Jarod1 a écrit : Victor a écrit :
Et bien si tu ne vois pas la manœuvre ...
L'intellectuel de gauche Onfray (et ne va pas me dire que ce n'est pas un intellectuel de gauche) glisse progressivement d'un discours universaliste, mondialiste, cosmopolite vers un discours où la nation, le peuple français est remis au premier plan.
Alors évidemment comme il est "certifié" de gauche, lui il a le droit de le dire.
Si c'était un type de droite qui aurait eu ce discours, je vois déjà les mots que tu aurais écrit:
cloporte, xénophobe, raciste, et tout le tremblement habituel qui te caractérise.
C'est d'ailleurs un discours tenu par pas mal de type de droite qu'on accuse alors, selon la formule consacrée de "chasser sur les terres du FN", tout ça est assez pitoyable,
Je remarque de troublantes coïncidences dans les propos récents des gauchistes en tout genre.
Onfray:
"Qu'un paysan en faillite, un chômeur de longue durée, un jeune surdiplômé sans emploi, une mère seule au foyer, une caissière smicarde, un ancien avec une retraite de misère, un artisan au bord du dépôt de bilan disent : 'Et qu'est-ce qu'on fait pour moi pendant ce temps-là ?', je n'y vois rien d'obscène. Ni de xénophobe. Juste une souffrance. La République n'a pas à faire la sourde oreille à la souffrance des siens."
Et encore plus surprenant le mélenchon des bois qui nous sort:
"Interrogé vendredi dernier sur RTL, Jean-Luc Mélenchon, a estimé ce vendredi matin
qu'accueillir les réfugiés n'était «pas la réponse au problème». «Le vrai réalisme, c'est de bloquer les causes du départ. C'est pas d'empêcher les gens d'arriver, c'est de les dissuader de partir», a-t-il martelé.
http://www.lefigaro.fr/politique/le-sca ... obleme.php
Entre un onfray qui "semble" s'intéresser soudainement aux problèmes des français (avant les grandes causes universelles) et un mélechon qui ne souhaite pas accueillir de réfugiés, il n'y aurait pas un certain glissement sémantique de la gauche de la gauche ?
Avec les derniers sondages qui donnent MLP vainqueur en région Nord pas de calais, c'est la panique chez les gauchistes.
Ils comprennent enfin que le peuple français les a abandonné et ils tentent de retisser le lien.
Mais trop tard. La rupture est consommée. Je me marre quand je vois le slogan de mélenchon "la solution, c'est le peuple".
Il n'y a plus que des bobos fonctionnaires pour voter pour eux.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville