Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

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Corvo
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Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par Corvo »

Me voili me voilà me voilou ! qui suis-je ? Ben le voile🧕👰‍♀️

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN.

Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

En ordre de bataille depuis la confirmation par la Cour d’appel de Paris de l’éligibilité de Marine Le Pen, les cadres du RN se réunissent jeudi et vendredi pour plancher sur le programme et trancher les contours d’une mesure emblématique de la quadruple candidate au scrutin suprême : l’interdiction du voile dans l’espace public que Marine Le Pen porte depuis 2012.

La mesure était aussi portée dans une proposition de loi « visant à combattre les idéologies islamistes » déposée par le RN en 2021. À l’article 10, figurait l’interdiction « dans l’espace public, les signes ou tenues constituant par eux-mêmes une affirmation sans équivoque et ostentatoire » de cette idéologie islamiste. Moins allant que sa « tutrice » sur ce sujet, Jordan Bardella avait toutefois ôté cet article de son programme de gouvernement après la dissolution de 2024. Interrogé sur le sujet un an plus tard sur RMC, alors qu’il était pressenti pour être le candidat du parti à la présidentielle, l’eurodéputé avait renvoyé la réforme à un futur lointain, proposant d’abord d’interdire le voile dans « les bâtiments publics », citant les « universités » ou les mairies. L’interdiction dans la rue était, selon lui, « un objectif à terme » mais dont « l’application » serait « compliquée ».

Selon nos confrères du Monde, Marine Le Pen n’a, elle, pas renoncé à l’un des marqueurs de ses programmes successifs, avec une nuance, et non des moindres. Le texte de loi serait désormais soumis à un référendum. La députée s’est probablement souvenue que cette mesure avait empoisonné la fin de sa campagne en 2022. Dans l’entre-deux-tours, le député Sébastien Chenu, voulant bien faire, n’avait fait qu’embrouiller le débat en assurant « que la grand-mère qui a 70 ans, et qui porte son petit voile depuis des années », ne serait pas « concernée ».

« La laïcité de l’État n’est pas celle de l’espace public »
Sur le fond, une telle proposition se heurterait, a priori, à plusieurs principes constitutionnels tels que l’égalité des citoyens devant la loi, la liberté religieuse, la liberté d’expression et de communication consacrées aux articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ou encore le principe de laïcité, fondement de la Ve République. Ce principe garantit le libre exercice des cultes, le respect de toutes les croyances et l’égalité de tous les citoyens devant la loi sans distinction de religion.

« Il serait impossible de rattacher cette interdiction au principe de la laïcité. La définition la plus courante de la laïcité, c’est la neutralité de l’État étendue aux agents publics. Mais l’espace public, dans un État démocratique, est un espace de liberté dans la limite de celles des autres citoyens. On ne voit pas comment, dans un État de droit, on pourrait interdire l’expression d’une religion. Ce serait contraire à l’expression du vivre-ensemble. La laïcité de l’État n’est pas celle de l’espace public. Vous pouvez toujours observer des calvaires un peu partout en France et les processions religieuses ne sont pas interdites », rappelle Serge Slama, professeur de droit public à l’université Grenoble-Alpes.

Le Conseil n’est pas compétent pour contrôler la constitutionnalité des lois référendaires
La voie du référendum privilégiée par Marine Le Pen est donc à première vue particulièrement habile, puisque conformément à sa décision du 28 octobre 1962, relative à l’élection du président de la République au suffrage universel direct, le Conseil n’est pas compétent pour contrôler la constitutionnalité des lois référendaires qui « constituent l’expression directe de la souveraineté nationale ».

« Interdire le voile n’a aucun lien avec la politique sociale de la nation »
Néanmoins, en voulant soumettre cette question au peuple français, Marine Le Pen, comme d’autres candidats, veut ouvrir le champ du référendum de l’article 11. Or, le référendum de l’article 11, décidé par le chef de l’État, sur proposition du gouvernement, ne peut porter que sur l’organisation des pouvoirs publics, les réformes relatives à la politique économique et sociale et aux services publics qui y concourent, et sur la ratification des traités internationaux. « Sur ce sujet, je ne vois pas comment il serait juridiquement possible de passer par la voie de l’article 11. La mise en œuvre des libertés publiques ne rentre pas dans son champ. Et le Conseil constitutionnel a une jurisprudence assez restrictive de la notion de réforme sociale qu’il distingue de ce qu’il appelle « les questions de société ». Interdire le voile n’a aucun lien avec la politique sociale de la nation », souligne Mathieu Carpentier, professeur de droit public à l’université Toulouse Capitole.

