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Intégralité sur http://www.lefigaro.fr/vox/politique/20 ... droite.phpglobalement, les jeunes sont plus nombreux à se positionner à gauche. Cela s'explique par le fait que, depuis l'après-guerre, la société française a évolué dans un sens favorable à la gauche, avec le déclin du catholicisme, le discrédit du nationalisme, la remise en cause de l'autorité, la disparition du monde rural au profit d'une classe moyenne urbanisée et libérale sur le plan des mœurs. La France est d'ailleurs l'un des pays d'Europe où la part de la population qui se classe à gauche est l'une des plus élevées. Or, les jeunes ont tendance à amplifier les grandes dynamiques sociales. C'est logique: comme ils sont dans une phase de découverte et d'apprentissage, ils ont tendance à être davantage marqués par les thèmes qui dominent les débats publics.
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De plus, il ne faut pas négliger l'attrait des jeunes pour la radicalité. Les mouvements contestataires sont souvent portés et animés par des jeunes. Est-ce lié à la chronobiologie? C'est possible, mais on peut y voir plus simplement un effet de position sociale: les jeunes découvrent le monde, avec ses contradictions et ses injustices.
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Ces différentes évolutions ne sont pas forcément contradictoires. Les Français sont devenus très libéraux sur le plan des mœurs ; ils sont même parmi les plus libéraux d'Europe. Mais l'immigration de masse des années 60-70, ainsi que les ratés de l'intégration, provoquent aujourd'hui un choc culturel: les Français sont confrontés à une population qui s'avère très traditionnaliste, bien plus que les catholiques d'autrefois.
L'attitude des migrants est d'autant plus troublante que ceux-ci semblent refuser l'intégration, et même manifester un certain mépris pour la population autochtone. Sur des sites musulmans, on voit des imams s'interroger sur le fait de savoir s'il est licite ou illicite de faire la bise ou de serrer la main à un non-musulman, et les plus radicaux traitent de porcs ceux qui mangent du cochon. L'idée d'un racisme anti-blanc se diffuse. Selon un sondage IFOP de 2014, 47% des Français pensent que le racisme anti-blanc est répandu en France contre 53% qui pensent qu'il est marginal. Cette proportion est quasiment la même chez les moins de 35 ans (45% approuvent l'idée d'un racisme anti-blanc) alors que les jeunes ont traditionnellement été les plus acquis à la cause antiraciste. C'est un point important qui est susceptible d'expliquer le retour de l'identité nationale, surtout dans l'électorat de droite, car les identités se construisent les unes par rapport aux autres, dans une logique d'action et de réaction. Le politologue Pierre Bréchon, qui a étudié l'évolution de l'identité nationale entre 2003 et 2013, constate ainsi une «droitisation de la droite». C'est une conséquence logique de la montée des affirmations identitaires de la part des minorités. C'est aussi le résultat de ce qu'Alain Finkielkraut appelle le «romantisme pour les autres»: à force de célébrer les identités des migrants ou des autres civilisations, on finit par provoquer un retour de balancier, ce qui débouche sur un besoin de reconnaissance de la part de la population autochtone.
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Merde...un journal de droite !

