
"Non seulement" ces exercices militaires qui ont débuté ce lundi, "sont coûteux mais "envoient un signal tout à fait inapproprié et hostile à un pays qui, depuis que Donald J. Trump est président, s’est montré non menaçant et respectueux", a-t-il déclaré à la troisième personne, sur son réseau Truth Social, dimanche 16 août.
La veille, le républicain de 79 ans avait publié une photo de sa rencontre historique avec Kim Jong-un en 2019, lors de son premier mandat, affublée d'une légende vantant leur entente. "Malgré l’air peu amical que l’on voit sur cette photo en particulier, il y en a beaucoup d’autres où nous sourions: Kim Jong-un et moi nous entendons à merveille!", a écrit le président américain.
"Kim Jong-un m'a toujours traité avec un grand respect", a-t-il ajouté ce lundi depuis le Bureau ovale, sous-entendant que de récents échanges avaient eu lieu avec le dictateur nord coréen. "Je le comprends. Il me comprend." Une harmonie affichée qui est loin d'être nouvelle, malgré un début de relation compliqué.
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Pour le chercheur associé à l'Iris, Romuald Sciora, Donald Trump ne fait pas un appel du pied à Kim Jong-un, mais plutôt à la "communauté des alliés de l'Amérique", dont la Corée du Sud.
"Trump et son entourage ont pour objectif de mettre à bas le système multilatéral post-45 pour nous ramener à une ère où la loi du plus fort prime et où l'on fait fi des alliances traditionnelles", explique Romuald Sciora. "Ce à quoi nous assistons fait partie de cette volonté de déstabiliser l'ordre ancien. Donald Trump humilie ses partenaires les plus proches".
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Ces pays auxquels les États-Unis tournent le dos doivent chercher d'autres alliés, réinvestir dans leur propre défense et s'intéressent à leur tour de plus près au nucléaire. "Ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour la péninsule coréenne, et pour la stabilité internationale", remarque sur BFMTV Guillaume Lasconjarias, historien militaire, professeur à la Sorbonne Université.
"On pourrait se retrouver avec une prolifération nucléaire au cours des prochaines décennies très inquiétante", abonde le spécialiste des États-Unis, Romuald Sciora.
Marcher sur les plates-bandes de Moscou et Pékin
Mais dans cette région du monde très complexe, les récentes flatteries de Donald Trump envers Kim Jong-un auraient également pour objectif d'éloigner le dirigeant nord coréen de ses alliés chinois et russe, Xi Jinping et Vladimir Poutine.
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À moins que tout cela ne soit une manière de détourner l'attention de la guerre en Iran ou de donner une leçon à la Corée du Sud? Donald Trump a en effet évoqué, comme autre raison justifiant la baisse de la voilure des exercices en Corée du Sud, le refus de Séoul de l'aider face à l'Iran.
"L'Iran est un échec très mal vécu par les Républicains et la base MAGA, donc effectivement, dès que Trump à l'occasion de détourner l'attention, il le fait", souligne le chercheur Romuald Sciora. "Il préfère donner l'impression qu'il est un homme qui a apaisé les tensions entre les Corée". Mais malgré ses rêves les plus fous d'une paix entre la Corée du Sud et la Corée du Nord à son actif, "il sait très bien que c'est impossible", juge le spécialiste."
https://www.bfmtv.com/international/ame ... 90018.html
Edit : pendant que Trump fait des risettes à son pote coréen du Nord, celui-ci livre des missiles balistiques à Poutine qui s'en sert contre l'Ukraine mais envoie aussi des milliers de combattants se battre contre l'Ukraine.
C'est franchement du n'importe quoi. Ce n'est pas ça qui va affaiblir les liens entre la Corée du Nord, la Chine et la Russie ! Ou alors, comme le dit la fin de l'article c'est pour détourner l"attention de son échec en Iran.
Il y a autre chose en compte : Trump ne cache pas sa fascination pour les grands dictateurs de la planète parce que nul doute qu'il aurait aimé en être un.

