« Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
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« Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
Qui sème le vent...
Dix-sept mois après la publication par « Frontières » d’une liste d’avocats présentés comme les « coupables de l’invasion migratoire », le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné son directeur, Erik Tegnér, à 6 mois d’emprisonnement avec sursis et 10 000 € d’amende pour avoir exposé des avocat·es à un risque de violences qu’il ne pouvait ignorer en sa qualité de directeur de publication.
La 14ème chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny, a déclaré ce jour Erik Tegnér, directeur du magazine d’extrême droite Frontières, coupable du délit prévu à l’article 223-1-1 du code pénal, qui réprime :
« Le fait de révéler, de diffuser ou de transmettre, par quelque moyen que ce soit, des informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle d’une personne permettant de l’identifier ou de la localiser aux fins de l’exposer ou d’exposer les membres de sa famille à un risque direct d’atteinte à la personne ou aux biens que l’auteur ne pouvait ignorer. »
- Peine d'emprisonnement : 6 mois avec sursis
- Amende :10 000 €
- Parties civiles (10 au total) : 1 500 € de dommages-intérêts chacune
- Conseil national des barreaux et ordres des avocats parties civiles : 1 € symbolique de dommages-intérêts chacun
Erik Tegnér était absent lors du prononcé du jugement.
Pour rappel, le 30 janvier 2025, le magazine Frontières (dont il était le directeur de publication) publiait un hors-série consacré aux prétendus « coupables de l’invasion migratoire ».
Soixante avocats et magistrats exerçant en droit des étrangers y étaient nommément désignés. Quatre d’entre nous voyaient également leur photographie diffusée sur les réseaux sociaux du média : Roman Sangue, Morgan Bescou, Laurent Sabatier et moi-même
Dès le lendemain, nous alertions publiquement sur les conséquences prévisibles de ces publications. Nous écrivions alors qu’elles avaient pour effet de « désigner des cibles et justifier des actes de haine à notre encontre ».
C’est exactement ce qui s’est produit.
Un ciblage et des menaces de mort à notre encontre
Mon confrère Roman Sangue et moi-même avons fait l’objet d’un ciblage spécifique.
Notre confrère Morgan Bescou, dont la photographie avait également été diffusée par Frontières (aux côté de notre confrère Laurent Sabatier), l’avait lui-même relevé dans un entretien accordé à Mediapart : « Il est souligné que Me Sangue est franco-iranien, les origines maghrébines de Me Djemaoun sont mises en avant… Nous, on est blancs, on a des noms à consonance française, donc on n’est pas assimilés à de la “mauvaise graine” en provenance de l’étranger. »
— Me Morgan Bescou, Mediapart, 5 février 2025
Pendant plusieurs semaines, Roman Sangue et moi-même avions reçu de très nombreux messages d’insultes, de harcèlement et de menaces de mort parmi lesquelles :
« sangsue »
« ennemi de la France »
« vermine »
« vous faites bien de nous donner les noms »
« à mort »
« guillotine »
« il faut renverser cette justice d’islamo-collabos »
« à eux de trembler »
D’autres consœurs et confrères ont été victimes d’actes d’intimidation, de dégradations ou de menaces visant leur cabinet professionnel. Certain(e)s n’osaient plus s’y rendre seuls.
La condamnation d'Erik Tegnér
Le président du tribunal a notamment relevé qu'Erik Tegnér : « ne pouvait ignorer que la publication était susceptible de causer des comportements violents à l’égard des avocats » et que le magazine avait usé d’une : « rhétorique virulente » reposant sur une : « liste accusatoire et stigmatisante ».
Le tribunal rappelle que :« Les avocats n’ont fait qu’exercer leur fonction et leur mission participant à l’État de droit. Leur mission s’exerce dans les termes de leur serment. Ils ne sauraient être désignés comme coupables de la situation de leurs clients quels qu’ils soient. »
Une décision de justice importante pour l’État de droit
L’affaire ne portait pas sur la liberté de critiquer la politique migratoire, les juridictions administratives ou même les avocats exerçant en droit des étrangers. Une telle critique relève naturellement de la liberté d’expression et de la liberté d’informer.
La question posée au tribunal était différente : peut-on publier une liste nominative de professionnels présentés comme les « coupables » d’un prétendu phénomène de société, diffuser les photographies de certains d’entre eux et les exposer à un risque prévisible de violences, d’intimidations ou de menaces ?
Le tribunal répond aujourd’hui par la négative.