Cette analyse est également valable pour la promesse de Bruno Retailleau, qui souhaite lui aussi consulter les Français pour « réduire drastiquement l’immigration, engager une véritable révolution de notre justice pénale, et redonner la primauté à notre droit national ».

Quel moyen de contrôle du Conseil constitutionnel ?
Marine Le Pen, tout comme le candidat LR, s’appuient sur un précédent prestigieux : le référendum controversé de 1962, sur la base de l’article 11 de la Constitution, proposé par le général de Gaulle afin que le Président de la République soit élu au suffrage universel direct. Mais ils semblent oublier la décision Hauchemaille de 2000, dans laquelle le Conseil s’est reconnu compétent pour statuer sur un décret de convocation des électeurs. « Le Conseil n’a jamais fait une application positive de cette jurisprudence. Il n’a encore jamais jugé une requête en ce sens recevable et fondée, puis annulé un décret de convocation des électeurs. Mais il aurait intérêt à le faire dans ce cas précis plutôt que de se prononcer sur l’inconstitutionnalité manifeste d’une interdiction générale du voile qui pourrait l’emmener trop loin dans le débat public. Et en l’espèce, il est évident que la question du voile dans l’espace public échappe au domaine du référendum de l’article 11 », note Mathieu Carpentier.

« Le Conseil serait mis sous pression face au programme d’un candidat tout juste élu. Et il devra faire preuve de pédagogie pour expliquer qu’il est possible, par exemple, de supprimer la Déclaration des droits de l’Homme du bloc de constitutionnalité, à condition de respecter les formes prévues par le peuple souverain. Ce n’est pas un déni de démocratie. Il y aurait une pression politique, certes, mais en refusant de contrôler le champ de l’article 11, le Conseil se tirerait une balle dans le pied, voire dans la tête. Le référendum de 1962 est une anomalie », appuie Nicolas Hervieu, juriste en droit public et enseignant à Sciences Po.

On rappelle que la révision de la Constitution par référendum est prévue à l’article 89 de la Constitution. Le texte doit, avant cela, être adopté dans les mêmes termes par les deux assemblées.

Reste un dernier point qui pourrait sérieusement « compliquer » l’application d’une telle mesure, pour paraphraser Jordan Bardella : le contrôle de conventionnalité de la réforme. Comme le souligne Nicolas Hervieu, un projet de loi, même référendaire, visant à interdire le voile dans l’espace public contreviendrait aux articles 9 et 14 de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH), car il porterait une atteinte excessive à la liberté de religion et, de surcroît, serait discriminant pour les musulmans, directement visés. « Tous les juges français, judiciaires ou administratifs, sont compétents pour contrôler la conventionnalité des lois une fois promulguées. Une personne verbalisée pourrait contester sa sanction pénale devant le juge en arguant que le texte sur lequel elle est fondée viole la CEDH. Privée de base légale, la sanction serait annulée. Les juges ne feraient qu’appliquer l’article 55 de la Constitution selon lequel les lois doivent respecter les traités. La Cour de cassation trancherait ensuite la question. On peut aussi imaginer un recours contre la circulaire ou le décret d’application de cette loi devant le Conseil d’État », esquisse-t-il.

En renvoyant aux Français le soin de se prononcer sur l’interdiction du voile dans l’espace public et indirectement au Conseil constitutionnel, Marine Le Pen peut continuer de jouer une partition qu’elle connaît bien : celle des juges qui voudraient contourner la volonté du peuple.

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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par djep »

Corvo a écrit : 18 juillet 2026 12:55 Me voili me voilà me voilou ! qui suis-je ? Ben le voile🧕👰‍♀️

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN.

Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

En ordre de bataille depuis la confirmation par la Cour d’appel de Paris de l’éligibilité de Marine Le Pen, les cadres du RN se réunissent jeudi et vendredi pour plancher sur le programme et trancher les contours d’une mesure emblématique de la quadruple candidate au scrutin suprême : l’interdiction du voile dans l’espace public que Marine Le Pen porte depuis 2012.

