Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

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Corvo
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Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par Corvo »

Certains devraient commencer à se poser des questions sur ce qu'est une fois arrivée au pouvoir...l'extrême droite ...

Après leur participation à une manifestation contre son camp politique, le maire de Carcassonne a sommé la CGT, la FSU et Solidaires de quitter le bâtiment historique du centre-ville. Une première, mais qui fait suite à des pressions récurrentes sur les syndicats, notamment à Béziers ou au Blanc-Mesnil.

Le courrier officiel du maire RN de Carcassonne (Aude), Christophe Barthès, a été notifié par la police municipale mercredi 20 mai. Il intime à la CGT de quitter la Bourse du travail et rendre les clés d’ici le 1er juin. La mesure d’expulsion, annoncée par le nouvel édile de la cité audoise le 30 avril, vise aussi trois autres syndicats (CFDT, FSU et Solidaires), qui ont en commun avec la CGT d’avoir participé à une manifestation contre l’extrême droite organisée dans les rues de la ville par un collectif de jeunes lycéens et étudiants le 29 avril.

«Une attaque grave contre la liberté syndicale», ont dénoncé, dans une lettre au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et à celui du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, les numéros uns de sept confédérations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, l’Unsa, Solidaires), le 13 mai. «Si une municipalité peut, pour des raisons idéologiques, expulser des organisations syndicales d’un lieu qu’elles occupent parfois depuis près d’un siècle, alors c’est un précédent extrêmement dangereux qui est créé pour l’ensemble du pays», alertent Marylise Léon (CFDT), Sophie Binet (CGT), Frédéric Souillot (FO) et leurs homologues. «C’est inédit et cela montre ce que ferait l’extrême droite au pouvoir en France», renchérit Patrick Borde, co-secrétaire départemental de la FSU de l’Aude.

Une «présence essentielle»
En plein cœur de Carcassonne, la Bourse du travail abrite la CGT depuis près de quatre-vingt-dix ans. Un symbole du mouvement ouvrier. «C’est un lieu où, en plus de nos réunions, nous organisons des formations, nous accueillons les salariés, en particulier ceux des très petites entreprises [moins de dix salariés, ndlr] que nous renseignons sur leurs droits, et les saisonniers en galère, sans contrat de travail, dont les heures supplémentaires ne sont pas payées… C’est d’utilité publique !» défend Sophie Trochet, secrétaire générale de la CGT de l’Aude. «Dans un territoire durement touché par les inégalités sociales, cette présence est essentielle», rappelle l’intersyndicale dans son courrier. Jean-Pierre Farandou a réagi mercredi au Sénat en dénonçant «une forme de mépris de la démocratie sociale» et en «rappel [ant] que les salariés doivent pouvoir avoir accès en proximité aux organisations syndicales. C’est une question d’accès au droit et un enjeu fondamental de l’exercice de la liberté syndicale dans le territoire».

Christophe Barthès, qui fait valoir qu’aucune convention municipale d’occupation des locaux n’existerait, accuse de son côté les syndicats d’avoir «profité pendant trop longtemps des largesses des contribuables». «Les syndicats disposent de locaux municipaux, comme les associations, y compris sportives, car toutes ces organisations œuvrent pour l’intérêt général», rétorque le co-secrétaire de la FSU départementale Patrick Borde, indigné.

Si cette attaque marque par son caractère frontal, elle n’est pas la première du genre. A Béziers (Hérault), Robert Ménard, maire depuis 2014, longtemps soutenu par le parti lepéniste, s’en est également pris aux syndicats. Mais lui a usé de divers prétextes pour les priver de moyens, puis tenter de les mettre dehors. En 2017, il a remis en cause la convention municipale qui mettait la Bourse du travail gratuitement à leur disposition, en réclamant le paiement des frais d’électricité, de chauffage, d’eau, de ménage et de gardiennage. Ces deux dernières prestations ont alors été supprimées.

https://www.liberation.fr/economie/soci ... ROJI6U54I/
papibilou
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par papibilou »

On est dans l'air du temps et nombre de mairies de droite le plus souvent mais pas que RN, récupèrent ces salles pour leurs besoins.
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par Corvo »

papibilou a écrit : 21 mai 2026 18:59 On est dans l'air du temps et nombre de mairies de droite le plus souvent mais pas que RN, récupèrent ces salles pour leurs besoins.
Pour leurs "besoins" ?...Ils n'ont pas de WC ?...
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par jeandu53 »

Il y a une différence importante entre la gauche et la droite.

