenus. «Le désordre ne suspend jamais le droit, le droit n’est pas un luxe réservé aux jours calmes», avait déclaré la magistrate. La représentante du ministère public estimait que les «coups tombent avant toute possibilité d’obéir». Dans son jugement, le tribunal est allé légèrement au-dessus de ces réquisitions sur le quantum des peines.

Mis à jour ce mardi 17 mars à 15h06 avec le détail du jugement.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par UBUROI »

J'ai modifié le sujet pour le rendre plus général et "historique". 2 affaires y sont relatées quant aux condamnations et recours éventuels
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par jeandu53 »

Pour Nahel, il n'y a ni violences ni meurtre : le flic a agi en état de légitime défense. Il devrait au contraire être décoré pour cet acte de bravoure.
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par Kelenner »

C’est très discutable au vu des éléments ou des vidéos. A la rigueur on pourrait considérer que Nahel représentait un danger potentiel sur la route, mais certainement pas pour le policier, donc la légitime défense ne tient pas vraiment.

Quoi qu’il en soit, la requalification en « violences » est une absurdité totale : quand on tire à bout portant sur quelqu’un, c’est pour tuer, donc c’est soit un meurtre soit de la légitime défense, mais rien d’autre.
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par UBUROI »

Kelenner a écrit : 18 mars 2026 10:23 C’est très discutable au vu des éléments ou des vidéos. A la rigueur on pourrait considérer que Nahel représentait un danger potentiel sur la route, mais certainement pas pour le policier, donc la légitime défense ne tient pas vraiment.

Quoi qu’il en soit, la requalification en « violences » est une absurdité totale : quand on tire à bout portant sur quelqu’un, c’est pour tuer, donc c’est soit un meurtre soit de la légitime défense, mais rien d’autre.
D'accord avec ça.
Perte de sang froid, une arme ça se contrôle, formation insuffisante souvent, inadapté à ce métier à risques...pour lui et le public comme Nahel, ou pire volonté d'éliminer une "racaille" comme disent extrêmes de droite?
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par Fonck1 »

Kelenner a écrit : 18 mars 2026 10:23 C’est très discutable au vu des éléments ou des vidéos. A la rigueur on pourrait considérer que Nahel représentait un danger potentiel sur la route, mais certainement pas pour le policier, donc la légitime défense ne tient pas vraiment.

Quoi qu’il en soit, la requalification en « violences » est une absurdité totale : quand on tire à bout portant sur quelqu’un, c’est pour tuer, donc c’est soit un meurtre soit de la légitime défense, mais rien d’autre.
il a été analysé par les spécialistes qu'il n'a pas tiré volontairement, que c'est l'action du jeune et son refus d’obtempérer qui a déclenché le tir, etant en joue.

je suis d'accords avec Janot une fois n'est pas coutume, ce gamin a joué, et perdu.

mais je reste d'avis que le vrai problème en France, c'est pas vraiment l'arrestation, c'est l'exaspération de la police à arrêter des gens pris en flag qui n'ont jamais aucune peines....

maintenant, je suis aussi our que l'on révoque tous ceux qui se comportent de façon arbitraire, il faut être pro dans la vie.
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par Victor »

jeandu53 a écrit : 18 mars 2026 10:18 Pour Nahel, il n'y a ni violences ni meurtre : le flic a agi en état de légitime défense. Il devrait au contraire être décoré pour cet acte de bravoure.
Tout à fait. Et ce policier a protégé l'ensemble de la population française des violences routières pouvant être commises par ce jeune excité, dangereux, trafiquant de drogue, sans permis.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par Mesoke »

Ok, donc tu valides la peine de mort sans procès, mais tu te dis super républicain protecteur des institutions.

A force de troller ça devient pitoyable d'incohérence ...
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par jeandu53 »

Kelenner a écrit : 18 mars 2026 10:23 C’est très discutable au vu des éléments ou des vidéos. A la rigueur on pourrait considérer que Nahel représentait un danger potentiel sur la route, mais certainement pas pour le policier, donc la légitime défense ne tient pas vraiment.

Quoi qu’il en soit, la requalification en « violences » est une absurdité totale : quand on tire à bout portant sur quelqu’un, c’est pour tuer, donc c’est soit un meurtre soit de la légitime défense, mais rien d’autre.
Oui, il représentait un danger pour les autres, de part son comportement dangereux au volant de son bolide.

Or la légitime défense est admise quand on tue quelqu'un qui menaçait de tuer quelqu'un d'autre.
Mesoke a écrit : 18 mars 2026 10:59 Ok, donc tu valides la peine de mort sans procès, mais tu te dis super républicain protecteur des institutions.