Ce jugement constitue un rappel important : la liberté d’informer ne protège pas la désignation de boucs émissaires. Elle ne permet pas davantage d’exposer des personnes identifiables à un risque de violences que l’auteur ne pouvait ignorer.
À travers ce jugement, le tribunal protège non seulement les avocats visés, mais aussi un principe fondamental : celui selon lequel nul ne peut être pris pour cible pour avoir exercé la mission que la loi lui confie.
Les ressortissants étrangers sont déjà largement exposés à la haine et à la violence. Désormais, ceux qui assurent leur défense le sont également.
Et ce, au surplus, sur la base d’informations erronées. Le magazine affirmait par exemple qu’un avocat pouvait percevoir jusqu’à 5 300 euros d’aide juridictionnelle pour un dossier, voire davantage en appel. La réalité est tout autre : la rémunération perçue au titre de l’aide juridictionnelle se situe entre 130 et 600 euros.
Nous n’avons rien fait d’autre que notre métier.
C’est pour cela que nous avons été menacés de mort.
Nous remercions chaleureusement le Conseil national des barreaux (CNB), les différents ordres des avocats (Paris, Tours, Dijon, Toulouse), l’Association pour la défense des droits des étrangers (ADDE) pour leur brillante défense, ainsi que l’ensemble personnes, des consœurs et confrères qui nous ont apporté leur soutien dès les premiers jours de cette affaire.
Le 31 janvier 2025, nous alertions sur un danger.
Le 18 juin 2026, la justice reconnaît que ce danger était réel.
https://blogs.mediapart.fr/samy-djemaou ... -etrangers
Dix-sept mois après la publication par « Frontières » d’une liste d’avocats présentés comme les « coupables de l’invasion migratoire », le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné son directeur, Erik Tegnér, à 6 mois d’emprisonnement avec sursis et 10 000 € d’amende pour avoir exposé des avocat·es à un risque de violences qu’il ne pouvait ignorer en sa qualité de directeur de publication.
La 14ème chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny, a déclaré ce jour Erik Tegnér, directeur du magazine d’extrême droite Frontières, coupable du délit prévu à l’article 223-1-1 du code pénal, qui réprime :
« Le fait de révéler, de diffuser ou de transmettre, par quelque moyen que ce soit, des informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle d’une personne permettant de l’identifier ou de la localiser aux fins de l’exposer ou d’exposer les membres de sa famille à un risque direct d’atteinte à la personne ou aux biens que l’auteur ne pouvait ignorer. »
- Peine d'emprisonnement : 6 mois avec sursis
- Amende :10 000 €
- Parties civiles (10 au total) : 1 500 € de dommages-intérêts chacune
- Conseil national des barreaux et ordres des avocats parties civiles : 1 € symbolique de dommages-intérêts chacun
Erik Tegnér était absent lors du prononcé du jugement.
Pour rappel, le 30 janvier 2025, le magazine Frontières (dont il était le directeur de publication) publiait un hors-série consacré aux prétendus « coupables de l’invasion migratoire ».
Soixante avocats et magistrats exerçant en droit des étrangers y étaient nommément désignés. Quatre d’entre nous voyaient également leur photographie diffusée sur les réseaux sociaux du média : Roman Sangue, Morgan Bescou, Laurent Sabatier et moi-même
Dès le lendemain, nous alertions publiquement sur les conséquences prévisibles de ces publications. Nous écrivions alors qu’elles avaient pour effet de « désigner des cibles et justifier des actes de haine à notre encontre ».
C’est exactement ce qui s’est produit.
Un ciblage et des menaces de mort à notre encontre
Mon confrère Roman Sangue et moi-même avons fait l’objet d’un ciblage spécifique.
Notre confrère Morgan Bescou, dont la photographie avait également été diffusée par Frontières (aux côté de notre confrère Laurent Sabatier), l’avait lui-même relevé dans un entretien accordé à Mediapart : « Il est souligné que Me Sangue est franco-iranien, les origines maghrébines de Me Djemaoun sont mises en avant… Nous, on est blancs, on a des noms à consonance française, donc on n’est pas assimilés à de la “mauvaise graine” en provenance de l’étranger. »
— Me Morgan Bescou, Mediapart, 5 février 2025
Pendant plusieurs semaines, Roman Sangue et moi-même avions reçu de très nombreux messages d’insultes, de harcèlement et de menaces de mort parmi lesquelles :
« sangsue »
« ennemi de la France »
« vermine »
« vous faites bien de nous donner les noms »
« à mort »
« guillotine »
« il faut renverser cette justice d’islamo-collabos »
« à eux de trembler »
D’autres consœurs et confrères ont été victimes d’actes d’intimidation, de dégradations ou de menaces visant leur cabinet professionnel. Certain(e)s n’osaient plus s’y rendre seuls.