A gauche, vous voulez interdire à tous ceux qui sont un peu trop à droite pour vous d'exister et d'agir. Vous voulez leur interdire de tenir meeting, de faire des séances de dédicaces, de participer à des banquets, d'ouvrir un bar ou une brasserie d'organiser des réunions diverses et variées. Interdire les médias de Bolloré, aussi. Ce faisant, vous portez atteinte aux libertés fondamentales de vos opposants, des libertés consubstantielles à l’État de droit : liberté de réunion, liberté d'expression, droit de propriété, liberté d'entreprise. Et le pire, c'est que vous trouvez ça normal, et que vous allez donner des leçons. Mais vos leçons, vous pouvez vous les garder pour vous.

Car à droite, à l'inverse, on ne veut pas interdire. On veut juste que l'argent public soit mieux utilisé. On estime que l'argent public n'a pas vocation à financer des associations politisées, et on veut l'affecter à des missions plus utiles.
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par Corvo »

jeandu53 a écrit : 22 mai 2026 06:54 Il y a une différence importante entre la gauche et la droite.

A gauche, vous voulez interdire à tous ceux qui sont un peu trop à droite pour vous d'exister et d'agir. Vous voulez leur interdire de tenir meeting, de faire des séances de dédicaces, de participer à des banquets, d'ouvrir un bar ou une brasserie d'organiser des réunions diverses et variées. Interdire les médias de Bolloré, aussi. Ce faisant, vous portez atteinte aux libertés fondamentales de vos opposants, des libertés consubstantielles à l’État de droit : liberté de réunion, liberté d'expression, droit de propriété, liberté d'entreprise. Et le pire, c'est que vous trouvez ça normal, et que vous allez donner des leçons. Mais vos leçons, vous pouvez vous les garder pour vous.

Car à droite, à l'inverse, on ne veut pas interdire. On veut juste que l'argent public soit mieux utilisé. On estime que l'argent public n'a pas vocation à financer des associations politisées, et on veut l'affecter à des missions plus utiles.
"vous voulez interdire" Qui vous ?...
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par jeandu53 »

Vous, ça désigne tous les gens de gauche obsédés par l'extrême-droite. Dans mon esprit, vous en faites partie, vu le nombre d'articles sur le RN que vous publiez.
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par UBUROI »

papibilou a écrit : 21 mai 2026 18:59 On est dans l'air du temps et nombre de mairies de droite le plus souvent mais pas que RN, récupèrent ces salles pour leurs besoins.
L'édulcorant se bouche le nez. T'es payé pour écrire cette ânerie,!
Le RN est porteur de l'un des germes du fascisme: la chasse aux syndicats libres pour y installer, un jour, s'il obtient le pouvoir, des syndicats " maisons", en réformant les branches professionnelles...afin de libérer le patronat!

Une version "syndicale" M.Ricordeau CFDT:
Il n'aura pas fallu attendre bien longtemps après les élections municipales pour voir les nouveaux maires Rassemblement national montrer leur vrai visage, celui de l’extrême droite la plus sectaire et dangereuse.

Après le maire de Liévin, qui a supprimé la cérémonie du 1er Mai, au motif que les syndicats feraient de la « propagande » – insultant au passage la mémoire ouvrière de cette cité minière et celle des 42 victimes du coup de grisou de 1974 – avant de tenter d’appliquer la préférence nationale pour l’attribution des logements sociaux, c’est au tour du maire de Carcassonne de menacer d’expulser les organisations syndicales des locaux mis à disposition par la ville.

En s’attaquant ainsi aux organisations syndicales, qui sont des remparts indispensables pour la défense des droits, et en réduisant leurs moyens pour les empêcher d’agir, le RN confirme ce que nous disons depuis longtemps.

Dès qu’elle arrive au pouvoir, l’extrême droite met en pratique ses fondamentaux… ceux qui sapent les fondements mêmes de notre démocratie et de notre vivre-ensemble, en exigeant notamment l’allégeance à ses idées, au détriment de l’intérêt général.

