«Deux responsables de l'actionnaire américain Perrigo arrivent et m'annoncent sans la moindre introduction la restructuration de l'entreprise, le déplacement de certains services vers l'Irlande et la suppression de mon poste», raconte Olivier Bertaud, ce mardi 19 avril, au micro d'Europe 1.
L'ancien dirigeant de Laboratoire de la mer, numéro un mondial de la solution nasale à base d'eau de mer, poursuit: ce mardi 12 avril, les actionnaires «débarquent dans le bureau le matin et disent que c'est terminé».
Problème, Perrigo, actionnaire de cette entreprise familiale de 130 salariés, créée par le père d'Olivier Bertaud, ne fournit pas la même version: «Olivier Bertaud a été informé par des représentants de Perrigo lors d'un entretien le 12 avril 2016 que l'actionnaire envisageait la cessation du mandat de Président de Laboratoire de la Mer, décision que les actionnaires sont en droit de prendre au regard de la loi française et des statuts de l'entreprise».
Selon nos informations, un deuxième rendez-vous devait avoir lieu jeudi 14 avril entre Olivier Bertaud et les actionnaires. Le premier n'y aurait pas donné suite. Olivier Bertaud n'a pas souhaité confirmer cette information au Figaro. «Il a été clairement signifié à Olivier Bertaud le 12 avril 2016 qu'aucune décision définitive concernant le mandat n'avait encore été prise. Il lui a été donné la possibilité de formuler toutes les questions et observations qu'il souhaitait», souligne le communiqué daté du 18 avril.
Aujourd'hui Olivier Bertaud occupe-t-il toujours ses fonctions? «J'étais mandataire social. Je ne sais toujours pas si mon mandat a été révoqué», lance-t-il sur le plateau du Grand Journal auquel il était invité lundi 18 avril.
De son côté, le communiqué de Perrigo paraît explicite: «Monsieur Olivier Bertaud, ancien dirigeant de la société», «depuis 2008, Olivier Bertaud occupait les fonctions de représentant légal de Laboratoire de la Mer».
La manière de faire est-elle légale? Pour Perrigo, oui: «Perrigo a agi tout au long de ce processus dans le respect du droit du travail français et de la législation française et n'a jamais demandé à Olivier Bertaud de partir immédiatement ou de «quitter la ville», répond l'actionnaire. Quant à Olivier Bertaud, il affirme qu'aucune procédure n'a été respecté ni en ce qui le concerne ni en ce qui regarde les instances du personnel.
