La surconsommation textile française n’est pas un signe de richesse, mais un symptôme d’un modèle économique fondé sur le prix bas, la désindustrialisation et la dévalorisation du produit. Les comportements individuels amplifient le phénomène, mais ils sont produits par un système qui pousse à consommer beaucoup et à bas prix.jeandu53 a écrit : 20 juin 2026 14:05Beaucoup de gens restent très centrés sur leurs désirs personnels, et leur pouvoir d'achat. Ils se donnent bonne conscience quand ils achètent de la merde chinoise, en se disant qu'ils font ça parce que leur pouvoir d'achat ne leur permet pas de faire autrement.Yaroslav a écrit : 17 juin 2026 22:15
Oui enfin je pense quand même que les gens ont fini par comprendre qu'acheter de la merde sur Shein n'était pas terrible pour l'économie du pays, ni pour l'environnement.
Mais la doctrine du R.A.B. règne en France et ailleurs (rien à branler).
Mais enfin... 43 vêtements neufs par an, je trouve que c'est beaucoup, et ça tend à prouver que les Français, dans leur ensemble, ne sont pas si pauvres que ça quand il s'agit de se faire plaisir.
La France est devenue un pays de consommation, pas de production. Dans un pays producteur comme l'Italie et l'Allemagne, le vêtement est un bien durable. En France, c’est un bien de consommation courante. C’est un choix macroéconomique, pas un choix individuel.
La contrainte budgétaire est réelle sur le logement, l'énergie, l'alimentation... Ces postes ont explosé alors que le textile, lui, a baissé en prix réel. Quand les dépenses contraintes augmentent, les ménages surconsomment les biens non contraints.
Oui, il y a une dimension culturelle, mais cette culture n'est pas spontanée, elle a été fabriquée depuis 40 ans. Le consommateur est placé dans un environnement où la responsabilité individuelle est inefficace.