La condamnation d'Erik Tegnér
Le président du tribunal a notamment relevé qu'Erik Tegnér : « ne pouvait ignorer que la publication était susceptible de causer des comportements violents à l’égard des avocats » et que le magazine avait usé d’une : « rhétorique virulente » reposant sur une : « liste accusatoire et stigmatisante ».
Le tribunal rappelle que :« Les avocats n’ont fait qu’exercer leur fonction et leur mission participant à l’État de droit. Leur mission s’exerce dans les termes de leur serment. Ils ne sauraient être désignés comme coupables de la situation de leurs clients quels qu’ils soient. »
Une décision de justice importante pour l’État de droit
L’affaire ne portait pas sur la liberté de critiquer la politique migratoire, les juridictions administratives ou même les avocats exerçant en droit des étrangers. Une telle critique relève naturellement de la liberté d’expression et de la liberté d’informer.
La question posée au tribunal était différente : peut-on publier une liste nominative de professionnels présentés comme les « coupables » d’un prétendu phénomène de société, diffuser les photographies de certains d’entre eux et les exposer à un risque prévisible de violences, d’intimidations ou de menaces ?
Le tribunal répond aujourd’hui par la négative.
Ce jugement constitue un rappel important : la liberté d’informer ne protège pas la désignation de boucs émissaires. Elle ne permet pas davantage d’exposer des personnes identifiables à un risque de violences que l’auteur ne pouvait ignorer.
À travers ce jugement, le tribunal protège non seulement les avocats visés, mais aussi un principe fondamental : celui selon lequel nul ne peut être pris pour cible pour avoir exercé la mission que la loi lui confie.
Les ressortissants étrangers sont déjà largement exposés à la haine et à la violence. Désormais, ceux qui assurent leur défense le sont également.
Et ce, au surplus, sur la base d’informations erronées. Le magazine affirmait par exemple qu’un avocat pouvait percevoir jusqu’à 5 300 euros d’aide juridictionnelle pour un dossier, voire davantage en appel. La réalité est tout autre : la rémunération perçue au titre de l’aide juridictionnelle se situe entre 130 et 600 euros.
Nous n’avons rien fait d’autre que notre métier.
C’est pour cela que nous avons été menacés de mort.
Nous remercions chaleureusement le Conseil national des barreaux (CNB), les différents ordres des avocats (Paris, Tours, Dijon, Toulouse), l’Association pour la défense des droits des étrangers (ADDE) pour leur brillante défense, ainsi que l’ensemble personnes, des consœurs et confrères qui nous ont apporté leur soutien dès les premiers jours de cette affaire.
Le 31 janvier 2025, nous alertions sur un danger.
Le 18 juin 2026, la justice reconnaît que ce danger était réel.
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
L' état de droit rappelle à la bollosphère et ses larbins du RN que la France de 1958, la Vè République ne capitulera pas!
Le masque tombe, le rimmel fout le camp, l'Arcom, la Justice mettra au pas...ceux qui veulent une France lobotomisée à la manière des p'tits blancs de Maga ou des Russes sous la coupe du Kremlin.
La Hongrie a viré Orban, l'Ukraine est maintenant soutenue par 27 vrais européens. En 2027, suffira de virer le Plastic Bertrand von Monaco des 2 Faux Cils
, la honte du collaborationnisme
Le masque tombe, le rimmel fout le camp, l'Arcom, la Justice mettra au pas...ceux qui veulent une France lobotomisée à la manière des p'tits blancs de Maga ou des Russes sous la coupe du Kremlin.
La Hongrie a viré Orban, l'Ukraine est maintenant soutenue par 27 vrais européens. En 2027, suffira de virer le Plastic Bertrand von Monaco des 2 Faux Cils
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
Je vois Tegnér se plaindre partout d'une justice corrompue, Cordier ou Maréchal le soutenir. C'est beau les associations de malfaiteurs qui se forment sous nos yeux.
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vivarais
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
Vous allez être déçu car personne ne pipe motMesoke a écrit : 19 juin 2026 06:44 Je vois Tegnér se plaindre partout d'une justice corrompue, Cordier ou Maréchal le soutenir. C'est beau les associations de malfaiteurs qui se forment sous nos yeux.
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
Rien de nouveau ...l'opération portes ouvertes a toujours eu ses protecteurs ..
