loghan a écrit :
S'il était perfectible, il aurait été perfectionné... Dans le sens de plus de qualité pour le plus grand nombre, d'une amélioration humaine. Or, si vous avez l'impression d'une amélioration des conditions de vie, celle-ci n'est dû qu'à des progrès scientifiques qui ont accompagner le développement du capitalisme, et des concessions que les dominants ont dû faire sous la pression populaire.
Et les entreprises ont aussi investi dans la recherche et développement, avec par exemple la réduction de la mortalité sur la route dans les années 80 et 90, l'Etat n'a pas pris aucune mesure, elle provient essentiellement des améliorations de la sécurités de automobiles qui ont découlé de leur recherche
En revanche, son perfectionnement s'est fait par la financiarisation et la recherche de découplage (terme très à la mode en économie mais pas dans le même sens) entre la valeur et la production que vous décrivez par des exemples... Celui du boulanger est intéressant puisque l'intérêt du libre marché concurrentiel était utilisé par Smith (le père spirituel du libéralisme économique). ainsi le boulanger allait produire du meilleur pain pour attirer la clientèle si un autre boulanger s'installait à proximité... La belle vision idéale et toute théorique qui oublie les 'ententes', les habitudes, l'aspect relationnel, et surtout la croissance des mobilités et de la démographie, donc la possibilité de renouveler sa clientèle même insatisfaite par un bon emplacement sur des trajectoires de passages ou dans des lieux ou le prix du loyer va dissuader non pas les moins bons boulangers mais ceux qui pourront le moins facilement investir !
Le marché se fait entre producteurs et consommateurs responsables (le client est roi), les entreprises font des études de marché et ils s'adaptent à leur envie, c'est lui qui définit le rapport qualité prix et une entreprise vise un seule catégorie de clients, un distributeur de meubles a très clairement dit qu'il proposait des biens pour ceux qui veulent en changer régulièrement avec donc le souci principal du prix pas de sa longévité,
le client veut une facilité d'accès et ne veut pas prendre le temps de comparer les offres, ce qui donne de l'intérêt à l'emplacement.
Quand à l'entente, c'est une règle qui ne correspond pas aux règles de libre-concurrence du libéralisme mais à un corporatisme, dans le cas de la boulangerie, les directives sont même péremptoire, et on peut reprendre le débat des professions réglementées consécutif à la loi Macron.
La financiarisation de l'entreprise est un réel problème, mais il résulte aussi de la distorsion de concurrence due aux règles propres de chaque pays, comme en France où la loi favorise les gains sur les sorties d'argent en dividendes plutôt que de favoriser le développement de l'investissement(aggravé avec l'augmentation de la plus-value sur les cessions)
Vous voyez bien le problème que pose la fuite en avant du pétrole avec les gaz de schiste pour éviter les investissements sur le solaire dont le profit est trop 'décentralisé' et donc meilleur pour le plus grand nombre mais moins intéressant pour les actionnaires en petits nombre...
Vous vous contentez d'une alternative binaire, le problème du pétrole et du gaz de schiste c'est le déstockage de réserves carbone, le solaire et l'éolien résolvent une partie du problème et doit être utilisée, et encore une de vos erreurs est de croire que ceci est en opposition car les entreprises pétrolières sont les premières à y investir (j'ai entendu le nombre supérieur à 300 sites développer par Total aux Etats-Unis)
Je vais revenir sur les progrès scientifiques déjà cités, ce sont les pétroliers qui financent la recherche sur la création d'un pétrole à partir de carbone atmosphériques, un français développe une essence à partir d'escherichia coli financé par Audi
Tout animal groupé en meute ? Vous avez fait de l'éthologie ? L'ours en meute ? le lion en meute ? le castor, etc.
Comme tout animal groupé en meute, vous oubliez le terme qui souligne la comparaison, soulignant la part de nature de l'Homme
Je ne parle pas d'éliminer ce qui ne plait pas mais de contrôler 'toutes' les naissances, donc à priori et non a posteriori, ou sur des populations ciblées...
Cela n'a tout simplement RIEN Ã voir !
Et la transition démographique que vous décrivez est enrayée par des politiques natalistes sans besoin ni intérêt ! et par des migration de pays qui n'ont pas connu cette transition démographique ou peu car elle n'est pas due qu'aux progrès médicaux mais également à une évolution culturelle très spécifique à l'occident, liée au protestantisme et, en partie, à l'esprit scientifique.
Et, par ailleurs, si vous voulez laisser faire la nature alors soyez d'accord avec moi pour supprimer les allocations familiales

L'exemple chinois me semble contradictoire, le contrôle doit seulement rallonger la période du développement démographique.
Je ne vais pas contredire le problème occidental, soutenir une natalité et avoir une immigration assez forte augmentant encore la population ne peut se soutenir, après avoir parler d'un équilibre atteint dans les années 70.
La solution retenue pour éviter la migration économique est d'apporter l'économie dans les foyers qui ont de forts taux de fécondité,donnant du travail et l'amélioration des conditions matérielles permettent une évolution culturelle comme à l'instar de la France, le point de départ de remise en cause de la culture catholique a été le développement économique initié sous Louis XIV.
Quand à la politique nataliste, je n'irais pas aussi loin, si l'on ne veut pas une augmentation de population, on peut quand même la maintenir, un plafonnement à partir de trois enfants par foyer doit mieux correspondre à ceci