Victor a écrit :
On dit que les français ont la mémoire courte, tu en es l'exemple vivant !
As-tu oublié la crise financière des années 2008 et 2009 ?
Peut-être que tu ne l'as pas senti passer ?
L'état français a dû sauver les banques françaises ...
pour éviter une crise économique encore plus grave.
Il a laissé une grande partie de l'addition à l'équipe suivante ...
Qui a augmenté les impôts ...
Et il continue de nous prendre pour des jambons.
Je passe sur sa fixette haineuse sur les fonctionnaires, alors qu'on ne sait pas ce que son entreprise produit.
Il oublie juste que nous parlons de gendarmes et de policiers... qui vont bien sûr se reconnaître dans le portrait qu'il en dresse.
Il ne répond toujours pas sur le coût pour le contribuable de cette privatisation.
Quelle addition?
Sarkozy a toujours prétendu que le sauvetage des banques par des prêts d'Etat a rapporté à l'Etat (les intérêts).
Ceci dit, c'est assez difficile de comprendre comment il a pu faire des bénéfices sur les intérêts reversés par ces banques à l'Etat.
En effet, l'argent prêté aux banques pour les "sauver", a été lui même emprunté par l'Etat déjà très endetté.
Où et à qui?
Sur les marchés financiers.
Là , pas de problème de dette.
Les banques endettées (c'est pourtant courant comme l'a montré l'affaire du Crédit Lyonnais des années avant la crise de 2008.
L'Etat avait AUSSI renfloué le Crédit Lyonnais, en l'absence de crise.
Il a donc du lui-même rembourser et payer des intérêts (à quel taux?) à ses créanciers.
Il faut donc qu'il y ait eu une différence des taux d'intérêt en faveur de l'Etat.
Comme Sarkozy PRETEND avoir "gagné" 8 milliards pour l'Etat (si mes souvenirs sont exacts), on pourrait penser que la crise a profité à l'Etat et...qu'il a pu rembourser une partie de sa dette...à ses créanciers des MEMES marchés financiers.
Curieusement...non.
On peut se demander aussi pourquoi, en période de politique ultra-libérale, l'Etat a du et même pu intervenir alors qu'il était endetté alors que les banques ne pouvaient pas le faire directement.
Ben... c'est peut être parce qu'il est solvable, lui. Heu lui...enfin, NOUS les contribuables.
Et pourtant...les recettes de l'Etat sont amoindries par l'évasion fiscale où les banques sont mouillées jusqu'au cou, comme vient de le confirmer l'affaire "Panama Paper".
Quel manque de réciprocité, vraiment!!!
Alors il faut chercher la vérité ailleurs, comme toujours...
http://www.atlantico.fr/decryptage/que- ... 89450.html
La France est intervenue pour sauver les banques en mixant plusieurs méthodes. En 2008, elle est intervenue en accordant 120 milliards d’euros à ses banques universelles (BNP, BPCE, etc.) sous forme de prêts et de soutiens en fonds propres. Elle est aussi venue au secours de Dexia en 2008 et en 2012 en la recapitalisant (les Etats français et belges sont aujourd’hui actionnaires à environ 95% de la « Bad bank» Dexia) et en lui apportant des garanties (la dernière, en 2012,à hauteur de 85 milliards d’euros).
Contrairement à ce que l’on a pu entendre, l’Etat français ne retirera finalement pas de bénéfices financiers de ces plans. La majorité de l’aide aux banques universelles a aujourd’hui été remboursée. Les établissements ont aussi versé 8 milliards d’intérêts à l’Etat au titre de cette aide. Mais ce dernier, de son côté, a dû, lui-même emprunter ces milliards sur les marchés et donc en rembourser les intérêts pour assurer ces prêts d’urgence. Et l’Etat a dû comptabiliser ces emprunts dans sa dette ; ce qui est venu alourdir les déficits publics… et son refinancement sur les marchés. C’est pourquoi la Cour des Comptes a estimé en 2010, qu’il n’y aurait pas de bénéfices financiers pour l’Etat français. A côté de cela, l’Etat français et la Caisse des Dépôts ont déjà injecté 5,5 milliards d’euros pour sauver Dexia. Sur cette somme, 3 milliards sont déjà partis en fumée, et il n’est pas impossible du tout qu’il faille un jour remettre au pot !
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"