Autre chose ?

Autre chose ?
La tolérance c'est quand on connait des cons- et qu'on ne dit pas les noms
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
Article signé par un avocat lui-même professionnel du droit des étrangers. En termes d'objectivité, ce n'est pas terrible.Corvo a écrit : 19 juin 2026 04:38 Qui sème le vent...
Dix-sept mois après la publication par « Frontières » d’une liste d’avocats présentés comme les « coupables de l’invasion migratoire », le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné son directeur, Erik Tegnér, à 6 mois d’emprisonnement avec sursis et 10 000 € d’amende pour avoir exposé des avocat·es à un risque de violences qu’il ne pouvait ignorer en sa qualité de directeur de publication.
La 14ème chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny, a déclaré ce jour Erik Tegnér, directeur du magazine d’extrême droite Frontières, coupable du délit prévu à l’article 223-1-1 du code pénal, qui réprime :
« Le fait de révéler, de diffuser ou de transmettre, par quelque moyen que ce soit, des informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle d’une personne permettant de l’identifier ou de la localiser aux fins de l’exposer ou d’exposer les membres de sa famille à un risque direct d’atteinte à la personne ou aux biens que l’auteur ne pouvait ignorer. »
- Peine d'emprisonnement : 6 mois avec sursis
- Amende :10 000 €
- Parties civiles (10 au total) : 1 500 € de dommages-intérêts chacune
- Conseil national des barreaux et ordres des avocats parties civiles : 1 € symbolique de dommages-intérêts chacun
Erik Tegnér était absent lors du prononcé du jugement.
Pour rappel, le 30 janvier 2025, le magazine Frontières (dont il était le directeur de publication) publiait un hors-série consacré aux prétendus « coupables de l’invasion migratoire ».
Soixante avocats et magistrats exerçant en droit des étrangers y étaient nommément désignés. Quatre d’entre nous voyaient également leur photographie diffusée sur les réseaux sociaux du média : Roman Sangue, Morgan Bescou, Laurent Sabatier et moi-même
Dès le lendemain, nous alertions publiquement sur les conséquences prévisibles de ces publications. Nous écrivions alors qu’elles avaient pour effet de « désigner des cibles et justifier des actes de haine à notre encontre ».
C’est exactement ce qui s’est produit.
Un ciblage et des menaces de mort à notre encontre
Mon confrère Roman Sangue et moi-même avons fait l’objet d’un ciblage spécifique.
Notre confrère Morgan Bescou, dont la photographie avait également été diffusée par Frontières (aux côté de notre confrère Laurent Sabatier), l’avait lui-même relevé dans un entretien accordé à Mediapart : « Il est souligné que Me Sangue est franco-iranien, les origines maghrébines de Me Djemaoun sont mises en avant… Nous, on est blancs, on a des noms à consonance française, donc on n’est pas assimilés à de la “mauvaise graine” en provenance de l’étranger. »
— Me Morgan Bescou, Mediapart, 5 février 2025
Pendant plusieurs semaines, Roman Sangue et moi-même avions reçu de très nombreux messages d’insultes, de harcèlement et de menaces de mort parmi lesquelles :
« sangsue »
« ennemi de la France »
« vermine »
« vous faites bien de nous donner les noms »
« à mort »
« guillotine »
« il faut renverser cette justice d’islamo-collabos »
« à eux de trembler »
D’autres consœurs et confrères ont été victimes d’actes d’intimidation, de dégradations ou de menaces visant leur cabinet professionnel. Certain(e)s n’osaient plus s’y rendre seuls.
La condamnation d'Erik Tegnér
Le président du tribunal a notamment relevé qu'Erik Tegnér : « ne pouvait ignorer que la publication était susceptible de causer des comportements violents à l’égard des avocats » et que le magazine avait usé d’une : « rhétorique virulente » reposant sur une : « liste accusatoire et stigmatisante ».
Le tribunal rappelle que :« Les avocats n’ont fait qu’exercer leur fonction et leur mission participant à l’État de droit. Leur mission s’exerce dans les termes de leur serment. Ils ne sauraient être désignés comme coupables de la situation de leurs clients quels qu’ils soient. »
Une décision de justice importante pour l’État de droit
L’affaire ne portait pas sur la liberté de critiquer la politique migratoire, les juridictions administratives ou même les avocats exerçant en droit des étrangers. Une telle critique relève naturellement de la liberté d’expression et de la liberté d’informer.
