Pas trouvé a l'heure actuelle sur le net des renseignements ...sauf ;
Et dans les 185 prisons françaises (avec une grande majorité de vieux établissements) avec plus de 88000 détenus....que ce passe t'il ?Canicule : jusqu'à 46 degrés dans des cellules surpeuplées, les surveillants de la maison d'arrêt de Pau alertent
La chaleur accablante aggrave une situation déjà dénoncée depuis des années à la maison d'arrêt de Pau. Jusqu'à 46 degrés dans les cellules occupées par huit détenus, des dizaines de matelas au sol et une surpopulation chronique : les surveillants alertent sur des conditions devenues intenables.
La surpopulation carcérale à la maison d'arrêt de Pau n'est pas nouvelle. Régulièrement dénoncée par les personnels et les syndicats, elle atteint aujourd'hui un niveau particulièrement préoccupant avec l'épisode de fortes chaleurs qui touche le Béarn. Dans certaines cellules de 12 à 14 mètres carrés, jusqu'à huit personnes cohabitent dans des conditions extrêmement difficiles.
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Selon Aymeric Loubens, surveillant pénitentiaire et représentant CGT de l'établissement, le thermomètre grimpe jusqu'à 46 degrés dans les cellules. "Dans quatorze mètres carrés, on est sur plus de 46 degrés dans la cellule. Sur les coursives, là où moi et mes collègues travaillons, on est à 42 ou 43 degrés", explique-t-il. La maison d'arrêt dispose d'une capacité opérationnelle de 185 places. Pourtant, 253 détenus y sont actuellement incarcérés. Conséquence directe : 49 matelas sont installés au sol pour accueillir les personnes détenues en surnombre.
"Les gens dorment par terre. Quand vous ouvrez une cellule et que vous devez enjamber les personnes pour vérifier leur état de santé ou simplement vous assurer que tout le monde est présent et vivant, c'est compliqué", poursuit le représentant syndical. Cette situation pèse autant sur les détenus que sur les personnels. La promiscuité et la chaleur favorisent les tensions au sein de l'établissement. "La surpopulation engendre des tensions et ça s'en ressent. Sur les coursives, dans les cellules, jusqu'aux cours de promenade, tout le monde fait le même constat. Cela fait vingt ans qu'on fait ce constat et personne ne propose de solution"», déplore Aymeric Loubens.
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