Moi il me semble que l'on défend une opinion sérieusement, on donne des informations vérifiables même par tous, y compris donc ceux qui ne sont pas d'accord et qui le restent. Ce qu'ils font des faits est de leur responsabilité, mais alors elle est, du moins ici, publique.
Ceci étant dit.
Le droit de manifester dans la rue ne se discute pas , il est constitutionnel.
Le travail de maintien de l'ordre, afin d'éviter des débordements violents (illégaux, donc), est difficile.
C'est pour cela qu'il doit être précisément défini: en aucun cas, autre que la légitime défense, on ne frappe un manifestant maîtrisé parce qu'il aurait commis des actes illégaux juste avant.
D'après les images, le jeune garçon ne résiste pas aux policiers, et se prend un coup injustifiable.
Le travail des policiers est d'interpeler puis de remettre les personnes à la justice.
La torture et la haine contre les manifestants, ne font pas partie de leur mission.
Le problème est que ce métier, comme celui de militaire attire ceux qui sont fascinés par la violence et haïsssent toute opinion qui n'est pas la leur, surtout quand elle s'exprime dans la rue (mais aussi dans les urnes).
Ceux qui approuvent ou soutiennent les policiers lors de tels cas rêvent peut-être de dictature, où là les policiers font ce qu'ils veulent avec la bénédiction des autorités.
Mais nous ne sommes pas encore en dictature.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"