C’est pourquoi, comme le réaffirme le projet de résolution revendicative du congrès de Bordeaux, la CFDT, fidèle à son histoire, choisit la résistance et le combat face à l’extrême droite dont les idées ne sont pas seulement critiquables ou dangereuses, mais mortifères.
Que s'est il passé sous Vichy?
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par UBUROI »

Réaction...action devant le tribunal et appel aux pouvoirs publics.
Le Maire, agriculteur profiteur des largesses de l'UE, membre de la CR, filiale du RN. Qui a voté pour ça !
https://www.lemonde.fr/politique/articl ... 23448.html

Carcassonne, des syndicats délogés de locaux municipaux protestent contre le maire RN de la ville

Après une manifestation contre ses premières mesures, Christophe Barthès avait appelé la CGT, la FSU, SUD et la CFDT à restituer les bureaux qu’elles occupent dans le centre-ville. Ces organisations, qui veulent s’opposer en justice à la mesure d’expulsion, dénoncent une « atteinte à la liberté d’expression » et la « mauvaise foi politique » de l’élu.
Le Monde avec AFP

Le 13 mai 2026 à 20h02, modifié le 14 mai 2026 à 00h26


Des syndicalistes rassemblés devant la Bourse du travail de Carcassonne, le 13 mai 2026. ED JONES/AFP
Environ 200 syndicalistes se sont rassemblés, mercredi 13 mai, devant la Bourse du travail de Carcassonne, un bâtiment municipal dont le maire de la préfecture de l’Aude, Christophe Barthès (Rassemblement national, RN), veut déloger plusieurs organisations syndicales hostiles à son égard, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse.

Le 30 avril, au lendemain d’une manifestation contre ses premières mesures, Christophe Barthès, élu en mars à la tête de cette ville de 50 000 habitants, a appelé la CGT, la FSU, SUD et la CFDT à restituer les bureaux qu’elles occupent gratuitement. « [La] CFDT, SUD, [la] CGT et [la] FSU ont choisi de s’opposer au choix exprimé par les Carcassonnais le 22 mars dernier. Ces syndicats nationaux ont profité pendant trop longtemps des largesses des contribuables », avait-il dit.


Présent lors du rassemblement de mercredi, Patrick Borde, cosecrétaire départemental de la FSU, juge l’argument du maire « honteux » et dénonce une « atteinte à la liberté d’expression, de manifester ». « Notre activité, elle est dans le sens de l’intérêt général. Ces locaux, c’est un lieu de travail, destiné à accueillir les salariés du privé et du public qui en ont besoin. (…) Si un maire RN engage des représailles car des syndicats manifestent, que se passera-t-il dans le pays si le candidat RN est élu en 2027 », s’est interrogé le syndicaliste.

Lire aussi l’enquête
Au Rassemblement national, les nouveaux maires ciblent l’Europe, la culture et les syndicats : « Ils y vont plus franchement »

« Mauvaise foi politique »
Ancien agriculteur et ex-responsable départemental du syndicat agricole Coordination rurale, le maire de Carcassonne assure qu’il respecte la liberté syndicale, « mais profiter des largesses de ceux que l’on dénigre, je regrette, mais c’est terminé ».

Depuis sa prise de fonction, Christophe Barthès a déclenché des polémiques en retirant le drapeau européen de la façade de la mairie, mais aussi en retirant la subvention municipale à la Ligue des droits de l’homme (LDH) pour avoir contesté en justice un arrêté antimendicité.

Les syndicats menacés d’expulsion comptent s’opposer en justice à cette décision. Dans une lettre adressée aux ministres de l’intérieur et du travail, les principaux syndicats nationaux, la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, l’UNSA, la FSU et SUD ont pointé « la mauvaise foi politique » de la municipalité RN. « A Carcassonne, comme ailleurs, les locaux syndicaux et les Bourses du travail ne sont pas des locaux municipaux comme les autres. Comme partout en France, il s’agit de lieux historiques d’accueil, d’organisation et de défense des travailleurs et travailleuses », ont-ils également souligné.

Dans ce texte, les états-majors syndicaux appellent le gouvernement à « intervenir afin que soit garanti le respect des libertés syndicales et des principes républicains ». « Dans une démocratie, les syndicats ne doivent jamais être réduits au silence par le pouvoir politique. » D’après les syndicats, la décision du maire de Carcasonne contrevient à la convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948.

Lire aussi
A Carcassonne, Christophe Barthès, le nouveau maire RN, rompt les habitudes avec la presse locale
Le Monde avec AFP
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par Mesoke »

jeandu53 a écrit : 22 mai 2026 06:54 Il y a une différence importante entre la gauche et la droite.