La mesure était aussi portée dans une proposition de loi « visant à combattre les idéologies islamistes » déposée par le RN en 2021. À l’article 10, figurait l’interdiction « dans l’espace public, les signes ou tenues constituant par eux-mêmes une affirmation sans équivoque et ostentatoire » de cette idéologie islamiste. Moins allant que sa « tutrice » sur ce sujet, Jordan Bardella avait toutefois ôté cet article de son programme de gouvernement après la dissolution de 2024. Interrogé sur le sujet un an plus tard sur RMC, alors qu’il était pressenti pour être le candidat du parti à la présidentielle, l’eurodéputé avait renvoyé la réforme à un futur lointain, proposant d’abord d’interdire le voile dans « les bâtiments publics », citant les « universités » ou les mairies. L’interdiction dans la rue était, selon lui, « un objectif à terme » mais dont « l’application » serait « compliquée ».

Selon nos confrères du Monde, Marine Le Pen n’a, elle, pas renoncé à l’un des marqueurs de ses programmes successifs, avec une nuance, et non des moindres. Le texte de loi serait désormais soumis à un référendum. La députée s’est probablement souvenue que cette mesure avait empoisonné la fin de sa campagne en 2022. Dans l’entre-deux-tours, le député Sébastien Chenu, voulant bien faire, n’avait fait qu’embrouiller le débat en assurant « que la grand-mère qui a 70 ans, et qui porte son petit voile depuis des années », ne serait pas « concernée ».

« La laïcité de l’État n’est pas celle de l’espace public »
Sur le fond, une telle proposition se heurterait, a priori, à plusieurs principes constitutionnels tels que l’égalité des citoyens devant la loi, la liberté religieuse, la liberté d’expression et de communication consacrées aux articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ou encore le principe de laïcité, fondement de la Ve République. Ce principe garantit le libre exercice des cultes, le respect de toutes les croyances et l’égalité de tous les citoyens devant la loi sans distinction de religion.

« Il serait impossible de rattacher cette interdiction au principe de la laïcité. La définition la plus courante de la laïcité, c’est la neutralité de l’État étendue aux agents publics. Mais l’espace public, dans un État démocratique, est un espace de liberté dans la limite de celles des autres citoyens. On ne voit pas comment, dans un État de droit, on pourrait interdire l’expression d’une religion. Ce serait contraire à l’expression du vivre-ensemble. La laïcité de l’État n’est pas celle de l’espace public. Vous pouvez toujours observer des calvaires un peu partout en France et les processions religieuses ne sont pas interdites », rappelle Serge Slama, professeur de droit public à l’université Grenoble-Alpes.

Le Conseil n’est pas compétent pour contrôler la constitutionnalité des lois référendaires
La voie du référendum privilégiée par Marine Le Pen est donc à première vue particulièrement habile, puisque conformément à sa décision du 28 octobre 1962, relative à l’élection du président de la République au suffrage universel direct, le Conseil n’est pas compétent pour contrôler la constitutionnalité des lois référendaires qui « constituent l’expression directe de la souveraineté nationale ».

« Interdire le voile n’a aucun lien avec la politique sociale de la nation »
Néanmoins, en voulant soumettre cette question au peuple français, Marine Le Pen, comme d’autres candidats, veut ouvrir le champ du référendum de l’article 11. Or, le référendum de l’article 11, décidé par le chef de l’État, sur proposition du gouvernement, ne peut porter que sur l’organisation des pouvoirs publics, les réformes relatives à la politique économique et sociale et aux services publics qui y concourent, et sur la ratification des traités internationaux. « Sur ce sujet, je ne vois pas comment il serait juridiquement possible de passer par la voie de l’article 11. La mise en œuvre des libertés publiques ne rentre pas dans son champ. Et le Conseil constitutionnel a une jurisprudence assez restrictive de la notion de réforme sociale qu’il distingue de ce qu’il appelle « les questions de société ». Interdire le voile n’a aucun lien avec la politique sociale de la nation », souligne Mathieu Carpentier, professeur de droit public à l’université Toulouse Capitole.

Cette analyse est également valable pour la promesse de Bruno Retailleau, qui souhaite lui aussi consulter les Français pour « réduire drastiquement l’immigration, engager une véritable révolution de notre justice pénale, et redonner la primauté à notre droit national ».

Quel moyen de contrôle du Conseil constitutionnel ?
Marine Le Pen, tout comme le candidat LR, s’appuient sur un précédent prestigieux : le référendum controversé de 1962, sur la base de l’article 11 de la Constitution, proposé par le général de Gaulle afin que le Président de la République soit élu au suffrage universel direct. Mais ils semblent oublier la décision Hauchemaille de 2000, dans laquelle le Conseil s’est reconnu compétent pour statuer sur un décret de convocation des électeurs. « Le Conseil n’a jamais fait une application positive de cette jurisprudence. Il n’a encore jamais jugé une requête en ce sens recevable et fondée, puis annulé un décret de convocation des électeurs. Mais il aurait intérêt à le faire dans ce cas précis plutôt que de se prononcer sur l’inconstitutionnalité manifeste d’une interdiction générale du voile qui pourrait l’emmener trop loin dans le débat public. Et en l’espèce, il est évident que la question du voile dans l’espace public échappe au domaine du référendum de l’article 11 », note Mathieu Carpentier.