La question posée au tribunal était différente : peut-on publier une liste nominative de professionnels présentés comme les « coupables » d’un prétendu phénomène de société, diffuser les photographies de certains d’entre eux et les exposer à un risque prévisible de violences, d’intimidations ou de menaces ?
Le tribunal répond aujourd’hui par la négative.
Ce jugement constitue un rappel important : la liberté d’informer ne protège pas la désignation de boucs émissaires. Elle ne permet pas davantage d’exposer des personnes identifiables à un risque de violences que l’auteur ne pouvait ignorer.
À travers ce jugement, le tribunal protège non seulement les avocats visés, mais aussi un principe fondamental : celui selon lequel nul ne peut être pris pour cible pour avoir exercé la mission que la loi lui confie.
Les ressortissants étrangers sont déjà largement exposés à la haine et à la violence. Désormais, ceux qui assurent leur défense le sont également.
Et ce, au surplus, sur la base d’informations erronées. Le magazine affirmait par exemple qu’un avocat pouvait percevoir jusqu’à 5 300 euros d’aide juridictionnelle pour un dossier, voire davantage en appel. La réalité est tout autre : la rémunération perçue au titre de l’aide juridictionnelle se situe entre 130 et 600 euros.
Nous n’avons rien fait d’autre que notre métier.
C’est pour cela que nous avons été menacés de mort.
Nous remercions chaleureusement le Conseil national des barreaux (CNB), les différents ordres des avocats (Paris, Tours, Dijon, Toulouse), l’Association pour la défense des droits des étrangers (ADDE) pour leur brillante défense, ainsi que l’ensemble personnes, des consœurs et confrères qui nous ont apporté leur soutien dès les premiers jours de cette affaire.
Le 31 janvier 2025, nous alertions sur un danger.
Le 18 juin 2026, la justice reconnaît que ce danger était réel.
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
UBUROI a écrit : 19 juin 2026 06:15 L' état de droit rappelle à la bollosphère et ses larbins du RN que la France de 1958, la Vè République ne capitulera pas!
Le masque tombe, le rimmel fout le camp, l'Arcom, la Justice mettra au pas...ceux qui veulent une France lobotomisée à la manière des p'tits blancs de Maga ou des Russes sous la coupe du Kremlin.
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Au fait , tes amis juges et avocats de gauche , l'état de droit , ils connaissent ??
Ou c'est réservé à la racaille , accompagnants scolaires socialistes parisiens et autres pédophiles ??
Tes amis ont pas du tout apprécié que Tegner mette un coup de pied dans ce panier de crabe ????
C'est la bande à Grégoire et Hidalgo qui tremble ??
...C'est curieux chez les marins , le besoin de faire des phrases ...
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
C'est mieux là ?...jeandu53 a écrit : 19 juin 2026 08:40Article signé par un avocat lui-même professionnel du droit des étrangers. En termes d'objectivité, ce n'est pas terrible.Corvo a écrit : 19 juin 2026 04:38 Qui sème le vent...
Dix-sept mois après la publication par « Frontières » d’une liste d’avocats présentés comme les « coupables de l’invasion migratoire », le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné son directeur, Erik Tegnér, à 6 mois d’emprisonnement avec sursis et 10 000 € d’amende pour avoir exposé des avocat·es à un risque de violences qu’il ne pouvait ignorer en sa qualité de directeur de publication.
La 14ème chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny, a déclaré ce jour Erik Tegnér, directeur du magazine d’extrême droite Frontières, coupable du délit prévu à l’article 223-1-1 du code pénal, qui réprime :
« Le fait de révéler, de diffuser ou de transmettre, par quelque moyen que ce soit, des informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle d’une personne permettant de l’identifier ou de la localiser aux fins de l’exposer ou d’exposer les membres de sa famille à un risque direct d’atteinte à la personne ou aux biens que l’auteur ne pouvait ignorer. »
- Peine d'emprisonnement : 6 mois avec sursis
- Amende :10 000 €
- Parties civiles (10 au total) : 1 500 € de dommages-intérêts chacune
- Conseil national des barreaux et ordres des avocats parties civiles : 1 € symbolique de dommages-intérêts chacun
Erik Tegnér était absent lors du prononcé du jugement.
Pour rappel, le 30 janvier 2025, le magazine Frontières (dont il était le directeur de publication) publiait un hors-série consacré aux prétendus « coupables de l’invasion migratoire ».