A gauche, vous voulez interdire à tous ceux qui sont un peu trop à droite pour vous d'exister et d'agir. Vous voulez leur interdire de tenir meeting, de faire des séances de dédicaces, de participer à des banquets, d'ouvrir un bar ou une brasserie d'organiser des réunions diverses et variées. Interdire les médias de Bolloré, aussi. Ce faisant, vous portez atteinte aux libertés fondamentales de vos opposants, des libertés consubstantielles à l’État de droit : liberté de réunion, liberté d'expression, droit de propriété, liberté d'entreprise. Et le pire, c'est que vous trouvez ça normal, et que vous allez donner des leçons. Mais vos leçons, vous pouvez vous les garder pour vous.

Car à droite, à l'inverse, on ne veut pas interdire. On veut juste que l'argent public soit mieux utilisé. On estime que l'argent public n'a pas vocation à financer des associations politisées, et on veut l'affecter à des missions plus utiles.
Rappelons que l'anti-syndicalisme était la base du fascisme, du vrai.

Et qu'une bourse du travail a pour objectif la défense des salariés. Ces salariés que le RN drague depuis des lustres.
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par vivarais »

Corvo a écrit : 21 mai 2026 17:37 Certains devraient commencer à se poser des questions sur ce qu'est une fois arrivée au pouvoir...l'extrême droite ...

Après leur participation à une manifestation contre son camp politique, le maire de Carcassonne a sommé la CGT, la FSU et Solidaires de quitter le bâtiment historique du centre-ville. Une première, mais qui fait suite à des pressions récurrentes sur les syndicats, notamment à Béziers ou au Blanc-Mesnil.

Le courrier officiel du maire RN de Carcassonne (Aude), Christophe Barthès, a été notifié par la police municipale mercredi 20 mai. Il intime à la CGT de quitter la Bourse du travail et rendre les clés d’ici le 1er juin. La mesure d’expulsion, annoncée par le nouvel édile de la cité audoise le 30 avril, vise aussi trois autres syndicats (CFDT, FSU et Solidaires), qui ont en commun avec la CGT d’avoir participé à une manifestation contre l’extrême droite organisée dans les rues de la ville par un collectif de jeunes lycéens et étudiants le 29 avril.

«Une attaque grave contre la liberté syndicale», ont dénoncé, dans une lettre au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et à celui du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, les numéros uns de sept confédérations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, l’Unsa, Solidaires), le 13 mai. «Si une municipalité peut, pour des raisons idéologiques, expulser des organisations syndicales d’un lieu qu’elles occupent parfois depuis près d’un siècle, alors c’est un précédent extrêmement dangereux qui est créé pour l’ensemble du pays», alertent Marylise Léon (CFDT), Sophie Binet (CGT), Frédéric Souillot (FO) et leurs homologues. «C’est inédit et cela montre ce que ferait l’extrême droite au pouvoir en France», renchérit Patrick Borde, co-secrétaire départemental de la FSU de l’Aude.

Une «présence essentielle»
En plein cœur de Carcassonne, la Bourse du travail abrite la CGT depuis près de quatre-vingt-dix ans. Un symbole du mouvement ouvrier. «C’est un lieu où, en plus de nos réunions, nous organisons des formations, nous accueillons les salariés, en particulier ceux des très petites entreprises [moins de dix salariés, ndlr] que nous renseignons sur leurs droits, et les saisonniers en galère, sans contrat de travail, dont les heures supplémentaires ne sont pas payées… C’est d’utilité publique !» défend Sophie Trochet, secrétaire générale de la CGT de l’Aude. «Dans un territoire durement touché par les inégalités sociales, cette présence est essentielle», rappelle l’intersyndicale dans son courrier. Jean-Pierre Farandou a réagi mercredi au Sénat en dénonçant «une forme de mépris de la démocratie sociale» et en «rappel [ant] que les salariés doivent pouvoir avoir accès en proximité aux organisations syndicales. C’est une question d’accès au droit et un enjeu fondamental de l’exercice de la liberté syndicale dans le territoire».

Christophe Barthès, qui fait valoir qu’aucune convention municipale d’occupation des locaux n’existerait, accuse de son côté les syndicats d’avoir «profité pendant trop longtemps des largesses des contribuables». «Les syndicats disposent de locaux municipaux, comme les associations, y compris sportives, car toutes ces organisations œuvrent pour l’intérêt général», rétorque le co-secrétaire de la FSU départementale Patrick Borde, indigné.

