Sans citer le Rassemblement national, le chef de l’Etat a prononcé, ce lundi, son dernier discours traditionnellement tenu à la veille de la fête nationale, en multipliant les allusions aux nationalismes et aux dangers qu’ils font courir à l’Europe.
Une pincée de Marc Bloch, un lointain écho de François Mitterrand, Clemenceau et de Gaulle en figures tutélaires et un laïus truffé de mises en garde avant la prochaine élection présidentielle française. Emmanuel Macron a prononcé, ce lundi 13 juillet, son dernier discours du 14 juillet − toujours prononcé la veille de la fête nationale dans les jardins de l’Hôtel de Brienne (Paris VIIe), siège du ministère des Armées, en multipliant les allusions aux nationalismes et aux dangers qu’ils font courir à l’Europe. Sans citer nommément le Rassemblement national déjà lancé dans une campagne de terrain, malgré la condamnation en appel de Marine Le Pen.
«Partout où on flatte les nationalismes en France ou ailleurs, on se trompe sur l’Histoire qui est la nôtre. Le patriotisme oui. Le nationalisme jamais», a lancé le chef de l’Etat en conclusion de son discours de quarante-cinq minutes, convoquant implicitement son lointain prédécesseur, François Mitterrand qui lançait, en 1995, son célèbre «le nationalisme c’est la guerre !». Emmanuel Macron a encore mis en garde : «Séparer les dangers du jour du sens de l’Histoire, c’est une erreur. Ne faisons pas bégayer l’Histoire.»
Pour ce dixième discours aux armées, il a insisté sur les promesses (budgétaires) tenues, une nouvelle version de la loi de programmation militaire ayant été adoptée le 1er juillet. Et sur le «réveil stratégique» de l’Europe conduit sous sa houlette, à l’heure où les conflits renaissent, de l’Ukraine au détroit d’Ormuz.
https://www.liberation.fr/politique/le- ... AEHYSEUEY/
