Mais il la met en scène sur Paris Match, sa vie privée ! Elle n'est donc plus privée, elle devient publique ! Elle est même " people" s'agissant d'une princesse.latresne a écrit : 09 juin 2026 01:08 Qu'on critique Bardella pour ses opinions politiques ,pourquoi pas .Mais s'occuper de sa vie privé est complètement débile à l'image de ceux qui en sont coupables qui sont des jaloux , des aigris.
Ce qui est quand même incroyable n'est pas tant la mise en scène de cette romance obsolète : c'est tous les gogos qui y croient et qui vont voter pour un imposteur qui les trahit déjà, sous leurs yeux.
Oui, parce que, qu'est ce qu'ils en ont à cirer les électeurs sincères du RN de l'histoire de leur candidat avec une princesse ? C'est ça qu'ils attendent ? C'est ça qui va les consoler de leurs frustrations et qui va augmenter leur pouvoir d'achat ? C'est ça qui va les libérer de leur hantise de l'immigration et de " l'islamisation du pays " ?
On est au degré zéro d'un minimum de conscience politique de classe : on distrait les petites gens de leurs problèmes avec une histoire de Prince charmant et de Princesse de sang noble. Et on est en 2026, pourtant ! Pas au Moyen-âge ou au XIX ieme siècle !
Sans oublier que le Prince charmant a déjà fait acte de soumission au grand patronat dont il cherche à se faire un allié précieux dans son accession au pouvoir mais aussi pour après.
Un grand patronat qui ne se cache pas d'avoir besoin d'une main d'oeuvre bon marché et donc issue d'une immigration légale ou illégale ( cette dernière étant la moins chère, bien entendu, donc la plus souhaitable...)
Quand tous les gogos qui se bercent d'illusions sur leur Prince charmant auront compris que ce type n'est qu'un imposteur de plus qui se sert d'eux pour arriver au pouvoir, ils auront fait un sacré pas en avant dans la compréhension du système dont ils sont l'enjeu.
Et je ne suis pas sûr que le lot de consolation qui continuera de leur être offert ( le story telling du petit prince charmant venu du peuple avec sa princesse noble) leur suffira.