« Le Conseil serait mis sous pression face au programme d’un candidat tout juste élu. Et il devra faire preuve de pédagogie pour expliquer qu’il est possible, par exemple, de supprimer la Déclaration des droits de l’Homme du bloc de constitutionnalité, à condition de respecter les formes prévues par le peuple souverain. Ce n’est pas un déni de démocratie. Il y aurait une pression politique, certes, mais en refusant de contrôler le champ de l’article 11, le Conseil se tirerait une balle dans le pied, voire dans la tête. Le référendum de 1962 est une anomalie », appuie Nicolas Hervieu, juriste en droit public et enseignant à Sciences Po.

On rappelle que la révision de la Constitution par référendum est prévue à l’article 89 de la Constitution. Le texte doit, avant cela, être adopté dans les mêmes termes par les deux assemblées.

Reste un dernier point qui pourrait sérieusement « compliquer » l’application d’une telle mesure, pour paraphraser Jordan Bardella : le contrôle de conventionnalité de la réforme. Comme le souligne Nicolas Hervieu, un projet de loi, même référendaire, visant à interdire le voile dans l’espace public contreviendrait aux articles 9 et 14 de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH), car il porterait une atteinte excessive à la liberté de religion et, de surcroît, serait discriminant pour les musulmans, directement visés. « Tous les juges français, judiciaires ou administratifs, sont compétents pour contrôler la conventionnalité des lois une fois promulguées. Une personne verbalisée pourrait contester sa sanction pénale devant le juge en arguant que le texte sur lequel elle est fondée viole la CEDH. Privée de base légale, la sanction serait annulée. Les juges ne feraient qu’appliquer l’article 55 de la Constitution selon lequel les lois doivent respecter les traités. La Cour de cassation trancherait ensuite la question. On peut aussi imaginer un recours contre la circulaire ou le décret d’application de cette loi devant le Conseil d’État », esquisse-t-il.

En renvoyant aux Français le soin de se prononcer sur l’interdiction du voile dans l’espace public et indirectement au Conseil constitutionnel, Marine Le Pen peut continuer de jouer une partition qu’elle connaît bien : celle des juges qui voudraient contourner la volonté du peuple.

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Au sujet du port du voile, MLP fait fausse route. Les Français en règle générale tiennent à la liberté d'expression y compris à la possibilité accordée aux croyants de la manifester dans l'espace public selon la Constitution et la Loi de 1905 .
Dans ce cas précis il me semble normal que le CC ou une autre Cour de justice empêche ce genre de référendum.

Par contre, là où elle a raison est que la CC abuse régulièrement de son droit de veto.
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scorpion3917
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par scorpion3917 »

djep a écrit : 18 juillet 2026 13:20
Corvo a écrit : 18 juillet 2026 12:55 Me voili me voilà me voilou ! qui suis-je ? Ben le voile🧕👰‍♀️

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN.

Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

En ordre de bataille depuis la confirmation par la Cour d’appel de Paris de l’éligibilité de Marine Le Pen, les cadres du RN se réunissent jeudi et vendredi pour plancher sur le programme et trancher les contours d’une mesure emblématique de la quadruple candidate au scrutin suprême : l’interdiction du voile dans l’espace public que Marine Le Pen porte depuis 2012.

La mesure était aussi portée dans une proposition de loi « visant à combattre les idéologies islamistes » déposée par le RN en 2021. À l’article 10, figurait l’interdiction « dans l’espace public, les signes ou tenues constituant par eux-mêmes une affirmation sans équivoque et ostentatoire » de cette idéologie islamiste. Moins allant que sa « tutrice » sur ce sujet, Jordan Bardella avait toutefois ôté cet article de son programme de gouvernement après la dissolution de 2024. Interrogé sur le sujet un an plus tard sur RMC, alors qu’il était pressenti pour être le candidat du parti à la présidentielle, l’eurodéputé avait renvoyé la réforme à un futur lointain, proposant d’abord d’interdire le voile dans « les bâtiments publics », citant les « universités » ou les mairies. L’interdiction dans la rue était, selon lui, « un objectif à terme » mais dont « l’application » serait « compliquée ».

