Pour les autorités algériennes, c’est une réponse «à la campagne hostile menée» par ces organes de presse «contre les institutions» du pays, alors que pour Manuel Valls, tout en exprimant «son profond regret», il promet de «revenir sur ce point dans l’amitié et la franchise».
Mais peut-on croire que cette réaction colérique d’Alger soit la conséquence du seul fait lié au traitement médiatique de l’affaire Bouchouareb, rattrapé par le scandale Panama Papers ? Tout le monde sait que de nombreuses personnalités et des membres du gouvernement algérien détiennent et ont érigé, dans des circonstances douteuses, des fortunes en France sans que cela fasse scandale.
Mieux, peut-on croire que cette colère trouve son explication dans la position française, vis-à -vis de la question sahraouie ? Difficile, sachant que le Maroc est pour la France ce qu’est Israël pour les Etats-Unis et, de ce fait, il est utopique de croire que la France lâchera un jour son allié stratégique. Les raisons de la crise entre Alger et Paris sont ailleurs. Les plus avertis évoquent la guerre de succession à quelques encablures de 2019 et de la fin du mandat de Bouteflika. Après une lune de miel qui aura duré trois années, la France semble s’inquiéter pour son avenir, ou plutôt l’avenir de ses affaires en Algérie. L’après-Bouteflika est incertain.
Du côté algérien, le clan présidentiel sent que son allié d’hier, auquel toutes les facilités ont été accordées, commence à le lâcher en permettant à des médias de l’attaquer de manière récurrente.
http://www.elwatan.com/actualite/relati ... 69_109.php
"Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l'argent ne se mange pas." Geronimo