Marine Le Pen condamnée à 15 mois d'inéligibilité, devrait pouvoir se présenter à l'élection présidentielle

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Mesoke
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Re: Marine Le Pen condamnée à 15 mois d'inéligibilité, devrait pouvoir se présenter à l'élection présidentielle

Message par Mesoke »

On n'en a pas largement parlé à l'époque de cette vieille affaire ?
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Corvo
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Marine Le Pen a été reconnue coupable deux fois en un an : le reste n’est que bavardage

Message par Corvo »

Libérée de l’inéligibilité par la cour d’appel de Paris, la cheffe de file de l’extrême droite a déclaré sur TF1 être candidate à l’élection présidentielle. En France, la double reconnaissance de culpabilité d’une responsable politique dans une affaire de détournement de fonds publics n’est donc pas synonyme de disqualification.

Il y a, en matière de sécurité routière, un phénomène bien connu : l’effet tunnel. Il définit un rétrécissement du champ de la perception en situation de stress, au risque de devenir aveugle face au danger que l’on ne voit plus. Et paf, l’accident.

L’effet tunnel a frappé de plein fouet ces dernières heures une grande partie des mondes politique et médiatique, qui ont paru parfois s’auto-alimenter dans une discussion digne de Catherine et Liliane autour de l’affaire des emplois fictifs du Rassemblement national (RN). Ils se sont d’abord focalisés sur l’inéligibilité encourue par Marine Le Pen – elle avait écopé de cinq ans en première instance, ce qui la rendait inapte à se présenter à l’élection de 2027 –, puis sur le port du bracelet électronique auquel elle a finalement été condamnée en appel.

On le sait désormais : contrairement au premier jugement prononcé en mars 2025, la cheffe de file de l’extrême droite échappe cette fois-ci à une peine d’inéligibilité qui l’aurait empêchée de se présenter à la prochaine présidentielle, mais la cour confirme dans le même temps une peine de prison qu’elle devra exécuter à domicile, sous surveillance électronique. Et paf, l’accident : la seule question qui s’est posée toute la journée de ce 7 juillet a consisté à se demander si elle pourrait faire campagne avec un bracelet. Oui ? Non ?

L’essentiel a été occulté. Pour la seconde fois en un an, Marine Le Pen a été reconnue coupable d’avoir supervisé un système de détournements de fonds publics, qui a consisté à divertir 2,8 millions d’euros issus des caisses du Parlement européen pour financer des emplois fictifs d’assistant·es parlementaires.

L’avocat du Parlement européen, Patrick Maisonneuve, a sobrement résumé les choses dans une question qui n’en était pas vraiment une : « Est-ce qu’on peut être candidat à une présidentielle en étant condamné définitivement pour détournement de fonds public ? »

Tous n’étaient pas du même avis, à en juger, par exemple, d’après la déclaration sur X de l’ancien député RN et avocat médiatique Gilbert Collard : « Marine Le Pen peut être candidate ! Le bracelet électronique ne doit pas l’empêcher d’y aller, bien au contraire ! »

Il a fallu attendre le passage de l’intéressée au journal de 20 heures de TF1 pour connaître sa décision. Annonçant un pourvoi devant la Cour de cassation, qui suspend l’exécution de sa peine, Marine Le Pen a déclaré être candidate à l’élection présidentielle, en dépit de sa condamnation en première instance et en appel. Et malgré le fait que le calendrier judiciaire risque de violemment percuter la campagne électorale.

Clémence d’appel
Nous en sommes donc là. Le débat public paraît à ce point dégradé qu’il ne va pas de soi, dans une partie de l’espace médiatique et politique français, mais aussi au sein du RN, que la double reconnaissance de culpabilité d’une responsable politique de premier plan dans un scandale d’une telle gravité n’est pas en elle-même synonyme de disqualification pour l’élection suprême.

Beaucoup de commentateurs et de commentatrices ont plutôt d'ailleurs voulu voir de l’habileté dans la décision de la cour d’appel de Paris qui, pour ne pas être taxée de « République des juges », a renvoyé la patate chaude dans le camp du RN.

Mais il y a une autre manière de discuter de la situation. Ne serait-ce pas, déjà, une forme de démission de la justice si elle en vient à déléguer les conséquences de ce qu’elle constate au délinquant ou à la délinquante qu’elle condamne ? La question se pose d’autant plus que la cour d’appel a expliqué, dans un communiqué envoyé à la presse, que la peine d’inéligibilité visant Marine Le Pen a été drastiquement revue à la baisse, par rapport à la décision de première instance, par respect pour « la liberté des candidatures mais aussi la liberté de choix de l’électeur ». Dans son arrêt de 341 pages, la cour justifie la mesure en invoquant la « condition essentielle à une expression réellement démocratique du suffrage universel ».

https://www.mediapart.fr/journal/france ... -bavardage
vivarais
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Re: Marine Le Pen condamnée à 15 mois d'inéligibilité, devrait pouvoir se présenter à l'élection présidentielle

Message par vivarais »

Mesoke a écrit : 08 juillet 2026 17:29 On n'en a pas largement parlé à l'époque de cette vieille affaire ?
Pas autant bien que ce soit commun à tous les partis
Tout comme une conseillère municipale à paris condamnée pour profit personnel et vol récemment cela n'a pas fait la une pendant des semaines ni la durée de son procès
Comme quoi où que l'on regarde , le monde est partout pareil , mais l'on parle plu de certains endroits que d'autres
Et de parler plus d'un certain endroit attire encore plus les gens , et cela et pareil en politique
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