Selon nos confrères du Monde, Marine Le Pen n’a, elle, pas renoncé à l’un des marqueurs de ses programmes successifs, avec une nuance, et non des moindres. Le texte de loi serait désormais soumis à un référendum. La députée s’est probablement souvenue que cette mesure avait empoisonné la fin de sa campagne en 2022. Dans l’entre-deux-tours, le député Sébastien Chenu, voulant bien faire, n’avait fait qu’embrouiller le débat en assurant « que la grand-mère qui a 70 ans, et qui porte son petit voile depuis des années », ne serait pas « concernée ».

« La laïcité de l’État n’est pas celle de l’espace public »
Sur le fond, une telle proposition se heurterait, a priori, à plusieurs principes constitutionnels tels que l’égalité des citoyens devant la loi, la liberté religieuse, la liberté d’expression et de communication consacrées aux articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ou encore le principe de laïcité, fondement de la Ve République. Ce principe garantit le libre exercice des cultes, le respect de toutes les croyances et l’égalité de tous les citoyens devant la loi sans distinction de religion.

« Il serait impossible de rattacher cette interdiction au principe de la laïcité. La définition la plus courante de la laïcité, c’est la neutralité de l’État étendue aux agents publics. Mais l’espace public, dans un État démocratique, est un espace de liberté dans la limite de celles des autres citoyens. On ne voit pas comment, dans un État de droit, on pourrait interdire l’expression d’une religion. Ce serait contraire à l’expression du vivre-ensemble. La laïcité de l’État n’est pas celle de l’espace public. Vous pouvez toujours observer des calvaires un peu partout en France et les processions religieuses ne sont pas interdites », rappelle Serge Slama, professeur de droit public à l’université Grenoble-Alpes.

Le Conseil n’est pas compétent pour contrôler la constitutionnalité des lois référendaires
La voie du référendum privilégiée par Marine Le Pen est donc à première vue particulièrement habile, puisque conformément à sa décision du 28 octobre 1962, relative à l’élection du président de la République au suffrage universel direct, le Conseil n’est pas compétent pour contrôler la constitutionnalité des lois référendaires qui « constituent l’expression directe de la souveraineté nationale ».

« Interdire le voile n’a aucun lien avec la politique sociale de la nation »
Néanmoins, en voulant soumettre cette question au peuple français, Marine Le Pen, comme d’autres candidats, veut ouvrir le champ du référendum de l’article 11. Or, le référendum de l’article 11, décidé par le chef de l’État, sur proposition du gouvernement, ne peut porter que sur l’organisation des pouvoirs publics, les réformes relatives à la politique économique et sociale et aux services publics qui y concourent, et sur la ratification des traités internationaux. « Sur ce sujet, je ne vois pas comment il serait juridiquement possible de passer par la voie de l’article 11. La mise en œuvre des libertés publiques ne rentre pas dans son champ. Et le Conseil constitutionnel a une jurisprudence assez restrictive de la notion de réforme sociale qu’il distingue de ce qu’il appelle « les questions de société ». Interdire le voile n’a aucun lien avec la politique sociale de la nation », souligne Mathieu Carpentier, professeur de droit public à l’université Toulouse Capitole.

Cette analyse est également valable pour la promesse de Bruno Retailleau, qui souhaite lui aussi consulter les Français pour « réduire drastiquement l’immigration, engager une véritable révolution de notre justice pénale, et redonner la primauté à notre droit national ».

Quel moyen de contrôle du Conseil constitutionnel ?
Marine Le Pen, tout comme le candidat LR, s’appuient sur un précédent prestigieux : le référendum controversé de 1962, sur la base de l’article 11 de la Constitution, proposé par le général de Gaulle afin que le Président de la République soit élu au suffrage universel direct. Mais ils semblent oublier la décision Hauchemaille de 2000, dans laquelle le Conseil s’est reconnu compétent pour statuer sur un décret de convocation des électeurs. « Le Conseil n’a jamais fait une application positive de cette jurisprudence. Il n’a encore jamais jugé une requête en ce sens recevable et fondée, puis annulé un décret de convocation des électeurs. Mais il aurait intérêt à le faire dans ce cas précis plutôt que de se prononcer sur l’inconstitutionnalité manifeste d’une interdiction générale du voile qui pourrait l’emmener trop loin dans le débat public. Et en l’espèce, il est évident que la question du voile dans l’espace public échappe au domaine du référendum de l’article 11 », note Mathieu Carpentier.

