jeandu53 a écrit : 18 septembre 2026 09:20
Once a écrit : 18 septembre 2026 09:02
Ma première réaction : j'ai éprouvé d'abord et avant beaucoup d'empathie pour cette femme qui est une belle personne et qui mériterait mieux.
Oui, certainement. Mais on peut faire un reportage similaire sur probablement chacun de tous les retraités français pour montrer que c'est une belle personne, qu'elle a trimé toute sa vie, et qu'elle mérite mieux que son sort. Si le reportage est bien fait, il émouvra beaucoup de téléspectateurs qui en déduiront que, ma foi, il faut revaloriser les retraités.
Donc peut-être que je suis dur, mais je pense qu'il faut laisser de côté les émotions et regarder assez froidement certaines données macro-économiques. Et si on regarde ces données, elles nous montrent que les retraités sont, en moyenne, des privilégiés, pour les raisons déjà indiquées.
Vous oubliez une chose essentielle : l'humain, la vieillesse, et comme il est difficile de vieillir dans certains cas. Toutes les dégradations physiques, mentales et morales qui accompagnent tous les retraités, même les plus aisés.
C'est pourquoi, cette hargne actuelle contre les "vieux" de la part des "actifs" entretenue par les médias mainstream présente quelque chose de malsain mais qui est très orienté aussi au nom de grands intérêts privés. L'objectif ? pomper le fric des actifs pour leur apprendre à passer progressivement à la retraite par capitalisation. Tout est là et il faut dire que les planètes s'alignent de plus en plus pour la réalisation de ce scénario.
Et pourtant : que dit le COR au juste en 2026 ?
1) Les dépenses de retraite resteraient globalement maîtrisées à l’échelle de la richesse nationale.
2) Les difficultés financières futures proviennent davantage de l’évolution démographique et de la faiblesse du nombre d’actifs que d’une explosion des pensions.
3) Pour les agents publics, la question du traitement indiciaire et de la place des primes reste un enjeu majeur pour le niveau futur des retraites.
4) L’information majeure de ce rapport que, jusqu’en 2045, les dépenses du système de retraite restent stables à 14 % du PIB . Cette stabilité est la conséquence de la hausse du solde migratoire, qui vient compenser la dégradation du contexte économique mondial. Ce n’est qu’après cette date que, sans qu’elles explosent et deviennent hors de contrôle, les dépenses repartiraient à la hausse pour atteindre voire dépasser 15 % du PIB à l’horizon 2070.