Là, des agents des douanes contrôlent le véhicule et trouvent dix kilos de cannabis ainsi que 500 grammes de cocaïne dans une valise. La prise est la plus importante de l’année pour le département de la Vienne : la marchandise sera estimée à environ 100 000 euros à la revente. En garde à vue, les deux étudiants protestent, le troisième passager reconnaît finalement qu’il était payé pour transporter la drogue. « Il s’est tout de suite plaint du look de baba-cool de ses compagnons de voyage, explique son avocate, Me Gisèle Claude-Lachenaud. Il m’a dit “la fille avec son chapeau mexicain, lui avec sa guitare, on a eu l’air de fumeurs de shit, et les douaniers nous sont tombés dessus, alors que j’avais fait exprès de prendre un Blablacar pour être plus discret”. »
Casier bien rempli
« C’est assez malin d’utiliser le covoiturage pour faire du trafic de stupéfiants, poursuit Me Claude-Lachenaud, ça permet de déjouer les clichés des douaniers, qui vont toujours plus contrôler une Audi A8 plaquée en Allemagne, que trois étudiants en goguette pour faire la fête à Toulouse dans une C3… » Sauf cette fois-ci, où le passager a été condamné à trois ans de prison pour trafic de stupéfiants. « Le covoiturage, ça permet aussi de dématérialiser l’infraction et de brouiller les pistes », ajoute Me Jean-Pierre Broyart, (...) Lire la suite sur lemonde.fr