« Le Conseil serait mis sous pression face au programme d’un candidat tout juste élu. Et il devra faire preuve de pédagogie pour expliquer qu’il est possible, par exemple, de supprimer la Déclaration des droits de l’Homme du bloc de constitutionnalité, à condition de respecter les formes prévues par le peuple souverain. Ce n’est pas un déni de démocratie. Il y aurait une pression politique, certes, mais en refusant de contrôler le champ de l’article 11, le Conseil se tirerait une balle dans le pied, voire dans la tête. Le référendum de 1962 est une anomalie », appuie Nicolas Hervieu, juriste en droit public et enseignant à Sciences Po.

On rappelle que la révision de la Constitution par référendum est prévue à l’article 89 de la Constitution. Le texte doit, avant cela, être adopté dans les mêmes termes par les deux assemblées.

Reste un dernier point qui pourrait sérieusement « compliquer » l’application d’une telle mesure, pour paraphraser Jordan Bardella : le contrôle de conventionnalité de la réforme. Comme le souligne Nicolas Hervieu, un projet de loi, même référendaire, visant à interdire le voile dans l’espace public contreviendrait aux articles 9 et 14 de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH), car il porterait une atteinte excessive à la liberté de religion et, de surcroît, serait discriminant pour les musulmans, directement visés. « Tous les juges français, judiciaires ou administratifs, sont compétents pour contrôler la conventionnalité des lois une fois promulguées. Une personne verbalisée pourrait contester sa sanction pénale devant le juge en arguant que le texte sur lequel elle est fondée viole la CEDH. Privée de base légale, la sanction serait annulée. Les juges ne feraient qu’appliquer l’article 55 de la Constitution selon lequel les lois doivent respecter les traités. La Cour de cassation trancherait ensuite la question. On peut aussi imaginer un recours contre la circulaire ou le décret d’application de cette loi devant le Conseil d’État », esquisse-t-il.

En renvoyant aux Français le soin de se prononcer sur l’interdiction du voile dans l’espace public et indirectement au Conseil constitutionnel, Marine Le Pen peut continuer de jouer une partition qu’elle connaît bien : celle des juges qui voudraient contourner la volonté du peuple.

https://www.publicsenat.fr/actualites/p ... itutionnel
Au sujet du port du voile, MLP fait fausse route. Les Français en règle générale tiennent à la liberté d'expression y compris à la possibilité accordée aux croyants de la manifester dans l'espace public selon la Constitution et la Loi de 1905 .
Dans ce cas précis il me semble normal que le CC ou une autre Cour de justice empêche ce genre de référendum.

Par contre, là où elle a raison est que la CC abuse régulièrement de son droit de veto.
Le CC fait surtout de la politique .
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
Edmund Burke.
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par djep »

scorpion3917 a écrit : 18 juillet 2026 13:38
djep a écrit : 18 juillet 2026 13:20

Au sujet du port du voile, MLP fait fausse route. Les Français en règle générale tiennent à la liberté d'expression y compris à la possibilité accordée aux croyants de la manifester dans l'espace public selon la Constitution et la Loi de 1905 .
Dans ce cas précis il me semble normal que le CC ou une autre Cour de justice empêche ce genre de référendum.

Par contre, là où elle a raison est que la CC abuse régulièrement de son droit de veto.
Le CC fait surtout de la politique .
Le CC est à la botte de Macron et de son courant idéologique. Tout comme d'ailleurs un nombre de plus en plus grand d'administrations et d'organismes supervisés par l'Etat. Le dernier en date, un certain Noël Buffet, Défenseur des Droits ; une autorité Constitutionnelle soi-disant indépendante et chargée de veiller au respect des droits et des libertés. ::d
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par scorpion3917 »

djep a écrit : 18 juillet 2026 14:02
scorpion3917 a écrit : 18 juillet 2026 13:38
Le CC fait surtout de la politique .
Le CC est à la botte de Macron et de son courant idéologique. Tout comme d'ailleurs un nombre de plus en plus grand d'administrations et d'organismes supervisés par l'Etat. Le dernier en date, un certain Noël Buffet, Défenseur des Droits ; une autorité Constitutionnelle soi-disant indépendante et chargée de veiller au respect des droits et des libertés. ::d
Vous avez raison. En fait tout est verrouillé. Ainsi les postes clés sont et seront sous contrôle.
C'est, je crois, une spécialité française hors dictature.
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par Mesoke »

Si cette proposition de loi est contraire à la constitution, elle est contraire à la constitution, point. Pas de politique là-dedans.

