L'argument ne tient pas, car il est évident que ce n'est pas la dissolution qui a assuré la réélection de Chirac, mais un concours de circonstances tout à fait imprévisible à l'époque : Le Pen au 2ème tour. Faut-il rappeler qu'au premier tour, Chirac a obtenu le score historiquement bas pour un président sortant de 19%, et ce alors que son seul concurrent "sérieux" à droite était le pauvre Bayrou et ses 6%. Autant dire que si la gauche ne s'était pas tiré une balle dans le pied toute seule, il aurait été battu à plates coutures.tisiphoné a écrit : ah bon??? il a bien été réélu pourtant.
Là, si je comprends bien la logique, Hollande voudrait pousser l'UMP aux manettes pour les discréditer et regagner en popularité en vue de 2017. Mouais, autant dire que je ne suis pas convaincu de la tactique. D'une part, il apparaîtrait encore plus comme un "pantin" inutile. D'autre part, l'UMP se décrédibilise très bien toute seule et n'a nullement besoin d'être au pouvoir pour cela. La vérité, c'est que les électeurs sont arrivés à un tel point d'indifférence qu'on pourrait foutre 2 noms dans un chapeau et tirer au hasard que ce serait la même chose. Donc une dissolution, à mon sens opération blanche pour Hollande, ni plus ni moins de chance de gagner.

