soupçons d'escroquerie au Musée des lettres et manuscrits

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tisiphoné
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soupçons d'escroquerie au Musée des lettres et manuscrits

Message par tisiphoné »

Les policiers de la BRDE, la Brigade de répression de la délinquance économique, ont perquisitionné le musée des Lettres et Manuscrits et le domicile de son fondateur, Gérard Lhéritier, qu'il soupçonne d'escroquerie en bande organisée.

«Je cherchais un cadeau pour mon fils. Rue Drouot, j'ai découvert une lettre écrite par Victor Hugo à Paris, en 1870. La ville était alors assiégée. Je l'ai achetée 500 francs. Ça a été le déclic.» C'est ainsi que Gérard Lhéritier décrivait, il y a tout juste un an dans «Le Parisien» - «Aujourd'hui en France», le début de sa carrière de chasseur de trésors en papier.

Ce mardi, Le Point rapporte que les policiers de la BRDE, la Brigade de répression de la délinquance économique, ont perquisitionné le terrain de jeu du charismatique fondateur du musée des Lettres et Manuscrits, l'hôtel de la Salle.

Selon l'hebdomadaire, le groupe de Gérard Lhéritier, Aristophil, est soupçonné d'escroquerie en bande organisée. Les policiers ont ainsi fouillé les différentes adresses de cette société référence en matière d'achat, de vente et d'expertise de lettres et manuscrits, mais également le domicile du fondateur, de son expert comptable niçois et de plusieurs gestionnaires de patrimoine.

Connu de la Brigade financière

Il y a quelque temps déjà, le fisc et Tracfin, le service de Bercy qui traque les mouvements d'argent suspects, ont noté des irrégularités dans les comptes d'Aristophil, selon le Point. L'organisme anti-blanchiment a alors transmis ses informations au parquet de Paris. Lors des perquisitions, les avoirs de la société ont été saisis pour permettre une éventuelle indemnisation des victimes. Ces dernières sont a priori des clients, passionnés d'art, a qui Gérard Lhéritier a promis monts et merveilles grâce à leur investissement dans des pièces bien gardées au musée.

Mais l'argent versé pour ces lettres ou manuscrits servirait surtout au fin businessman à acheter des pièces d'importances pour sa collection. Et de créer de fait une bulle spéculative, prête à exploser, en payant à prix d'or des oeuvres pour s'en assurer l'acquisition. Or, selon les spécialistes du marché, ce rythme n'est plus tenable.

La Brigade financière soupçonne la complicité de tout un réseau d'experts et surtout des transitions d'argent non-déclarées.

Ce n'est pas la première fois que les enquêteurs s'intéressent à Gérard Lhéritier. Dans les années 1990, il était le principal protagoniste d'un scandale très médiatisé dit des «timbres rares monégasques». L'homme d'affaires avait été blanchi en 2005, racontant son expérience dans un livre, «Intime Corruption», et en créant un prix littéraire qui récompense les témoignages d'erreurs judiciaires.
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