Hdelapampa a écrit :
On le sait tous. Mais tout le monde n'appartient pas à ces 3 formations.
On voit bien qu'on n'y fait que des calculs politiciens.
On y veut savoir qui aura le privilège...de servir le Capital: c'est la lutte des places.
Moi je suis un opposant absolu à ces trois formations.
Comment pourrais-je choisir?
En 2012, j'ai été solidaire pour battre Sarkozy ET SA POLITIQUE.
Et...nous avons eu la même politique, les mêmes mensonges à peu de chose près: on va voir dans le bilan, puisque je reprends votre message dans l'ordre, point par point.
Prétendre que la politique du gouvernement de gauche actuel est semblable à celle du gouvernement de droite de sarkozy est caricatural, c'est une posture dialectique que l'extrême gauche n'est d'ailleurs pas la seule à adopter ...
:roll:
Comme vous le dites: personne. Mais évitez la langue de bois. Cette formule ne signifie que vous n'êtes préoccupé que de la victoire, pas de la politique qu'elle permet.
La victoire électorale est le préalable pour appliquer une politique, on ne peut pas en faire l’économie.
A partir de là et pour accéder aux responsabilités, un programme ne suffit pas, il faut aussi une stratégie que seuls des partis politiques sérieux sont capables de mener à terme.
Ce n'est pas ma démarche.
Rassemblement sur la bonne mine du candidat?
En 2012, il y a eu moins de candidats qu'en 2002. Le PS a eu une 2 ème chance.
En 2017, vous dites vous même que personne ne sait qui sera au 2 ème tour.
Donc vous avouez que vous n'êtes pas certain qu'un candidat du PS y sera.
C'est effectivement un risque à prendre en compte et pour se prémunir de cette éventualité, la gauche doit respecter certains principes qui devraient normalement aller de soi pour un électeur, un militant ou un responsable de gauche : être solidaire et créer les conditions d'un futur rassemblement pour faire barrage à la droite et à l'extrême droite.
Moi je crois qu'il ne respecterait pas les résultats d'une éventuelle primaire si elle ne désignait pas un candidat du PS, tant les ambitions personnelles et les liens avec le Medef l'emportent sur le souci de justice sociale.
Le medef n'a rien à voir dans cette affaire !
Il n'y aura pas de primaire à gauche, ce n'est pas nécessaire, le PS a son candidat naturel en la personne de François Hollande.
En ce qui me concerne, je pense que le corps électoral français est suffisamment mature et intelligent pour refuser les thèses extrêmes qui conduiraient la France au chaos.
Je ne crois pas un instant à la victoire de l'extrême droite, surtout si la gauche se rassemble pour éviter cette funeste hypothèse.
Je fais totalement confiance à la pertinence du corps électoral pour éviter le chaos d'extrême droite.
Alors:
1) Pourquoi ne pas intervenir en les contraignant
Je ne pense pas qu'on puisse obtenir des résultats par la contrainte.
Il faut inciter.
au lieu de les aider en les dispensant de payer les cotisations sociales? Ce faisant vous videz les caisses sociales, ce qui "justifiera" de nouvelles attaques sur les salaires et les retraites.
Parce que des entreprises en meilleure situation financière licencient moins, voire embauchent plus, ça stimule les entreprises.
Le pacte de responsabilité doit être vu comme un traitement préventif du chômage.
2) Pourquoi leur avoir fait cadeau de 40 millards avec le Pacte de Responsabilité?
Pourquoi n'avoir pas récupéré l'argent, au vu de ce que les entreprises n'ont pas fait et du non respect de leurs "objectifs". Vous avez creusé d'autant le déficit du budget de l'Etat et vous ouvrez encore la voie à de nouvelles attaques contre les salariés, comme la loi El Khomri, curieusement absente dans le bilan que vous faites à la fin de votre message.
Cette loi El Komri, la connais-tu ?
As-tu pu lire le texte ?
3) Comment, dans de telles conditions, peut-on déclarer qu'on aime l'Entreprise?
Comme l'a dit Mr Valls.
Comme c'est mignon: Bisounours avec les patrons du Medef, castagne policière à Notre dame des Landes, à Sirens, à Calais!
Et j'en passe.
L'ordre républicain n'est pas négociable.
Absolument pas.
Mon vote est déjà décidé: le PS ne prend pas le chemin qui me fera changer d'avis.
Au 1 er tour, je vote pour mon candidat ou ma candidate (NPA ou LO).
Ce sont des candidatures de témoignage, NPA ou LO n'ont aucune chance d'accéder aux responsabilités.
Au 2 ème:
LR/FN: vote blanc
PS/FN: vote blanc
LR/PS:vote blanc.
En ce qui me concerne, ump / fn je vote ump comme en 2002, PS / fn je vote PS, PS / ump je vote PS.
Ce n'est pas aux électeurs qu'il faut indéfiniment dire "qu'il faut éviter un remake de 2002", c'est aux élus qui gouvernent et légifèrent.
Non, c'est les électeurs qui décident souverainement qui sera au 2eme tour de la présidentielle.
Si la gauche se déchire au 1er tour, nous perdrons.
Comment est-il possible JUSTEMENT qu'après chaque mandat du PS, on se retrouve à devoir voter à droite pur faire "barrage" au FN (nous sommes en 2016, mais le problème s'est déjà posé aux Régionales, ce qui me pousse à croire que votre optimisme relève de l'inconscience).