Si cette attaque marque par son caractère frontal, elle n’est pas la première du genre. A Béziers (Hérault), Robert Ménard, maire depuis 2014, longtemps soutenu par le parti lepéniste, s’en est également pris aux syndicats. Mais lui a usé de divers prétextes pour les priver de moyens, puis tenter de les mettre dehors. En 2017, il a remis en cause la convention municipale qui mettait la Bourse du travail gratuitement à leur disposition, en réclamant le paiement des frais d’électricité, de chauffage, d’eau, de ménage et de gardiennage. Ces deux dernières prestations ont alors été supprimées.

https://www.liberation.fr/economie/soci ... ROJI6U54I/
Dans un premier temps , on ne récolte que ce que l'on sème
Ensuite ce n'est pas aux municipalités de pourvoir financièrement aux besoins des syndicats
C'est comme les dotations de l'état uniquement aux syndicats confédérés de 1966 (les syndicats autonomes se débrouillent sans les 58 millions €)
Ils n'ont qu'à faire du syndicalisme plutôt que de la politique et ils auraient plus de 5 % de salariés syndiqués
En allemagne les syndicats sont d'abord corporateurs et non confédérés et donc non subventionnés et ils ont un taux de syndicalisme élevé parfois pour certains à plus de 80 % car ils ne font pas de politique
Le RN ne fait que mettre le clocher au centre du village ; les contribuables n'ont pas à être des vaches à lait pour tout "syndicats ; associations ; ONG ; Fondations etc "
Le RN ne fait que démontrer comment on peut redresser un budget en ne gaspillant pas l'argent publique
Ciotti fait la même chose en supprimant des évènements sans rapport avec la ville de Nice et ainsi économisé 6 millions €
On ne fait pas le bon samaritain avec l'argent public
A Hayange aussi le maire l'a fait et en remplacement il a créé un service d'aide au déplacement des personnes qui en avaient besoin
Ces personnes ont été enregistrées à la mairie et sur un simple appel ; une navette est à leur disposition et vient les chercher à domicile
En plus de 40 ans de gestion municipale socialiste cela n'avaient jamais été fait
Les activités autres que celles propres à tous les administrés n'ont pas à être financées par les municipalités
Corvo and Co il va falloir vous y faire pour après 2027 car les milliards manquants au budget seront vite trouvés sans augmenter mais en diminuant la fiscalité
Toutes les fondations créées pour recaser les amis politiques qui ont perdu leur mandat devront auto financer
un exemple :
Fondation Jacques Chirac, créée en 1997, œuvrant pour la prévention des conflits et la promotion de la paix

Il y a l'ONU pour cela à laquelle déjà la france participe même si inefficace
On l'a vu nos casques bleus se font tuer par le HEZBOLLAH en toute impunité et même à l'ONU on vote des déclarations en sa faveur
Depuis 1967 ; les casques bleus sont présents au LIBAN ; des centaines voir des milliers se font fait tuer pour rien
Même le cessez le feu décrété entre le Liban et Israël , le HEZBOLLAH le refuse
Le RN ne finance dans les municipalités qu'il gère que ce qui est d'une utilité pour tous les administrés de la commune uniquement
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par Patchouli38 »

Cela prouve bien que les premiers cocufiés seront les salariés eux-mêmes qui n'auront plus personne pour les défendre.

Il y a déjà un précédent en 2024 où le RN s'attaquait non seulement aux syndicats, mais également au droit de grève :

https://www.revolutionpermanente.fr/Syn ... ntreprises

Ce parti est un parti dangereux à tous les égards. Il cherche à affaiblir fortement les syndicats existants et donc limiter leurs champs d'actions.
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par Corvo »

jeandu53 a écrit : 22 mai 2026 07:20 Vous, ça désigne tous les gens de gauche obsédés par l'extrême-droite. Dans mon esprit, vous en faites partie, vu le nombre d'articles sur le RN que vous publiez.
Trouvez et publiez un de mes posts dans lequel je demande l'interdiction du RN ou tout autre parti d'extrême droite et dans la foulée les posts dans lesquels je demanderai l'interdiction de "Le canon Français" des meetings du RN de Reconquête ou de l'UDR.
Et je continuerai puisque, et je vous en remercie, vous m'y encouragé à publier des fils sur l'extrême droite à laquelle visiblement vous n'êtes pas insensible et l'ultra droite.
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par papibilou »

Patchouli38 a écrit : 22 mai 2026 09:09 Cela prouve bien que les premiers cocufiés seront les salariés eux-mêmes qui n'auront plus personne pour les défendre.