Et on sait qu'on référendum c'est naze comme idée dans la plupart des cas, car on demande à des incultes leur avis sur des sujets trop complexes pour eux. Avis qu'ils auront forgés en regardant des médias qui vont biaiser leur opinion. Médias qui, étant presque tous de droite ou d'extrême droite, transformeront les référendums en tribune de droite.

Un référendum c'est complètement génial sur le papier, en théorie. Mais en pratique dans le monde actuel c'est trop biaisé pour être objectif.
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mic43121
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par mic43121 »

Sans voilées :)) ce pays ressemblerait à la France d'avant :)) celle de ma jeunesse .. ::d
Mais ça défriserait les aficionados du coran ...et les Sherlocks de ce forum.. :content79
Ce qui m'emmerde c'est que dans certains pays musulmans comme L'Afghanistan ...
...les femmes sont contraintes ...forcées...de subir toutes les contraintes de cette religion sous peine de mort..
Et chez nous :perv: :perv: ou elles sont libres :-| elle se déguisent UNIQUEMENT par provocation ..
Le maquillage.. le rouge a lèvres ..etc ..avec la tenue Belphégor ..
C'est BIDON ..... ::d
Modifié en dernier par mic43121 le 18 juillet 2026 19:57, modifié 1 fois.
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papibilou
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par papibilou »

djep a écrit : 18 juillet 2026 13:20
Au sujet du port du voile, MLP fait fausse route. Les Français en règle générale tiennent à la liberté d'expression y compris à la possibilité accordée aux croyants de la manifester dans l'espace public selon la Constitution et la Loi de 1905 .
Dans ce cas précis il me semble normal que le CC ou une autre Cour de justice empêche ce genre de référendum.
Les français tiennent à la liberté d'expression mais il s'agit d'une liberté qui ne peut en aucune manière être absolue et ne se justifie que parce qu'il y a des limites.
Et que les français acceptent volontiers le port du voile musulman n'a rien d'évident.
https://www.cnews.fr/france/2025-11-26/ ... ns-lespace
https://www.europe1.fr/societe/sondage- ... lic-670044
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par mic43121 »

Mesoke a écrit : 18 juillet 2026 17:30 Si cette proposition de loi est contraire à la constitution, elle est contraire à la constitution, point. Pas de politique là-dedans.

Et on sait qu'on référendum c'est naze comme idée dans la plupart des cas, car on demande à des incultes leur avis sur des sujets trop complexes pour eux. Avis qu'ils auront forgés en regardant des médias qui vont biaiser leur opinion. Médias qui, étant presque tous de droite ou d'extrême droite, transformeront les référendums en tribune de droite.

Un référendum c'est complètement génial sur le papier, en théorie. Mais en pratique dans le monde actuel c'est trop biaisé pour être objectif.
Et si une majorité approuve une référendum :] ON PASSE OUTRE ..C'est naze de demander l'avis des Français ...
Tu préfères l'avis des soit disant religieux ::d ...
EST CE QUE vous vous rendez compte que que le FN est le premier parti UNIQUEMENT pour cette raison ..
Des musulmans qu'on ne remarque pas font comme moi ...partie du décors ...
De plus personne ne contexte le fait que cette religion pose des problèmes (même certains musulmans)..
Mais ça on évite d'en parler ..c'est CACA...
:))
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par Corvo »

papibilou a écrit : 18 juillet 2026 17:48
djep a écrit : 18 juillet 2026 13:20
Au sujet du port du voile, MLP fait fausse route. Les Français en règle générale tiennent à la liberté d'expression y compris à la possibilité accordée aux croyants de la manifester dans l'espace public selon la Constitution et la Loi de 1905 .
Dans ce cas précis il me semble normal que le CC ou une autre Cour de justice empêche ce genre de référendum.
Les français tiennent à la liberté d'expression mais il s'agit d'une liberté qui ne peut en aucune manière être absolue et ne se justifie que parce qu'il y a des limites.
Et que les français acceptent volontiers le port du voile musulman n'a rien d'évident.
https://www.cnews.fr/france/2025-11-26/ ... ns-lespace
https://www.europe1.fr/societe/sondage- ... lic-670044
Et bien bon courage à celles et à ceux qui seraient chargés de faire respecter cette loi inique.
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par mic43121 »

Mesoke a écrit : 18 juillet 2026 17:30 Si cette proposition de loi est contraire à la constitution, elle est contraire à la constitution, point. Pas de politique là-dedans.

