Javier Milei accuse le Brésil, le Mexique et les démocrates américains d’avoir mené «une campagne anti-argentine»

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Corvo
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Javier Milei accuse le Brésil, le Mexique et les démocrates américains d’avoir mené «une campagne anti-argentine»

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Parano un jour Milei toujours.

Dans une sortie virulente dimanche 26 juillet, le président argentin a notamment traité son homologue Lula de «voleur» et de «prisonnier». Le Brésil a rappelé son ambassadeur en Argentine dans la foulée.

Un nouveau délire, peu intelligible, mais suffisamment pour avoir des conséquences sur la diplomatie américaine. Le président argentin Javier Milei, en déplacement au Brésil dimanche pour soutenir le candidat de droite en vue de l’élection présidentielle, en a profité pour tacler le gouvernement brésilien, mais aussi le Mexique et le Parti démocrate américain. Le chef d’état d’extrême droite leur reproche d’avoir financé une «campagne anti-argentine», en référence apparente aux critiques visant le pays et son équipe, en marge de la Coupe du monde de football.

«Qui a mis le plus d’argent dans cette campagne anti-argentine ? Le gouvernement du Brésil. 25 % des ressources venaient du gouvernement du Brésil», a affirmé Javier Milei dans une interview à Radio Mitre, sans présenter d’élément étayant ses accusations. «Et après, ils viennent me parler d’interférence», a-t-il fustigé. Toujours sans élaborer, le chef d’Etat a poursuivi : «En plus, cette campagne anti-argentine a également été financée par le Mexique, par le Parti démocrate des Etats-Unis. Ce sont les têtes pensantes progressistes qui ne veulent pas que les idées de la liberté fonctionnent».

Rappel de l’ambassadeur argentin au Brésil
Dans la foulée de ces déclarations, Brasilia a rappelé dimanche pour consultation son ambassadeur en Argentine en raison des «propos offensant prononcés» par Milei à l’encontre notamment de son homologue brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva. Lors de l’investiture à Sao Paulo de Flavio Bolsonaro comme candidat à l’élection d’octobre au Brésil, le président d’extrême droite avait qualifié - sans les mentionner directement - Lula de «voleur» et de «prisonnier», et le juge de la cour suprême Alexandre de Moraes d’«ordure chauve».

«J’ai voulu aller voir mon ami Jair Bolsonaro. Ils ne m’ont pas laissé. Ici, en revanche, l’ex-prisonnier est venu voir la détenue», a encore déclaré Javier Milei, en référence à la visite en juillet 2025 de Lula a Cristina Kirchner, alors depuis peu emprisonnée à son domicile de Buenos Aires pour corruption. «Ici, il n’y a eu aucun problème. Personne ne lui a interdit quoi que ce soit, a poursuivi Javier Milei au micro de Radio Mitre, Pourtant, moi, on ne m’a pas laissé rendre visite à mon ami (Bolsonaro), qui en plus est injustement emprisonné».

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