tisiphoné a écrit :
Si Charlotte de Turckheim condamne bien évidemment les attentats contre le journal Charlie Hebdo, elle comprend toutefois que certaines paroles ou même des dessins puissent choquer : "Je trouve que cette société quand même occidentale, de consommation, qui impose aussi mondialement ses clips super à poil…Je comprends qu’on puisse se sentir quand même un peu agressé. Et c’est un moment qui est difficile parce qu’il faut être délicat les uns vis-à -vis des autres".
je ne vois pas trop ce qu'elle a dit de si terrible :roll:

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En fait ça n'a rien de terrible, c'est juste que comme bon nombre de gens elle n'a absolument rien compris au fond du débat et qu'elle confond deux choses qui n'ont rien à voir.
-"Etre Charlie" = adhérer au principe qu'on puisse exprimer ses idées sans risquer une rafale de Kalash. Que ces idées "choquent" ou pas est un point absolument non pertinent, à peu près tout ce que quelqu'un peut dire est susceptible de "choquer" quelqu'un d'autre, on ne va pas le censurer pour autant. On parle sans arrêt des pauvres petits croyants "agressés" par ceux qui osent exprimer une pensée différente (et qu'on tue encore dans bon nombre de pays, faudrait veiller à ne pas l'oublier), mais moi pour reprendre une phrase fort juste de Charb (R.I.P.) je suis tout autant choqué par le nombre d'inepties qu'on peut entendre quotidiennement dans n'importe quelle église ou mosquée. Pour autant je ne demande absolument pas à ce que ces gens n'aient pas le droit de s'exprimer, bien au contraire. Je respecte leur liberté d'expression, qu'elle me plaise ou non, je leur demande simplement de respecter la mienne.
-Le couplet convenu, hypocrite et politiquement correct sur la dépravation de l'Occident face aux vraies valeurs morales de la religion (idéologie de la tolérance et du bonheur pour tous, comme chacun sait) tombe donc à côté de la plaque. Outre qu'elle y participe très largement en montrant sa tronche dans toutes les émissions télés les plus nulles depuis 20 bonnes années, elle n'en pense bien évidemment pas un mot. Et quand bien même, chacun est libre d'apprécier ou pas certains types d'expression culturelle, artistique ou médiatique; sans que cela autorise ceux qui n'adhérent pas à venir y mettre leur grain de sel. Je déteste la variété française, le RNB de merde ou les émissions de télé-"réalité" tournée avec des mongoliens, et bien je ne m'en préoccupe pas et puis c'est tout. Que ceux qui apprécient regardent ou écoutent, du moment qu'on ne met pas de force devant "Les Chtis à Petaouchnok" ou qu'on ne me force pas à écouter en boucle l'intégrale de Shy'm (à défaut de mater son cul, ce qui est autrement plus agréable), je m'en tape comme de l'an 40. Ca ne m'empêche aucunement d'être critique, mais je ne vais pas imposer mes goûts et mes penchants à tout le monde. Quelle est donc cette société qu'on veut nous vendre où il nous faudrait plus rien dire, rien regarder, écouter ou lire sans demander l'appréciation de tous ? Je devrais arrêter de mater du foot parce que c'est un sport trop populaire aux yeux de certains, ou ne plus écouter Alan Stivell car d'autres n'apprécient pas le biniou et la bombarde ? On pourrait juste nous lâcher les couilles 5 minutes, si ce n'est pas trop demander ?