si quelqu'un a l'article complet, on y parle des voitures, des chauffeurs, des logements, genre villa avec personnel, bref après on se demande où passe l'argent :roll:Il semblerait que nos élus aiment bien partager de bonnes tablées. C'est en tout cas ce qu'on apprend dans le magazine Capital.
Prenons l'exemple du maire de Lambersart (nord) Mr Daubresse . Il y a quelques années , ses opposants ont dévoilé ses notes de restaurant , 1200 euros par mois en moyenne. Aux menus : tournedos poêlé aux baies roses, foie gras maison et grands vins. Des chiffres qui ne l'ont pas empêché d’être réélu.
Un patron d’un Urssaf a lui aussi été épinglé lors d'un audit pour « niveau élevé de frais de bouche » ou des mets servis au ministère de l’économie. Il faut savoir qu'à Bercy, si l’on fait partie des quelques cadres qui ont accès à la table de « L’Hôtel des ministres », on peut déguster des volailles du très chic « Coq St Honoré » qui fournit les restos étoilés ou les fromages d’Eric Lefebvre, meilleur ouvrier de France, le tout dans un menu facturé 9,50 euros.
Sinon, au Sénat l’ancien Président avait imposé des menus jugés un peu fades mais depuis l’arrivée de Gérard Larcher, c’est le retour des gibiers, des viandes grasses et des grands crus pour seulement 16,45 euros.
Tout ça forcément, c'est un peu plus alléchant que le menu de votre cantine.
Source : Capital
le train de vie extravagant du secteur public
- tisiphoné
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Re: le train de vie extravagant du secteur public
Lambersart, ville huppée de la banlieue lilloise, pas étonnant que cela n'ait pas constitué un frein à sa réélection, pour peu qu'il ait fait par ailleurs du bon boulot...
- PascalL
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Re: le train de vie extravagant du secteur public
je vais faire (un peu) de provocation (et pourtant, ce n'est pas mon genre).
on condamne les dérives du secteur publique (blablabla ...) et c'est parfaitement normal!
parlons du secteur privé!
on trouve parfaitement logique les salaires des dirigeants du CAC40, les retraites chapeau, les séminaires, ...
mais aussi, il faut voir certaine note de frais ahurissante!!
et tous cela est ponctionné de façon indirect sur nos impôts (par le manque à gagner des taxes correspondante) mais surtout sur les paye des salariés des entreprises!
Donc, le secteur privé est carrément moins bien géré que le secteur public!
on condamne les dérives du secteur publique (blablabla ...) et c'est parfaitement normal!
parlons du secteur privé!
on trouve parfaitement logique les salaires des dirigeants du CAC40, les retraites chapeau, les séminaires, ...
mais aussi, il faut voir certaine note de frais ahurissante!!
et tous cela est ponctionné de façon indirect sur nos impôts (par le manque à gagner des taxes correspondante) mais surtout sur les paye des salariés des entreprises!
Donc, le secteur privé est carrément moins bien géré que le secteur public!
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Tous le monde unis, contre tous les autres!
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Re: le train de vie extravagant du secteur public
A un détail près, ce niveau de vie dans le secteur privé n'est possible que si l'argent est là . De plus, une partie des frais de bouche et de logement revient à l'Etat par la TVA (ce qui n'est pas le cas des bénéfices, réattribués aux filiales étrangères bénéficiant d'un impôt sur les bénéfices plus abordable, ce qui est totalement légal).
Dans le public, on dépense ce qu'on pense normal de dépenser, et s'il n'y a pas assez d'argent dans les caisses, on augmente les impôts, on en invente d'autres et on emprunte.
Celui qui n'est pas content de son sort en tant que salarié d'une grosse entreprise, peut toujours remercier son patron et se lancer dans l'aventure de l'entrepreneuriat.
Je ne soutiens bien sûr pas certain grands dirigeants ou actionnaires qui privilégient leur rémunération personnelle au détriment de l'équilibre économique de l'entreprise. Mais je me dis que dans le secteur privé, après tout, faire travailler les restaurants, hotels et taxis participe à l'économie du pays. Pour le public c'est différent, l'argent donné par les contribuables doit servir à la dynamique du pays (soutiens des plus faibles, santé, transports, etc ...). Qu'une partie de cet argent soit gaspillé dans le train de vie des élus est beaucoup moins acceptable.
Dans le public, on dépense ce qu'on pense normal de dépenser, et s'il n'y a pas assez d'argent dans les caisses, on augmente les impôts, on en invente d'autres et on emprunte.
Celui qui n'est pas content de son sort en tant que salarié d'une grosse entreprise, peut toujours remercier son patron et se lancer dans l'aventure de l'entrepreneuriat.
Je ne soutiens bien sûr pas certain grands dirigeants ou actionnaires qui privilégient leur rémunération personnelle au détriment de l'équilibre économique de l'entreprise. Mais je me dis que dans le secteur privé, après tout, faire travailler les restaurants, hotels et taxis participe à l'économie du pays. Pour le public c'est différent, l'argent donné par les contribuables doit servir à la dynamique du pays (soutiens des plus faibles, santé, transports, etc ...). Qu'une partie de cet argent soit gaspillé dans le train de vie des élus est beaucoup moins acceptable.
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Quand le gaspillage public continue malgré la crise....
La crise n'y a rien changé : au pays de Rabelais et de Paul Bocuse, faire bombance sur notes de frais est presque un sport républicain. Pour les contribuables, l'addition est salée.
