Ce n’est plus la saison des melons, pourtant il y en a encore beaucoup dans la classe politique attirée par l’odeur de la présidentielle.
Ainsi, face au «chaos» qui régnerait dans notre pays, Natacha Polony se sent investie d’une mission quasi-divine qui la dépasse. «La situation m’oblige, donc, oui, je suis candidate à l’élection présidentielle», a-t-elle annoncé ce mercredi matin sur France Inter, devenant la 1247e prétendante à l’Elysée sur la ligne de départ.
Quelques minutes auparavant, l’ex-chroniqueuse de Laurent Ruquier avait lancé son site «Nous sommes la France». Celle qui avait déjà semé quelques cailloux sur le chemin de son ambition estime que la foultitude des candidats «n’a pas débloqué la situation». Elle constate «une perte totale de rang de la France sur les questions économiques, sur notre indépendance, sur la souveraineté». Mais l’ancienne directrice de l’hebdomadaire Marianne peut, pense-t-elle, ramener sa grandeur à la France, via «une politique de production».
Et, plus forte que David Lisnard et son parti Nouvelle énergie, qui aurait dépassé les 50 000 adhérents, Polony assure que «60 000 personnes» ont déjà rejoint son appel. Il se passerait donc quelque chose. Et ne croyez pas qu’elle cherche juste à attirer la lumière médiatique sur elle. «Est-ce que vraiment j’ai besoin de mon quart d’heure de notoriété ? Je l’ai déjà», réplique celle qui avait fait 2,28 % aux législatives de 2002 avec une étiquette chevènementiste.
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Natacha Polony à Sens (Yonne), le 29 août 2026. (Albert Facelly/Libération)