Lorsque nous devons voter au 2eme tour ump pour faire barrage au fn, c'est souvent parce que la gauche est désunie au 1er tour.
Pirouette ou ignorance?
La classe ouvrière (manuelle, industrielle) est salariée.
Certes, mais tous les salariés ne sont pas des ouvriers.
Elle est devenue minoritaire, mais le mouvement ouvrier est celui des salariés, du moins de ceux qui identifient leurs intérêts au Salariat (autrement dit le Prolétariat, ou encore la classe du Travail salarié).
Ce n'est pas nouveau: l'opposition n'est pas celle des seuls ouvriers contre les seuls patrons , mais entre le salariat et le Capital.
Certes, mais les salariés ne demandent pas, dans leur majorité, l'appropriation collective du capital.
Au passage: les idées de Marx sont moins "archaïques" (si elles le sont vraiment) que celles des libéraux, même recyclés en néo-libéraux. Historiquement, chronologiquement, c'est un fait incontestable.
Les thèses marxistes sont aujourd'hui dépassées, elles constituent un modèle théorique qui n'a pas vocation à être mis en œuvre.
Les thèses du libéralisme économique sont quant à elles totalement incompatibles avec la culture politique et économique française qui repose sur un état fort, entreprenant, interventionniste, régulateur et redistributeur.
Quand on est un parti politique, on se doit bien sûr d'avoir un projet de société avec des mesures adressées à chaque classe sociale . C'est donc encore une platitude, un truisme, auquel on ne peut qu'adhérer.
Vous évitez donc la question.
Un exemple: les cadres brutalisés et la Direction d'Air France avaient retiré leur plainte contre les militants syndicalistes qui avaient perdu leur calme lors de la présentation du plan social qui contenait un chantage assumé.
Le Parquet a alors décidé de poursuivre ces militants en justice. C'est tout à fait légal, mais le Parquet peut tout aussi légalement décider de ne pas poursuivre.
Or, le Parquet n'est pas constitué de magistrats indépendants, mais est le porte voix du garde des Sceaux: du gouvernement. Il est sous son autorité.
Par principe, il faut laisser la justice faire son boulot.
Quand un gouvernement "socialiste" poursuit des militants syndicalistes qui font leur boulot de défense des salariés, il montre qu'il a rompu avec le mouvement ouvrier et que c'est la violence sociale qu'il défend sous couvert d'ordre public.
L'action syndicale est indispensable dans les entreprises, mais elle doit rester dans le cadre légal.
La justice dira si cela a été le cas.
Voici ce qu'en pense Edouard Martin ex-syndicaliste CFDT dans la sidérurgie et candidat tête de liste du PS aux européennes en 2014.
http://www.metronews.fr/info/edouard-ma ... uHz8zUvPI/
Les infractions au Code du Travail relèvent du Droit Pénal: le gouvernement n'a rien fait.
C'est aux syndicats d'attaquer la direction d'Air France .
1) Vous vous contredites.
Plus haut vous dites que le chômage relève de la responsabilité des SEULES entreprises et même que je reprends un argument frontiste quand je critique l'inaction et la responsabilité du gouvernement sur ce point.
C'est complètement incohérent!
C'est totalement cohérent.
Le gouvernement fait une politique trés favorable à l'emploi : modération salariale, baisses de cotisations sociales, emplois subventionnés, crédit d'impôt recherche généralisé.
Mais in fine c'est les entreprises qui embauchent.
Dans le cas qui nous intéresse, on constate que les dividendes versés ne connaissent pas la crise.
C'est donc les entreprises et leurs actionnaires qui tirent profit du chômage.
Le pouvoir politique n'est pas en situation de force face au pouvoir économique et financier.
Je pense que nous serons d'accord au moins sur ce point.
Non, en démocratie, le pouvoir politique n'est pas un pouvoir parmi les autres.
Ce que vous dites est scandaleux et témoigne de la dérive du PS.
Il est constitué de l'exécutif, du législatif et du judiciaire.
Certes, mais il y a d'autres pouvoirs : le pouvoir économique , le pouvoir financier, le pouvoir médiatique, le pouvoir religieux etc.
Tu es bien obligé d'en tenir compte sinon tu fais du vent.
Le PS a une majorité absolue à l'Assemblée. Il l'a perdue de sa faute au Sénat.
Le Gouvernement a un mandat des électeurs et utilise l'article 49.3 contre l'Assemblée, où il devrait avoir une majorité, alors qu'ils ont le même mandat!!!
N'y a-t-il pas un gros problème?
Y'a un problème politique en effet, mais les institutions donnent au président le moyen de le gérer.
Quant à Jospin , il a énoncé non pas une vérité, mais un truisme.
L'Etat ne peut pas tout, ça ne veut rien dire.
Il ne peut pas ressusciter les morts, c'est certain.
Mais il peut agir PLUS et c'est ce que lui demandaient les salariés.
Par exemple, il peut nationaliser (il l'a fait par le passé) mais Jospin a préféré, lui qui venait de privatiser( avec le PCF et EELV) plus que la droite elle-même, esquiver la demande de ces salariés.
Manifestement vous n'avez rien compris à 2002.
En 2002, je n'ai pas voté Jospin au 1er tour.
Depuis je vote utile dès le 1er tour.
En 2002, l'histoire nous a appris qu'il fallait être unitaire et rassemblé.
L'as-tu compris en ce qui te concerne ?