Soixante avocats et magistrats exerçant en droit des étrangers y étaient nommément désignés. Quatre d’entre nous voyaient également leur photographie diffusée sur les réseaux sociaux du média : Roman Sangue, Morgan Bescou, Laurent Sabatier et moi-même
Dès le lendemain, nous alertions publiquement sur les conséquences prévisibles de ces publications. Nous écrivions alors qu’elles avaient pour effet de « désigner des cibles et justifier des actes de haine à notre encontre ».
C’est exactement ce qui s’est produit.
Un ciblage et des menaces de mort à notre encontre
Mon confrère Roman Sangue et moi-même avons fait l’objet d’un ciblage spécifique.
Notre confrère Morgan Bescou, dont la photographie avait également été diffusée par Frontières (aux côté de notre confrère Laurent Sabatier), l’avait lui-même relevé dans un entretien accordé à Mediapart : « Il est souligné que Me Sangue est franco-iranien, les origines maghrébines de Me Djemaoun sont mises en avant… Nous, on est blancs, on a des noms à consonance française, donc on n’est pas assimilés à de la “mauvaise graine” en provenance de l’étranger. »
— Me Morgan Bescou, Mediapart, 5 février 2025
Pendant plusieurs semaines, Roman Sangue et moi-même avions reçu de très nombreux messages d’insultes, de harcèlement et de menaces de mort parmi lesquelles :
« sangsue »
« ennemi de la France »
« vermine »
« vous faites bien de nous donner les noms »
« à mort »
« guillotine »
« il faut renverser cette justice d’islamo-collabos »
« à eux de trembler »
D’autres consœurs et confrères ont été victimes d’actes d’intimidation, de dégradations ou de menaces visant leur cabinet professionnel. Certain(e)s n’osaient plus s’y rendre seuls.
La condamnation d'Erik Tegnér
Le président du tribunal a notamment relevé qu'Erik Tegnér : « ne pouvait ignorer que la publication était susceptible de causer des comportements violents à l’égard des avocats » et que le magazine avait usé d’une : « rhétorique virulente » reposant sur une : « liste accusatoire et stigmatisante ».
Le tribunal rappelle que :« Les avocats n’ont fait qu’exercer leur fonction et leur mission participant à l’État de droit. Leur mission s’exerce dans les termes de leur serment. Ils ne sauraient être désignés comme coupables de la situation de leurs clients quels qu’ils soient. »
Une décision de justice importante pour l’État de droit
L’affaire ne portait pas sur la liberté de critiquer la politique migratoire, les juridictions administratives ou même les avocats exerçant en droit des étrangers. Une telle critique relève naturellement de la liberté d’expression et de la liberté d’informer.
La question posée au tribunal était différente : peut-on publier une liste nominative de professionnels présentés comme les « coupables » d’un prétendu phénomène de société, diffuser les photographies de certains d’entre eux et les exposer à un risque prévisible de violences, d’intimidations ou de menaces ?
Le tribunal répond aujourd’hui par la négative.
Ce jugement constitue un rappel important : la liberté d’informer ne protège pas la désignation de boucs émissaires. Elle ne permet pas davantage d’exposer des personnes identifiables à un risque de violences que l’auteur ne pouvait ignorer.
À travers ce jugement, le tribunal protège non seulement les avocats visés, mais aussi un principe fondamental : celui selon lequel nul ne peut être pris pour cible pour avoir exercé la mission que la loi lui confie.
Les ressortissants étrangers sont déjà largement exposés à la haine et à la violence. Désormais, ceux qui assurent leur défense le sont également.
Et ce, au surplus, sur la base d’informations erronées. Le magazine affirmait par exemple qu’un avocat pouvait percevoir jusqu’à 5 300 euros d’aide juridictionnelle pour un dossier, voire davantage en appel. La réalité est tout autre : la rémunération perçue au titre de l’aide juridictionnelle se situe entre 130 et 600 euros.
Nous n’avons rien fait d’autre que notre métier.
C’est pour cela que nous avons été menacés de mort.
Nous remercions chaleureusement le Conseil national des barreaux (CNB), les différents ordres des avocats (Paris, Tours, Dijon, Toulouse), l’Association pour la défense des droits des étrangers (ADDE) pour leur brillante défense, ainsi que l’ensemble personnes, des consœurs et confrères qui nous ont apporté leur soutien dès les premiers jours de cette affaire.
Le 31 janvier 2025, nous alertions sur un danger.
Le 18 juin 2026, la justice reconnaît que ce danger était réel.