A force de troller ça devient pitoyable d'incohérence ...
Pas besoin de procès. La légitime défense est un motif d'irresponsabilité pénale reconnu par la loi. Donc le juge d'instruction aurait très bien pu rendre un non-lieu, donc dire n'y avoir lieu à aucun procès. La légitime défense peut toujours être retenue au moment du procès, mais elle aurait pu être retenue avant.
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par Fonck1 »

Mesoke a écrit : 18 mars 2026 10:59 Ok, donc tu valides la peine de mort sans procès, mais tu te dis super républicain protecteur des institutions.

A force de troller ça devient pitoyable d'incohérence ...
il y a eu une enquête.
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par Mesoke »

Il n'y aurait légitime défense que si l'intégrité physique du policier avait été menacée, ce qui n'était absolument pas le cas : au pire il serait serait mangé un rétroviseur d'une voiture qui venait de démarrer, et encore. Pour rappel la scène a été filmée et on voit très bien qu'il n'y a aucune légitime défense, juste un mec interpelé qui essayait de s'enfuir et qui a été abattu.

Ce pourquoi personne n'a retenu le motif de légitime défense dans cette affaire.
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par papibilou »

UBUROI a écrit : 18 mars 2026 09:19 J'ai modifié le sujet pour le rendre plus général et "historique". 2 affaires y sont relatées quant aux condamnations et recours éventuels
Parler de violences policières comme on pourrait en parler en Iran me semble induire que notre police est parfois, donc trop souvent, violente.
Métier ingrat, peu valorisé, exposé, j'ai trop souvent le sentiment qu'on les accuse facilement. Qui voudrait les suivre lorsqu'ils doivent entrer dans ces quartiers perdus de la république ou ils sont accueillis à coups de pierres, de mortiers d'artifices, voire de cocktails molotov.Non que certains des 250 000 policiers et gendarmes ne puissent déraper, mais parler de violences policières c'est insulter ce métier. Qui insulterait un autre corps de métier ?
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par Mesoke »

Tu fais l'amalgame entre des cas isolés de violences policières avérées et une pseudo violence policière généralisée. C'est pas bien d'essayer de tricher pour influer sur une discussion en changeant son sens. Les violences policières existent, essayer de les nier en parlant d'un cas extrême comme l'Iran c'est tricher pour effacer une réalité sur laquelle il faut travailler pour améliorer la situation.
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par Fonck1 »

papibilou a écrit : 18 mars 2026 11:19
UBUROI a écrit : 18 mars 2026 09:19 J'ai modifié le sujet pour le rendre plus général et "historique". 2 affaires y sont relatées quant aux condamnations et recours éventuels
Parler de violences policières comme on pourrait en parler en Iran me semble induire que notre police est parfois, donc trop souvent, violente.
Métier ingrat, peu valorisé, exposé, j'ai trop souvent le sentiment qu'on les accuse facilement. Qui voudrait les suivre lorsqu'ils doivent entrer dans ces quartiers perdus de la république ou ils sont accueillis à coups de pierres, de mortiers d'artifices, voire de cocktails molotov.Non que certains des 250 000 policiers et gendarmes ne puissent déraper, mais parler de violences policières c'est insulter ce métier. Qui insulterait un autre corps de métier ?
on vient de voir une vidéo de policier ayant affaire à des jeunes dont ils dérangent le trafic qui ont été attaqués.
le problème autour de tout ça, c'est l'injustice si des personnes sont prises à partie et qui n'y sont pour rien.

https://www.youtube.com/shorts/VdD-Keh5_pg

l'IGPn a été saisie.

je ne sais pas si la personne sur lesquelles les policiers qui jettent leur dévolue est impliqué, mais si ce n'est pas le cas c'est lamentable.

je suis POUR l'installation de caméras sur chaque policier que l'on voit enfin ce qu'il se passe.
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Re: Les violences policières, le droit, la justice.

Message par jeandu53 »

Mesoke a écrit : 18 mars 2026 11:15 Il n'y aurait légitime défense que si l'intégrité physique du policier avait été menacée, ce qui n'était absolument pas le cas : au pire il serait serait mangé un rétroviseur d'une voiture qui venait de démarrer, et encore. Pour rappel la scène a été filmée et on voit très bien qu'il n'y a aucune légitime défense, juste un mec interpelé qui essayait de s'enfuir et qui a été abattu.

Ce pourquoi personne n'a retenu le motif de légitime défense dans cette affaire.
Non, vous faites erreur. Il peut y avoir légitime défense si une autre personne est menacée :

Article 122-5 :
"N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte."
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