Dans les cuisines du Sénat, on met à nouveau les bouchées doubles. Alors que le président du groupe socialiste Jean-Pierre Bel avait imposé un régime tristounet à base de poissons blancs un peu fadasses, le bon vivant Gérard Larcher a redressé la barre depuis un an. «C'est le retour des gibiers, des viandes grasses et des gueuletons !», nous souffle un habitué. Ça n'étonnera personne, au pays de Rabelais et d'Alain Ducasse, prestige oblige, la bonne chère n'est pas le poste d'économies favori de ceux qui nous gouvernent. Les enjeux financiers sont pourtant loin d'être anodins. Selon les chiffres officiels, les vingt premières villes de France engloutissent à elles seules 20 millions d'euros en frais de réception par an. Une sacrée assiette fiscale.
AU SÉNAT OU DANS LES MINISTÈRES, LES REPAS GASTRONOMIQUES SONT SERVIS À PRIX D'AMI
Sur les 5.000 salariés de Bercy, seule une poignée de cadres ont le droit de déjeuner aux meilleures tables : celle de l'Hôtel des ministres, et celle du Cercle des directeurs des ministères économiques et financiers. Pour 9,50 euros le repas, ces heureux hommes ont droit au meilleur (lire ci-dessous), et ils laissent au contribuable le soin de payer la différence...
Voilà au moins un poste sur lequel les intraitables de Bercy ne lésinent pas ! «Ils ne négocient pas les prix, ils ne s'intéressent qu'à la qualité», sourit un initié. Du coup, sur leur table, les ministres et les hauts fonctionnaires de la direction des impôts ont droit au top : fromages d'Eric Lefebvre (meilleur ouvrier de France), même fournisseur de fruits et légumes que les étoilés Septime et Yam' Tcha et poulets du Coq Saint-Honoré, l'un des plus chics volaillers de la capitale.
Mais, même prestigieuse, cette cantine ferait presque de la peine en comparaison du restaurant du Sénat, dont les coquets salons donnent sur le jardin du Luxembourg. Capital y a passé une tête le mois dernier. Ce jour-là , le chef Christophe Blinet proposait un foie gras mi-cuit entier et une sole des côtes bretonnes, façon meunière. Les vins, dont certains sont conseillés sur la carte par tel ou tel sénateur connaisseur, sont à l'avenant. Jean-Vincent Placé, qu'on savait fin gourmet, recommande par exemple un Clos des Carmes à 48 euros la bouteille, et le sénateur Serge Dassault le second vin du... Château Dassault à 58 euros.
Là aussi, le contribuable participe puis que cette table est subventionnée à hauteur de 800.000 euros par an. Grâce à quoi, les parlementaires s'en sortent à 16,45 euros pour le menu de base, à peine plus que le prix d'une pizza regina...
LES ADDITIONS ONT TENDANCE À S'ENVOLER MÊME DANS LES ORGANISMES SOCIAUX
Ce n'est pas parce qu'on s'occupe de bonnes œuvres ou de cotisations Sécu qu'on doit manger des légumes vapeur. C'est ce que devait se dire avant d'être remercié en juin dernier le patron de cet Urssaf, épinglé par un audit pour son «niveau élevé de frais de bouche». Les notes de ses festins, en compagnie de ses collaborateurs, dépassaient parfois les 150 euros par personne, a précisé «Le Canard enchaîné».
Joaquin Masanet faisait mieux encore, du moins en apparence. A la tête de l'Anas, l'organisme qui gère les œuvres sociales de la police, il laissait des additions qui atteignaient en moyenne 199 euros. Mais les enquêteurs, qui se sont saisis de l'affaire, pensent qu'il pourrait s'agir de fausses factures...
Si les bonnes tables françaises vous font aussi rêver, reportage chez le "cuisinier de l'année" sacré par le guide Gault et Millau, Alexandre Gauthier (Cliquez sur l'image pour lancer la vidéo)
ÉLUS ET FONCTIONNAIRES LOCAUX CONTINUENT DE SE LÂCHER SUR DES DÉJEUNERS PLANTUREUX
Cet élève de l'ENA n'en revient toujours pas : pendant son «stage en préfecture», dans un département de l'Ouest, il s'est vu systématiquement invité au restaurant par son préfet, amateur de grandes tablées. «Il considérait son enveloppe de frais comme une somme à dépenser, alors qu'il dispose d'un cuisinier personnel à domicile... » Notre jeune incorruptible a encore beaucoup à apprendre !
Sur le terrain, bien des élus ou hauts fonctionnaires procèdent exactement comme notre galonné. Ce n'est pas le maire (Les Républicains) de Lambersart dans le Nord, Marc-Philippe Daubresse, qui le démentira. Il y a quelques années, ses opposants, outrés par son coup de fourchette, ont dévoilé ses notes de restaurant. Tarte fine au boudin, tournedos poêlé aux baies roses, foie gras maison, le tout arrosé de nectars fameux... Il y en avait pour 1.200 euros par mois en moyenne. Pas faux, a répondu l'intéressé, en précisant qu'il n'avait personnellement englouti qu'un tiers de ces sommes, le reste étant le fait de ses invités. Du reste, cela ne l'a pas empêché d'être réélu... et de fêter l'événement au champagne autour d'un buffet campagnard à 1.421,64 euros.
On ne voudrait pas le vexer, mais le député du Nord reste tout de même un amateur en la matière. Au Barcarès, une station balnéaire de 4.000 âmes située près de Perpignan, la chambre régionale des comptes du Languedoc-Roussillon a relevé que les «dépenses festives» avaient constitué 15% des charges de la commune en 2011. Cette année-là , la municipalité a acheté 511 bouteilles de whisky et 608 de muscat.
source capital
Le nationalisme c'est la guerre !