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
Oui, c'est mieux. Et on notera qu'il n'a pas été condamné pour diffamation, mais uniquement pour avoir publié des noms. Autrement dit : pour avoir dit une vérité. Il a été condamné pour ça, dont acte. Mais ça n'enlève rien au fond du sujet : la politique migratoire, un droit trop complexe et trop favorable aux clandestins, et des avocats qui font leur beurre avec ça.
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
Vous voulez dire que vous validez ça ?...jeandu53 a écrit : 19 juin 2026 08:58 Oui, c'est mieux. Et on notera qu'il n'a pas été condamné pour diffamation, mais uniquement pour avoir publié des noms. Autrement dit : pour avoir dit une vérité. Il a été condamné pour ça, dont acte. Mais ça n'enlève rien au fond du sujet : la politique migratoire, un droit trop complexe et trop favorable aux clandestins, et des avocats qui font leur beurre avec ça.
« Le fait de révéler, de diffuser ou de transmettre, par quelque moyen que ce soit, des informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle d’une personne permettant de l’identifier ou de la localiser aux fins de l’exposer ou d’exposer les membres de sa famille à un risque direct d’atteinte à la personne ou aux biens que l’auteur ne pouvait ignorer. »
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Patchouli38
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
Bonjour Vivarais,
Personne ? Non, seulement vous car, pour ma part, j'ai très bien compris.
Je vais résumé la situation :
L'extrême-droite trouve légitime que les leurs violent l'Etat de Droit, tout en demandant aux immigrés et à ses opposants, de respecter les lois de notre république.
Un exemple de plus qui démontre la dangerosité de l'extrême-droite ou la justice serait à sens unique.
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
D'après l'article que vous avez posté, Tegner s'est contenté de citer des noms d'avocats. Il n'a rien révélé sur leur vie privée ou familiale. Et il n'a trahi, me semble-t-il, aucun secret. Tous les avocats ont des domaines d'activité préférentiels, et ces domaines d'activité sont de notoriété publique : on les trouve mentionnés sur les sites internets respectifs des avocats, et sur le site du barreau.Corvo a écrit : 19 juin 2026 09:08Vous voulez dire que vous validez ça ?...jeandu53 a écrit : 19 juin 2026 08:58 Oui, c'est mieux. Et on notera qu'il n'a pas été condamné pour diffamation, mais uniquement pour avoir publié des noms. Autrement dit : pour avoir dit une vérité. Il a été condamné pour ça, dont acte. Mais ça n'enlève rien au fond du sujet : la politique migratoire, un droit trop complexe et trop favorable aux clandestins, et des avocats qui font leur beurre avec ça.
« Le fait de révéler, de diffuser ou de transmettre, par quelque moyen que ce soit, des informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle d’une personne permettant de l’identifier ou de la localiser aux fins de l’exposer ou d’exposer les membres de sa famille à un risque direct d’atteinte à la personne ou aux biens que l’auteur ne pouvait ignorer. »
Par exemple, concernant Me Djemaoun, l'auteur de l'article :
- sur son site internet, il se décrit lui-même comme spécialiste en droit des étrangers (source),
- sur Google, il apparaît comme spécialiste en droit des étrangers (souce),
- sur le site du Barreau, il est présenté comme spécialiste en droit des étrangers (source),
- et il écrit des articles dans lesquels il décrit son action.
Autrement dit, il est, de notoriété publique, un spécialiste en droit des étrangers. Et même un militant de cette cause. Donc lui, il a le droit de se présenter publiquement comme un avocat spécialiste en droit des étrangers, mais Tegner n'a pas le droit de faire un article dans lequel il le présente comme un avocat spécialiste en droit des étrangers ? Ceci n'est pas très sérieux...
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
Je vous invite à suivre le lien Google que j'ai inséré et de cliquer sur les liens des différents médias et tant que vous y serez, puisque vous avez l'air d'aimer ça, de les commenter.jeandu53 a écrit : 19 juin 2026 09:24D'après l'article que vous avez posté, Tegner s'est contenté de citer des noms d'avocats. Il n'a rien révélé sur leur vie privée ou familiale. Et il n'a trahi, me semble-t-il, aucun secret. Tous les avocats ont des domaines d'activité préférentiels, et ces domaines d'activité sont de notoriété publique : on les trouve mentionnés sur les sites internets respectifs des avocats, et sur le site du barreau.Corvo a écrit : 19 juin 2026 09:08
Vous voulez dire que vous validez ça ?...