Il y a déjà un précédent en 2024 où le RN s'attaquait non seulement aux syndicats, mais également au droit de grève :

https://www.revolutionpermanente.fr/Syn ... ntreprises

Ce parti est un parti dangereux à tous les égards. Il cherche à affaiblir fortement les syndicats existants et donc limiter leurs champs d'actions.
Vous tombez dans l'outrance.
Si, les salariés continueront à être défendus.
Non le RN n'est pas contre le droit de grève en général mais pour la continuité du service public dans les transports. Vous trouvez normal que les syndicats dans les transports publics puissent paralyser les transports publics lors des fêtes ou des départs en vacances ou empêcher les usagers d'aller bosser ? En Italie par exemple, ils peuvent faire grève mais pas n'importe quand (pas les départs et retours de vacances pas aux heures de pointe pour les transports urbains.
Seul point d'accord, oui ils veulent affaiblir les syndicats existants avec des syndicats moins encartés politiquement.
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par UBUROI »

Encartés...RN
Des fachos déjà sur cette question!
Qu'à fait Pétain?
La CR est un bon exemple du syndicalisme réactionnaire sur le plan européen et environnemental et corporatiste.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Les Bourses du travail, hauts lieux syndicaux ciblés par les mairies d’extrême droite

Message par Patchouli38 »

papibilou a écrit : 22 mai 2026 10:06
Patchouli38 a écrit : 22 mai 2026 09:09 Cela prouve bien que les premiers cocufiés seront les salariés eux-mêmes qui n'auront plus personne pour les défendre.

Il y a déjà un précédent en 2024 où le RN s'attaquait non seulement aux syndicats, mais également au droit de grève :

https://www.revolutionpermanente.fr/Syn ... ntreprises

Ce parti est un parti dangereux à tous les égards. Il cherche à affaiblir fortement les syndicats existants et donc limiter leurs champs d'actions.
Vous tombez dans l'outrance.
Si, les salariés continueront à être défendus.
Non le RN n'est pas contre le droit de grève en général mais pour la continuité du service public dans les transports. Vous trouvez normal que les syndicats dans les transports publics puissent paralyser les transports publics lors des fêtes ou des départs en vacances ou empêcher les usagers d'aller bosser ? En Italie par exemple, ils peuvent faire grève mais pas n'importe quand (pas les départs et retours de vacances pas aux heures de pointe pour les transports urbains.
Seul point d'accord, oui ils veulent affaiblir les syndicats existants avec des syndicats moins encartés politiquement.
Peut-être êtes-vous à même de nous expliquer le sens de cette phrase :

"L’une de ces mesures pro-patronales est la volonté de « faciliter la création de nouveaux syndicats » au nom de la « [recréation] des conditions d’une véritable liberté syndicale ». Lors de sa présentation, Jean-Philippe Tanguy expliquait à ce sujet que ces réformes favoriseraient la création de « syndicats-maison » et soutiendraient la « productivité des entreprises », tout en luttant contre la « politisation des syndicats représentatifs ».

Pour ma part, j'entends par là, la suppression des syndicats existants pour en créer à la botte des patrons.
Je ne vois pas en quoi les syndicats sont politisés (excuse bateau souvent servi par le RN) et en quoi ils gênent la productivité des entreprises.
De ce fait, en cas de litige, le salarié se ferait cocufié deux fois : par un "syndicat-maison" aux contours flous, et par les patrons.

N'ayant pas le droit de copier-coller un article du journal Le Monde, je peux néanmoins résumer qu'il s'agit d'une étiquette péjorative voire nocive, dont personne n'arrive à sortir une définition de syndicat-maison.
Par ailleurs, les syndicats n'auraient plus aucune confédération, ni fédération, ni statuts officiels, ni pluralité. Cela se transformera en une forme de paternalisme.

https://www.lemonde.fr/archives/article ... 19218.html

On peut donc le résumer comme ceci : "le patron aura toujours le dernier mot".

La posture du RN prouve bien qu'il est toujours du côté des patrons, et uniquement des patrons. Les premiers "baisés" seront les salariés, dont les électeurs de ce parti.
"La valeur ne dépend pas de la religion, mais de l'amour qui nous fait considérer l'autre comme un frère ou une sœur"
Sœur Emmanuelle
"Notre vraie nationalité est l'Humanité" Herbert Georges Wells
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