Kelenner a écrit : Victor a écrit : Il doit bien rester quelques nostalgiques de l'URSS.
Mais même s'ils veulent construire une société différente de l'URSS, j'ai la conviction que cela finira comme l'URSS.
Je dis bien la conviction, pas la preuve absolue évidemment.
Je trouve cette comparaison totalement ridicule. Il ne faut rien connaître de l'Histoire et des courants politiques pour comparer le PCF ou le FDG actuel avec l'URSS... C'est juste parfaitement grotesque. D'ailleurs je dis la même chose pour ceux qui font l'équation FN=nazi, même en étant un farouche adversaire de ce parti déplorable, car les associations sans queue ni tête ne font jamais progresser le débat et décrédibilisent ceux qui s'y prêtent.
Sinon c'est bien dommage mais hélas vu le profil des leaders actuels de la gauche je pense que l'unité est belle et bien impossible. Leurs petites querelles de chapelles priment sur tout le reste et entraînent leurs partis respectifs dans la spirale de l'échec. Le PCF a été influent lorsqu'il était hégémonique à gauche (de 1945 au milieu des années 70 grosso modo), puis il a dû composer avec le PS et a fini par se faire bouffer. Il ne pèsera plus sous sa forme actuelle, il faut se rendre à l'évidence; et toutes ces associations bancales type "Front machin-chose" ne fonctionneront pas. Il faut recréer un grand parti de gauche, capable de rassembler plus de 20% des électeurs systématiquement. Le potentiel électoral est là mais il faudra pour cela que tous ces gens renoncent à leurs petites ambitions personnelles, donc autant dire que c'est pas gagné.
Je pensais avoir dit que c'était une simple opinion et que je n'avais pas d'arguments factuels pour étayer ma conviction.
Mais bon, je me prends quand même un "ridicule" dans la gueule. Mais bon passons, ce n'est pas très grave.
L'important c'est effectivement quel avenir pour la gauche de la gauche ?
Si d'un point de vue électoral je me félicite de sa dispersion, le démocrate qui subsiste en moi me dit que cela craint car une partie importante de l'électorat se trouve condamné à être cocufié à vie par un PS social-démocrate, voir social-libéral.
Peut-être faudrait-il une force politique totalement nouvelle, style Podemos ?
Une génération spontanée d'un nouveau mouvement qui ringardiserait immédiatement les vieux partis de gauche ?
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville