Sorry pour l'expression, mais je voulais dire que tes explications étaient un peu compliquées à suivre.Sov Strochnis a écrit : Je vais faire plus court:
- On condamne/censure certains propos parce que "cela incite à la haine, incite à la violence, etc" (c'est pour cela qu'existent des lois, d'après ceux qui les défendent).
- On défend la liberté de dire ce que l'on veut de l'islam avec des mots percutants et de manière assez facile parce que "c'est la liberté d'expression, il ne faut pas se soumettre". Or...ces caricatures sur l'islam n'ont-elles pas alimenté l'islamophobie et n'ont-elles pas finalement incité des islamistes à passer à l'acte ?
Prenons l'exemple de Siné, qui est de Charlie Hebdo.
- il a été viré pour certains propos, censure car cela pouvait amener les lecteurs à l'antisémitisme, même s'il ne l'est pas lui même.
- pourquoi pour des caricatures sur l'islam on ne pourrait pas dire "censure car cela pourrait amener à de l'islamophobie primaire et inciter les communautés à se foutre sur la gueule" même si Charlie n'est pas lui même islamophobe.
PS: je veux bien croire que ce soit de la branlette intellectuelle, mais dans ce cas il faudra argumenter par la suite.
Je pense que tu mélanges la morale et la loi. Même si dans un état de droit, la loi tente de modéliser dans des textes la morale d'une époque (qui est bien sur différente d'une époque à l'autre), il y aura toujours un écart entre la morale (qui peut différer d'un individu à l'autre et d'une communauté à l'autre) avec les textes de loi.
Notre problème, c'est que la communauté française était à l'origine relativement homogène, donc l'écart entre la loi et la morale était interprété de la même manière par la population. Avec l'immigration massive d'une population d'une religion, d'une culture et donc d'une morale différente, la loi se retrouve dans l'impossibilité de traduire dans des textes de loi, la morale de toutes les communautés. L'exemple le plus terrible est évidemment la représentation (en caricature ou non) du prophète Mahomet.




