Le sujet qui suit est liée aux indépendants graphistes, mais c'est un problème qui pourrait être étendu à d'autres domaines sur le fond. Imaginez par exemple qu'une startup propose "celui qui fait le meilleur pain recevra un salaire et verra son œuvre vendu à un client, les autres auront travaillés pour rien, mais l'essentiel c'est de participer" s'ensuivrait que toutes les petites boulangeries tomberaient parce que les clients préfèrent les startups. On dirait au boulanger "c'est la vie mon gars, faut s'adapter, l'offre et la demande, le monde ne t'attend pas, change de job".
On pourrait répondre "il suffit de ne pas participer au fonctionnement de cette startup", c'est pas faux, mais comme vous le savez, les êtres humains sont un peu concons et ils font toujours les mauvais choix: ils vont voir les films de Dany Boon, ils achètent le bouquin de Zemmour, ils votent pour Hollande
Sous couvert d'une dynamique start-up qui a les faveurs de la presse, l’ensemble des sociétés fonctionnant sur le principe du perverted crowdsourcing construisent leur offre commerciale sur les épaules d'une main d’œuvre qu'ils ne payent pas. Professionnels mais aussi particuliers par milliers y travaillent sans contrats ni statuts au mépris des plus élémentaires obligations légales.
D'après vous, ces startups participent à l'économie française, l'aide, ou elles ruinent les individus qui, quoi qu'ils fassent (chercher un job au pole emploi ou se lancer en indépendant) se retrouveront toujours dans une impasse ?Le crowdsourcing ou travail collaboratif consiste en l'association de talents bénévoles dans la construction d'un projet commun. Le perverted crowdsourcing ou travail spéculatif est la manipulation de ces mêmes talents bénévoles pour commercialiser le projet final.
Deux articles pour plus de détails:
http://www.travailgratuit.com/
http://www.lesgraphisteries.com/2014/07 ... s-a-bercy/




