La préfecture de Seine-Saint-Denis reproche aux imams et aux intervenants ponctuels de diffuser «une idéologie islamiste radicale qui reprend la rhétorique d’organisations terroristes».
La préfecture de Seine-Saint-Denis a annoncé lundi 27 juillet la fermeture pour six mois de la mosquée de Chanteloup, à Aulnay-sous-Bois. Cette dernière accuse les imams et les intervenants de promouvoir la «violence» et de faire «l’apologie d’actes de terrorisme» au sein du lieu de culte. Dans un communiqué, les autorités indiquent que «cet arrêté de fermeture a été pris sur le fondement de l’article L. 227-1 du code de la sécurité intérieure, en raison des propos, idées ou théories diffusées dans cette mosquée et sur les réseaux sociaux des imams».
«A travers les prêches des imams réguliers de la mosquée et leur diffusion sur les réseaux sociaux mais aussi à travers le discours des intervenants ponctuels qu’elle invite, la mosquée diffuse une idéologie islamiste radicale qui reprend la rhétorique d’organisations terroristes, légitime le djihad et valorise la mort en martyr», ajoute la préfecture.
«Des éléments insuffisants, imprécis et non étayés»
En réponse, l’avocat de l’association gestionnaire de la mosquée, Rafik Chekkat, a annoncé mardi sur X la saisie en référé du tribunal administratif, aux fins de faire annuler l’arrêté du préfet. Selon lui, les faits mis en avant par les autorités sont fondés sur «des éléments insuffisants, imprécis et non étayés».
Des mesures ont été prises par l’association, assure-t-il par ailleurs, soulignant notamment que «les deux imams qui concernent 90 % des griefs faits à la mosquée ont été écartés». «Les responsables de la mosquée avaient demandé à être reçus à la préfecture […] mais le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de les recevoir», déplore-t-il. Rafik Chekkat ajoute qu’une audience devrait avoir lieu au tribunal administratif de Montreuil à la fin de la semaine.
Dans une vidéo publiée sur X et datant de plusieurs mois, un imam ayant donné au moins une conférence dans cette mosquée encourageait les musulmans à frapper leurs enfants âgés d’au moins 11 ans s’ils ne priaient pas.
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