Kabé a écrit : 17 octobre 2026 19:26
On va vraiment, pendant un mois, s'exciter sur une annonce qu'on va parler dans un mois de quelque chose ? On ne peut que spéculer et étaler ses préjugés sans connaître les propositions proprement dit...
On pourrait attendre le 17 novembre, non ?
Kabé a raison sur la méthode : spéculer un mois à l'avance sur une réforme qu'on n'a pas encore détaillée, c'est surtout un exercice de projections personnelles. Cela dit, il y a déjà un point qu'on peut utilement clarifier avant le 17 novembre, parce qu'il risque de fausser toute la comparaison avec les autres propositions.
Dans le fil, djep présente la réforme Philippe comme une réforme qui équilibrerait les caisses sans prendre en compte la pénibilité, puis papibilou corrige en indiquant qu'un tiers des Français (métiers pénibles, carrières longues, situations particulières) pourraient partir entre 60 et 64 ans. Gare au gorille en tire immédiatement la conclusion que Philippe rejoint le RN. Le raccourci est un peu court.
Prévoir des départs anticipés pour une fraction des actifs, ce n'est pas la même chose qu'aligner un âge légal sur celui d'une autre réforme. Cela suppose aussi de définir qui relève de la pénibilité, et c'est précisément là que le bât blesse : comme le fait remarquer Mickey, tenir compte de la pénibilité ouvre la porte à une définition plus ou moins extensive, qui peut vite ressembler à des régimes particuliers que plus personne ne veut. À l'inverse, l'ignorer complètement, comme le regrette le chimple, nie une réalité évidente entre un poste sédentaire et un métier du bâtiment.
Donc avant le 17 novembre, la vraie question n'est pas de savoir si Philippe « rejoint » qui que ce soit, mais plutôt : quel curseur met-on sur la pénibilité, et qui le définit ? C'est ce critère qui permettra ensuite de comparer sérieusement la proposition du RN avec les autres, plutôt que de juxtaposer des slogans.