Quel écœurant personnage que cet Itamar Ben Gvir.
Grand habitué des déclarations hostiles aux Palestiniens et des publications provoquant l’indignation, le ministre israélien de la Sécurité nationale a réitéré lors d’une visite ce dimanche en prison, quelques semaines avant les élections législatives.
Publié aujourd'hui à 13h41
Nouvelle outrance pour Itamar Ben Gvir. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, figure de l’extrême droite dans le pays, s’est félicité ce dimanche 30 août de la dégradation des conditions de détention des prisonniers palestiniens, lors d’une visite à des détenues à deux mois des élections législatives.
Coutumier des provocations suprémacistes
L’homme, connu pour ses propos suprémacistes et ultranationalistes, a publié une vidéo dans laquelle une femme voilée, le visage flouté, affirme que les conditions de détention sont «extrêmement mauvaises», que les prisonnières «n’ont aucun droit» et qu’elles ont «des besoins particuliers en tant que femmes». «Nous ne nous sommes pas lavées depuis trois jours et nous n’avons pas changé de sous-vêtements», témoigne cette femme, identifiée par son mari comme étant Yasmine Shaaban, de nouveau arrêtée par les forces israéliennes en mai 2025 plusieurs mois après sa libération dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu à Gaza.
Le ministre s’est félicité de ces conditions de détention, en les comparant à celles des otages israéliens retenus pendant près de deux ans par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens à Gaza après l’attaque du 7 octobre 2023. «Nos otages n’avaient pas de shampoing et n’avaient pas de telles conditions. Je suis fier que nous ayons réussi à ramener les conditions de détention des terroristes au strict minimum. Les colonies de vacances dans les prisons, c’est terminé», a-t-il déclaré. Le ministère des Prisonniers de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, a estimé que cette vidéo «reflétait les profondeurs de la déchéance dans laquelle le régime d’occupation est tombé».
Radicalisation à l’approche des élections
Itamar Ben Gvir, allié du Premier ministre Benyamin Nétanyahou au sein de la coalition gouvernementale, n’en est pas à sa première outrance. Il avait par exemple posté mi-août une vidéo où il était mis en scène devant le chantier de construction d’une potence, après qu’il avait lutté pour la réintroduction de la peine de mort pour les Palestiniens de Cisjordanie. Plus tôt cette année, il avait diffusé des images le montrant narguant des militants étrangers - contraints de s’agenouiller, les mains menottées - d’une flottille affirmant vouloir briser le blocus de Gaza, et interceptée. Certains de ces militants ont fait état de violences physiques de la part des forces israéliennes, une Australienne affirmant avoir été agressée sexuellement. Israël a démenti. Plus généralement, ce sont les conditions de détention des Palestiniens en Israël qui provoquent inquiétude et indignation, de nombreux anciens prisonniers et ONG faisant état de violences sexuelles.
Le ministre israélien de la Sécurité nationale a également suscité des condamnations internationales en déclarant récemment qu’Israël devrait tuer chaque nuit 30 à 40 Palestiniens à Gaza. La Commission des affaires des détenus de l’Autorité palestinienne a accusé Itamar Ben Gvir de «brutalité, haine et racisme». Alors que la coalition Nétanyahou est en difficulté, selon certains sondages, à l’approche du scrutin du 27 octobre, Itamar Ben Gvir a refusé les appels du Premier ministre à renforcer les chances de la droite sortante en faisant liste commune avec un autre ministre d’extrême droite.
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