Violences du 17 octobre : privé de rapporteur, le RN boycottera la commission d’enquête, annonce Marine Le Pen

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Corvo
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Violences du 17 octobre : privé de rapporteur, le RN boycottera la commission d’enquête, annonce Marine Le Pen

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Après Le RnB le RnBoude...

La commission d’enquête sur les violences des 17 et 18 octobre a désigné trois rapporteurs, Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), Roger Vicot (PS) et Pouria Amirshahi (groupe Écologiste et Social). Marine Le Pen dénonce une «mascarade».

La commission d'enquête chargée de se pencher sur les violences en marge des manifestations des 17 et 18 octobre a désigné mardi trois rapporteurs (Horizons-PS-Écologiste), mais pas de RN, Marine Le Pen dénonçant une «mascarade», et promettant un boycott de la part de son groupe. La commission des Lois a officiellement acté en début d'après-midi qu'elle bénéficiait désormais des pouvoirs d'une commission d'enquête, et a commencé par la désignation de ces trois postes-clés.

Avec le président Vincent Caure (Renaissance), les trois rapporteurs auront la charge de piloter les travaux et les auditions, - même si tous les députés de la commission pourront poser des questions -, et seront aussi chargés de rédiger le rapport final. Ils bénéficient aussi de pouvoirs de contrôle sur pièces et sur place, et peuvent exiger de consulter des documents sauf exceptions liées au secret défense.

Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), Roger Vicot (PS) et Pouria Amirshahi (groupe Écologiste et Social), ont été désignés dans une élection à trois tours et à bulletin secret. Vincent Caure avait suggérer mardi un trio de rapporteurs comprenant un membre de chaque grand courant politique de l'Assemblée (gauche, bloc central, alliance RN/UDR), pour respecter le pluralisme de la chambre basse.

Marine Le Pen dénonce une «mascarade»
Mais dans la dernière manche, c'est Pouria Amirshahi qui a reçu plus de voix que le candidat du Rassemblement national, Michael Taverne (28 voix contre 23 selon des sources parlementaires). Les votes sont secrets mais au vu des forces en présence le résultat pointe vers une abstention des députés du camp gouvernemental lors du dernier, à quelques exceptions près qui ont pu voter pour l'un ou l'autre des candidats.

«Contrairement à la parole donnée par les présidents de groupe en conférence des présidents, la gauche a manœuvré pour empêcher le RN d'avoir, à la commission d'enquête sur le 17 octobre, un rapporteur sur les 3 prévus», a dénoncé dans la foulée sur X Marine Le Pen, présidente du groupe RN. Critiquant «un entre-soi gauchiste dont l'objectif sera encore d'accabler la police», la candidate à la présidentielle a jugé la commission «discréditée avant même d'avoir débuté ses travaux. Nous ne participerons pas à cette mascarade», a-t-elle ajouté.

Les Insoumis, eux ont déploré de ne pas non plus avoir de député, en tant que premier groupe de gauche. «Il faudra évidemment compter avec nous pour mener la bataille, pour faire en sorte que celles et ceux qui doivent être auditionnés (...) soient auditionnés, dans des débats publics», a déclaré à la presse Thomas Portes, député LFI, proposant aussi d'ouvrir aux citoyens la possibilité de suggéré des personnes à auditionner. Face aux journalistes, Pouria Amirshahi a lui espéré pouvoir commencer les auditions «très vite», alors que la première série d'auditions doit être déterminée dans les prochains jours.

https://www.lefigaro.fr/politique/viole ... n-20261021
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