Patrick_NL a écrit : Les anglais ont fait le choix de refuser ce que l'Europe proposait: des barrières tarifaires pour se protéger des chinois.
Il est trop facile d'accuser l'UE. Le seul responsable est Cameron .
Voyons voir :
Il y a deux ans, la moitié des États membres ont rejeté une modification des méthodes de calculs des droits imposés aux pratiques commerciales déloyales, manquant ainsi une occasion de se doter de meilleurs instruments de défense commerciale.
Contrairement aux autres membres de l’Organisation mondiale du commerce, l’UE applique toujours la règle du droit moindre. Selon ce principe, les droits de douanes sont calculés en fonction du préjudice causé à l’économie par le dumping. Cette règle ne devrait toutefois s’appliquer que si ce préjudice est moins élevé que le niveau de dumping.
Malgré les appels répétés de l’industrie de l’acier, la Commission et le Conseil hésitent encore à se débarrasser de cette règle très controversée.
Les défenseurs du droit moindre sont l’Irlande, la Finlande, l’Estonie, l’Autriche, la Belgique, Chypre, la République tchèque, le Danemark, la Lettonie, Malte, les Pays-Bas, la Slovénie, la Suède et le Royaume-Uni.
Le 5 février, sept États membres, dont le Royaume-Uni, pourtant ardent défenseur du droit moindre, ont adressé une lettre à trois commissaires européens, les enjoignant « d’utiliser tous les moyens possibles et de répondre efficacement à ce nouveau défi ». Ils mentionnent par exemple les instruments de défense commerciale préconisés par l’OMC.
Ils souhaitent une amélioration de l’efficacité, de la transparence et de la prédictibilité des règles, afin de protéger l’industrie sidérurgique européennes des pratiques déloyales.
Dans leur lettre, les sept États membres indiquent que la conférence des parties prenantes qui se tient à Bruxelles le 15 février représentait une bonne occasion de se pencher sur la question. La Commission et le Conseil ne tiennent toutefois pas à exhumer le dossier, étant donné que les deux camps restent divisés sur les conditions qui seraient nécessaire à une augmentation des droits de douanes.
La Commission estime que la balle est « clairement » dans le camp du Conseil. Pourtant, un porte-parole de la présidence néerlandaise a assuré que les deux camps bénéficient d’une « forte minorité de blocage ». Le Conseil attendrait donc une nouvelle proposition de l’exécutif.
Voili voilou ,le temps que l'UE prenne une décision dans cette bataille , la guerre sera passée
Les chinois et tous les autres pays rigolent pendant ce temps , c'est ce qui s'appelle "lutter contre la mondialisation "
C'est pas grave , les salariés trinqueront , ça s'appelle un dommage collatéral