
"À l’approche de la dissolution de la Knesset, la coalition de Benyamin Netanyahou a lancé une dernière offensive contre l’État de droit israélien. Vendredi 17 juillet, le Parlement a mis fin à ses travaux et ouvert la voie aux élections du 27 octobre. Avant d’entrer dans une période durant laquelle l’activité législative sera fortement réduite, le gouvernement a brusqué le calendrier pour faire adopter plusieurs textes controversés. Ils accordent des garanties décisives aux alliés du premier ministre tout en renforçant sa propre protection politique, au détriment de l’égalité devant la loi, de l’indépendance de l’enquête sur le 7 Octobre et du contrôle juridique de l’action gouvernementale.
https://www.lefigaro.fr/international/e ... s-20260720
"C’est la stratégie du pyromane : allumer un incendie en espérant détourner de ses échecs le regard de l’opinion publique. A moins de quatre mois des prochaines élections législatives, qui s’annoncent difficiles, Benyamin Nétanyahou, l’homme qui cumule plus de dix-huit années au poste de premier ministre, a choisi de polariser un peu plus encore la société israélienne : il s’attaque frontalement à la Cour suprême – un des piliers de l’Etat de droit pour ses défenseurs, une des incarnations de l’« Etat profond », pour toute la droite nationaliste et populiste de la planète.
De façon volontairement spectaculaire, son gouvernement a annoncé, dimanche 5 juillet, qu’il n’appliquerait pas une décision de la plus haute instance juridique autorisant l’une des autorités de régulation des médias à examiner le rachat d’une chaîne de télévision par des investisseurs considérés comme critiques à l’égard du gouvernement. Ce refus ouvre une crise constitutionnelle inédite, dans la mesure où la Cour suprême est progressivement devenue le principal contre-pouvoir légal en Israël, pays qui n’a jamais été doté d’une Constitution.
https://www.lemonde.fr/international/ar ... CV_smgwgTl

