Kelenner a écrit : Ils n'auraient pas eu vite fait de retrouver un boulot, s'il n'y en avait pas. Et ce sera d'autant plus compliqué si on transforme des jobs non-qualifiés en travaux forcés non rémunérés, ça me semble l'évidence même.
Après, qu'il y ait dans le tas des tire-au-flanc qui préfèrent vivoter de quelques aides (quand même pas bien mirobolantes, malgré ce qu'on essaye de nous faire croire) plutôt de bosser dur pour à peine mieux, c'est inévitable et j'ai envie de dire que c'est presque compréhensible. Mais ta posture est plus morale qu'autre chose, du style il faut en chier pour mériter de gagner de l'argent. On pourrait en reparler à Liliane Bettencourt, ça la ferait sûrement hurler de rire. Economiquement, ça ne vaut rien, c'est même totalement contre-productif.
Il n'y a que deux façons de résorber véritablement le chômage à long terme : une croissance continue, dont on voit bien qu'elle va devenir très compliquée voire impossible à soutenir; ou alors la répartition du travail disponible via des dispositifs type 35 heures. A l'heure actuelle, ça me semble la seule voie raisonnable.
La croissance ne reviendra pas à un niveau suffisant et durable et on n'est pas prêt de passer à 32 heures, donc on ne fait rien, donc le chômage ne baissera pas. Nous voilà bien.
Je ne suis pas pour qu'on en "chie" spécialement pour mériter son fric, je suis pour deux choses :
- que ceux qui veulent vraiment travailler ne soient pas déconnectés du monde du travail;
- que ceux qui ne veulent pas travailler soient plus qu'encouragés à s'y mettre.