« Le fait de révéler, de diffuser ou de transmettre, par quelque moyen que ce soit, des informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle d’une personne permettant de l’identifier ou de la localiser aux fins de l’exposer ou d’exposer les membres de sa famille à un risque direct d’atteinte à la personne ou aux biens que l’auteur ne pouvait ignorer. »
Par exemple, concernant Me Djemaoun, l'auteur de l'article :
- sur son site internet, il se décrit lui-même comme spécialiste en droit des étrangers (source),
- sur Google, il apparaît comme spécialiste en droit des étrangers (souce),
- sur le site du Barreau, il est présenté comme spécialiste en droit des étrangers (source),
- et il écrit des articles dans lesquels il décrit son action.
Autrement dit, il est, de notoriété publique, un spécialiste en droit des étrangers. Et même un militant de cette cause. Donc lui, il a le droit de se présenter publiquement comme un avocat spécialiste en droit des étrangers, mais Tegner n'a pas le droit de faire un article dans lequel il le présente comme un avocat spécialiste en droit des étrangers ? Ceci n'est pas très sérieux...
Tegnér paie le juste prix.
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
Il a cité des avocats dans un média d'extrême droite, donc xénophobe, en accusant ces avocats d'être responsables de "l'invasion migratoire". Que pouvait-il se passer d'autre qu'un harcèlement en ligne massif pour ces avocats ? Sans Tegnér aucun des harceleurs n'aurait eu l'idée d'aller fouiller des noms d'avocats spécialisés en droit des étrangers pour les harceler, aucun n'a été harcelé avant l'article de Tegnér. Il y a bien un lien de causalité direct entre l'article de Tegnér et la campagne de harcèlement massif qu'ont subi ces avocats, Tegnér en est bien le responsable. Parce qu'il n'a pas fait un article pour présenter objectivement le travail d'avocat spécialisé en droit des étrangers, mais bien pour dénoncer en balançant leurs noms des avocats "responsables de l'invasion migratoire".
L'incitation au cyberharcèlement est condamnable en justice, Tegnér a donc logiquement été condamné pour ce délit. Il n'a pas fait de l'information, il a lancé une chasse à l'homme.
L'incitation au cyberharcèlement est condamnable en justice, Tegnér a donc logiquement été condamné pour ce délit. Il n'a pas fait de l'information, il a lancé une chasse à l'homme.
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Re: « Frontières »: Erik Tegnér condamné après le ciblage d’avocats en droit des étrangers
Il faudrait enquêter sur la personnalité des gens qui ont commis ces menaces et insultes pour savoir ce qui s'est passé dans leur tête. Mais oui, il y a peut-être un lien de causalité avec les écrits de Tegner.Mesoke a écrit : 19 juin 2026 09:37 Il a cité des avocats dans un média d'extrême droite, donc xénophobe, en accusant ces avocats d'être responsables de "l'invasion migratoire". Que pouvait-il se passer d'autre qu'un harcèlement en ligne massif pour ces avocats ? Sans Tegnér aucun des harceleurs n'aurait eu l'idée d'aller fouiller des noms d'avocats spécialisés en droit des étrangers pour les harceler, aucun n'a été harcelé avant l'article de Tegnér. Il y a bien un lien de causalité direct entre l'article de Tegnér et la campagne de harcèlement massif qu'ont subi ces avocats, Tegnér en est bien le responsable. Parce qu'il n'a pas fait un article pour présenter objectivement le travail d'avocat spécialisé en droit des étrangers, mais bien pour dénoncer en balançant leurs noms des avocats "responsables de l'invasion migratoire".
L'incitation au cyberharcèlement est condamnable en justice, Tegnér a donc logiquement été condamné pour ce délit. Il n'a pas fait de l'information, il a lancé une chasse à l'homme.
Mais le problème, avec ce genre d'argument, c'est qu'on n'a plus le droit de ne rien dire, de ne rien dénoncer.
Si un jour, un immigré se fait assassiner par un mec raciste, vous et vos amis aurez beau jeu d'imputer la responsabilité au "discours de haine" tenu par le RN, Reconquête, et les médias Bolloré.
Mais on pourrait tout aussi bien reprocher à Mélenchon et ses amis d'être responsables, en raison de leur discours hostile à Israël, des agressions antisémites qui se produisent régulièrement dans leur pays.
On pourrait aussi reprocher aux militants écologistes qui dénoncent les pollutions agricoles d'être responsables des dégradations et actes de vandalisme commis de temps à autres dans des exploitations agricoles.
Et si un jour, Bolloré ou Arnault ou Stérin ou Praud se font agresser voire assassiner par un militant extrémiste de gauche, on pourra rendre toute la gauche responsable de ce meurtre, à cause de son discours hostile à ces personnalités.