Suite de l'affaire maintenant c'est à la justice de "jouer".
Justice Bally Bagayoko visé par une enquête du Parquet national financier pour détournement de fonds publics
Le maire insoumis de Saint-Denis, qui a fait l’objet d’une plainte déposée par l’association AC !! Anti-Corruption, est mis en cause pour le cumul présumé de ses anciennes fonctions d’élu et de cadre de la RATP.
La procédure suit son cours. Après le dépôt de deux plaintes par l’association AC !! Anti-Corruption visant notamment le maire la France insoumise (LFI) de Saint-Denis, Bally Bagayoko,
le Parquet national financier (PNF) a annoncé, ce lundi 24 août, l’ouverture d’une enquête visant l’élu francilien notamment pour «
détournement de fonds publics, recel et concussion»
Ouverte le 19 août après un article du Canard Enchaîné évoquant un cumul de fonctions à temps plein à la RATP et d’élu local, puis la réception de plaintes de l’association AC !! Anti-corruption, cette enquête préliminaire vise à «procéder aux vérifications utiles concernant les conditions d’emploi» de Bally Bagayoko à la régie des transports parisiens, précise le PNF dans un communiqué. L’élu LFI, qui n’a pas répondu aux sollicitations de Libération, a réagi dans un communiqué en début de soirée, s’estimant victime d’une «campagne de calomnies». Il a demandé un traitement de l’affaire «le plus rapidement possible» et assuré se tenir «à disposition de la justice». « Je suis serein [...]. Ces attaques ne sont pas fondées.»
«
Nous sommes très satisfaits que le PNF ouvre une enquête suite à nos plaintes, car il y avait matière», a réagi ce lundi le président d’AC !! Anti-corruption, Marcel Claude. «
La seule chose qui anime AC !! Anticorruption, c’est l’argent public, et rien d’autre», a-t-il ajouté, affirmant que son association «
a toute confiance dans les enquêteurs et la justice de notre pays».
Dans un article début août intitulé «Le ticket gagnant de Bally Bagayoko», le Canard enchaîné avait écrit qu’«avant de conquérir la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko (avait) longtemps cumulé mandat local et poste de cadre à la RATP».
Dans le même communiqué publié lundi 24 août suite à l’ouverture de l’enquête, l’édile a mis en cause l’auteur de l’article du Canard enchaîné, accusé de s’être appuyé «sur un échange avec le directeur de cabinet de l’ancien maire socialiste de Saint-Denis Pierefitte, Mathieu Hanotin», battu par Bagayoko au cours d’une campagne particulièrement tendue.
«Une volonté de me discréditer politiquement»
L’hebdomadaire faisait état d’un «recrutement sans concours» ni entretien en 2000, d’«horaires “élastiques”» et de «généreuses indemnités».
Une fonction qu’il cumulait avec celle d’adjoint au maire, auxquelles s’ajoutait un temps celle de vice-président du conseil départemental.
Dans la foulée de la parution, l’ancien basketteur avait dénoncé de son côté une «volonté de [le] discréditer politiquement».
Et de balayer dans le Parisien : «
On n’a pas affaire à un maire délinquant ni narcotrafiquant et encore moins à un maire bénéficiant d’un emploi fictif ou d’un détournement de fonds publics».
Le lendemain, plusieurs élus franciliens de tous bords témoignaient dans le même média du travail bien réel, selon eux, accompli par Bagayoko au sein de la régie depuis 2000.
Mise à jour avec la réaction de Bally Bagayoko.
https://www.liberation.fr/politique/bal ... MMQ3LCAIY/