PARIS (Reuters) - Manuel Valls a annoncé mardi le recours à l'article 49-3 pour faire passer en force la loi Macron afin de ne pas prendre le risque d'être mis en minorité.
Le Premier ministre a estimé qu'une majorité existait "vraisemblablement" au sein de l'Assemblée nationale, mais qu'elle était "incertaine".
"Dès lors, je ne prendrai aucun risque, je ne prendrai pas la responsabilité du risque d'un rejet d'un tel projet que je considère comme essentiel pour notre économie", a-t-il déclaré devant les députés. "Rien ne nous fera reculer, c'est l'intérêt des Français", a-t-il ajouté.
Nous y voila...
pas de majorité à gauche pour voter une loi de droite
et pas de majorité à droite pour soutenir le social libéralisme...
pauvre France
« Le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par des insoumis » (André Gide)
Tous le monde unis, contre tous les autres!
Loi Macron : «Il n’y a plus de majorité à gauche pour mettre en œuvre cette politique» expliquent les frondeurs
PS - Si les «frondeurs» défient le gouvernement en refusant pour l'instant de voter le projet de loi Macron, ils se refusent à l'idée de le faire tomber...
Ils ont poussé le gouvernement dans ses retranchements. Ce mardi, une majorité des 30 à 40 députés socialistes dits «frondeurs» ont fait savoir qu'ils voteront contre le projet de loi Macron en première lecture.
>> Suivez les réactions au vote du projet de loi Macron en direct
«Je fais partie des députés qui auraient voté contre la loi Macron cet après-midi. Je suis en désaccord avec cette loi qui prévoit des reculs sociaux. Nous avons tendu la main au ministre encore ce week-end en proposant notamment un doublement des rémunérations prévu dans la loi pour les personnes qui seront amenées à travailler le dimanche. En vain», justifie Laurent Baumel, député PS d'Indre-et-Loire. «On ne fait pas dans la majorité ce qu'on refusait de faire dans l'opposition. Je pense notamment à l'extension du travail le dimanche. Le gouvernement doit comprendre qu'il faut qu'il change», renchérit son collègue Pouria Amirshahi député socialiste de la neuvième circonscription des Français établis hors de France.
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«Je ne souhaite pas le retour de la droite»
«Le pragmatisme, c'est s'affronter au réel et non poser des marqueurs idéologiques libéraux qui amoindrissent les droits des salariés ou ouvrent des brèches que personne ne maîtrisera», a confié un autre élu en privé.
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Résultat, craignant que le texte ne trouve pas une majorité suffisante, l'exécutif a sorti l'artillerie lourde. Il a décidé de recourir à l'article 49-3 de la
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lui qui hier disait ne pas craindre une éventuelle dissidence dans les rangs socialistes...
si maupassant est devenu fou , c'est parce que il avait une conscience aigüe de la matiére , du néant et de la mort.
"extension du domaine de la lutte".michel houellbecq
Je suppose que le risque est calculé...Mais bon, si ça foire, on va rigoler.
Il y aura sans doute assez de voix de droite pour compenser les quelques "frondeurs" courageux qui votent en âme en conscience.
"disons que la chine est un pays particulier,c'est sur,tout le monde a du travail,et ceux qui ne savent rien faire au lieu d'attendre que ça passe balayent les autoroutes.
on ne sait pas trop à quoi ca sert,mais au moins,ils travaillent."
La question qui se pose c'est "dans la mesure où le gouvernement n'a plus de majorité de gauche, le Président Calzone doit-il dissoudre ? "
"disons que la chine est un pays particulier,c'est sur,tout le monde a du travail,et ceux qui ne savent rien faire au lieu d'attendre que ça passe balayent les autoroutes.
on ne sait pas trop à quoi ca sert,mais au moins,ils travaillent."
Avec un peu de courage, ce serait le bon moment pour faire une dissolution. Du coup, l'UMP se retrouverait majoritaire et Hollande nommerait Sarkozy premier ministre, lui coupant l'herbe sous le pied pour 2017.
Jarod1 a écrit : La question qui se pose c'est "dans la mesure où le gouvernement n'a plus de majorité de gauche, le Président Calzone doit-il dissoudre ? "
En toute logique c'est ce qu'il devrait faire, ça nous éviterait cette parodie de démocratie qu'on appelle le 49-3. Ceci dit même la démocratie "directe" est en berne, si on se souvient du sketch du référendum de 2005.
Mais bon, il ne va pas se tirer une balle dans le pied à 2 ans des élections, encore que remettre l'UMP aux manettes c'est peut-être ce qui pourrait le sauver en 2017.
quand un gouvernement dans ce cas en est rendu là c'est que sa politique est rejetée par beaucoup de gens , le 49 3 est utilisé quand on veut faire passer une loi urgente et nécessaire mais là on n'est pas dans ce scénario , ça sent le roussi chez les socialistes !
Voici des réactions politiques à l'annonce mardi de l'utilisation de l'article 49-3 sur le projet de loi Macron:
- Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF: "Manuel Valls et la direction du Parti socialiste ont engagé l'opération "Il faut sauver le soldat Macron" et, avec lui, le c?ur de la politique gouvernementale "pro business". Si ce projet de loi cristallise aujourd'hui autant de rejet et de perplexité, c'est qu'il propose de fausses solutions pour l'emploi et la croissance et de vraies régressions pour les salariés et les territoires. Les coups de menton et de talonnettes du Premier ministre devant le groupe parlementaire PS ne peut faire oublier la réalité: les amendements des frondeurs socialistes, comme ceux du groupe GDR, des écologistes, ont tous été traités avec un grand mépris. Y compris ceux qui relevaient du bon sens. Une nouvelle fois, Manuel Valls brutalise la représentation nationale." (communiqué)
- Eric Coquerel, coordinateur politique du PG: "Faute de majorité pour faire adopter la loi Macron, et ce malgré des appels du pied à l'UDI et à l'UMP, Manuel Valls a décidé du coup de force que représente l'utilisation de l'article 49-3 de la Constitution. Symbole anti-démocratique d?une Ve République finissante, ce recours au 49-3 est en l?espèce un aveu de défaite. Manuel Valls n?avait déjà plus de majorité dans le pays pour soutenir sa politique. Cette fois, après la perte de la majorité au Sénat à l'occasion des dernières élections, il n?a plus de majorité à l'Assemblée nationale puisque pour la première fois suffisamment de députés EELV et PS ont décidé de s?y opposer. Cette crise politique est incontestablement, et quoi qu?il arrive, un tournant dans le quinquennat. Nous demandons aux députés socialistes, EELV, MRC et FDG qui avaient annoncé qu?ils refuseraient la loi Macron d?aller jusqu?au bout de leur logique (...) en déposant une motion de censure au nom d'un projet alternatif contre l'austérité" (communiqué).
- Jean-Christophe Fromantin, député UDI des Hauts-de-Seine: "Tout ce qui se passe est assez décevant, on pourrait espérer une espèce d'union autour d'un texte qui n'est pas une révolution mais amène une amélioration. On veut tous faire de grandes réformes mais quand on propose, on n'y arrive pas, la politique reprend ses droits. Réformer la France dans ces conditions-là est extrêmement difficile" (sur BFMTV)
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