Il y a encore une dernière solution : reconnaître l'échec de la politique d'austérité menée jusqu'ici, la BCE emprunte pour la Grèce à des taux qui lui permettent d'avoir un budget "tenable", et laisser Syriza nous montrer si leurs propositions sont bonnes. Ca n'efface pas la dette, ça limite l'étau des intérêts.Stounk a écrit :Mais Victor, honnêtement, peut-on dire que la rigueur qu'on leur a imposé, notamment la baisse de salaires et de pensions diverses ainsi que le chômage galopant a relancé leur économie ? Et même, peut-on dire qu'il y avait une chance que cela le fasse ?Victor a écrit : C'est fort simple. Si les finances publiques sont gérées de manière rigoureuse, les taux d'intérêts vont baisser, car la confiance des prêteurs va revenir. Mais cela n'en prend pas le chemin, les grecs ont voté pour un parti d'extrême-gauche qui a été élu sur la fin de la rigueur. Plus bête, tu meurs.
Je vois une troisième solution, à savoir ce qu'on a fait pour l'Allemagne en 1953 : effacer une grosse partie de la dette et restructurer ce qui restera.Victor a écrit : Il n'y a que 2 options, soit les grecs morflent sérieusement (la brouette de drachme pour aller acheter un pain), soit Syriza ne mène pas la politique pour laquelle il a été élu.
Le problème de la dette grecque (et des autres d'ailleurs), c'est pas tant le remboursement du capital que celui des intérêts. C'est à dire que la Grèce est dans une situation où le peuple paye avec ses salaires, ses retraites, ses services publics, sa santé... les seuls bénéfices des créanciers... Y'a pas comme un problème dans le principe ?