Et on sait qu'on référendum c'est naze comme idée dans la plupart des cas, car on demande à des incultes leur avis sur des sujets trop complexes pour eux. Avis qu'ils auront forgés en regardant des médias qui vont biaiser leur opinion. Médias qui, étant presque tous de droite ou d'extrême droite, transformeront les référendums en tribune de droite.

Un référendum c'est complètement génial sur le papier, en théorie. Mais en pratique dans le monde actuel c'est trop biaisé pour être objectif.

Un référendum c'est complètement génial sur le papier, en théorie. Mais en pratique dans le monde actuel c'est trop biaisé pour être objectif.
[/quote]


TU peux t'expliquer sur ce que 'tu écris ? c'est génial ?
(moi je dirai c'est BIEN pour avoir l'avis de TOUS les Français )
Ensuite C'EST BIAISÉ ? tu veux dire qu'il faut modifier le résultat ::d
Ecrit carrément il faut les baiser ...(les électeurs )
::d
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par coincetabulle »

nos élus on un vrai problème avec le sens du mot liberté. c'est assez inquiétant.
le chômage n'augmente pas, il y a un manque d'emploi.
Muriel Penicaud ministre du travail. France-Inter le 30/07/2018.
"y a pas que les bonbons qui font tomber les dents" célèbre citation de la BAC nantaise.
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par Mesoke »

C'est génial sur la papier d'avoir l'avis des français.

Mais en pratique cet avis se façonne, se biaise par les médias. Donc le référendum aura une forte probabilité de montrer l'avis des médias, dont 90% (en terme d'audience) sont détenus par une quinzaine de milliardaires de droite / extrême droite et par le pouvoir en place. Donc un référendum proposant un thème de droite sera validé uniquement parce que les gens ne seront informé sur ce sujet que par des médias qui veulent le voir validé.

Accessoirement on ne fait jamais de référendum et on en ferait un sur un sujet aussi trivial que le voile dans l'espace public ? Genre il n'y aurait pas quelques milliers de sujets plus importants dans le pays ?
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par djep »

papibilou a écrit : 18 juillet 2026 17:48
djep a écrit : 18 juillet 2026 13:20
Au sujet du port du voile, MLP fait fausse route. Les Français en règle générale tiennent à la liberté d'expression y compris à la possibilité accordée aux croyants de la manifester dans l'espace public selon la Constitution et la Loi de 1905 .
Dans ce cas précis il me semble normal que le CC ou une autre Cour de justice empêche ce genre de référendum.
Les français tiennent à la liberté d'expression mais il s'agit d'une liberté qui ne peut en aucune manière être absolue et ne se justifie que parce qu'il y a des limites.
Et que les français acceptent volontiers le port du voile musulman n'a rien d'évident.
https://www.cnews.fr/france/2025-11-26/ ... ns-lespace
https://www.europe1.fr/societe/sondage- ... lic-670044
Il y a évidemment des limites à la liberté d'expression, mais nous ne sommes pas dans ce cas de figure.

Le problème sous-jacent est que les Français en ont assez de la progression de l'Islam en France. C'est probablement pour cette raison qu'ils ont répondu majoritairement en faveur de l'interdiction du voile islamique. Mais c'est une réponse à chaud, sans réflexion profonde pour s'en prendre aux effets et non pas aux causes.
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Re: Interdiction du voile : en envisageant la piste d’un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le CC

Message par papibilou »

djep a écrit : 18 juillet 2026 18:18
papibilou a écrit : 18 juillet 2026 17:48
Les français tiennent à la liberté d'expression mais il s'agit d'une liberté qui ne peut en aucune manière être absolue et ne se justifie que parce qu'il y a des limites.
Et que les français acceptent volontiers le port du voile musulman n'a rien d'évident.
https://www.cnews.fr/france/2025-11-26/ ... ns-lespace
https://www.europe1.fr/societe/sondage- ... lic-670044
Il y a évidemment des limites à la liberté d'expression, mais nous ne sommes pas dans ce cas de figure.

Le problème sous-jacent est que les Français en ont assez de la progression de l'Islam en France. C'est probablement pour cette raison qu'ils ont répondu majoritairement en faveur de l'interdiction du voile islamique. Mais c'est une réponse à chaud, sans réflexion profonde pour s'en prendre aux effets et non pas aux causes.
Pas mal, parler d'effets pour le voile. :ange:
Évidemment qu'il y a une association d'idées entre Islam, islamisme, musulman terrorisme. Mais c'est quand même difficile d'éviter les rapprochements. Au passage, il faudra interdire la kippa.
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